deuxième leçon … pour rire

On ne dit pas « c’est l’Amazone », mais « c’est là que j’habite »
On ne dit pas « consensuel », mais « génitalement attirante »
On ne dit pas « Allegro », mais « vas-y l’obèse ! »
On ne dit pas « le Petit Poucet », mais « l’enfant était constipé »
On ne dit pas « mine de rien », mais « gisement épuisé »
On ne dit pas « démanger », mais « vomir »
On ne dit pas « immaculée conception », mais « je me suis fait mettre »
On ne dit pas « l’électronique », mais « l’électricien fait l’amour »
On ne dit pas « un négatif », mais « un noir chevelu »
On ne dit pas « un aigle », mais « un oiseau de couleur »
On ne dit pas « un film en noir et blanc », mais « un film en couleur »
On ne dit pas « un incapable », mais « une personne de petite taille douée »
On ne dit pas « un bon à rien », mais « un gentilhomme de race supérieure »
On ne dit pas « anabolisant », mais « un lecteur de petite taille »
On ne dit pas « un potager », mais « un vieux copain »
On ne dit pas « un barbecue », mais « du poil aux fesses »
On ne dit pas « Hercule », mais « elle avance par en arrière »
On ne dit pas « un chiwawa », mais « une crotte de chien »
On ne dit pas « un chapitre », mais « un minou rigolo »
 

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Quatre mots sur un piano

Quatre mots sur un piano, ceux qu’elle a laissés
Quatre c’est autant de trop, je sais compter
Quatre vents sur un passé, mes rêves envolés
Mais qu’aurait donc cet autre que je n’ai ?
Ne le saurai-je jamais

Cas très banal, cliché, dénouement funeste
Trois moins deux qui s’en vont, ça fait moi qui reste
Caresses, égards et baisers, je n’ai pas su faire
La partager me soufflait Lucifer
Depuis je rêve d’enfer

Moi j’aurais tout fait pour elle, pour un simple mot
Que lui donne l’autre que je n’offrirais ?
Elle était mon vent mes ailes, ma vie en plus beau
Etait-elle trop belle ou suis-je trop sot ?
N’aime-t-on jamais assez ?
Quatre années belles à pleurer, maigre résumé
Cartes jouées mais la reine s’est cachée
Quatre millions de silences, de regrets qui dansent
Les questions, les soupirs et les sentences
Je préférais ses absences

Moi j’aurais tant fait pour elle, pour boire à son eau
Que lui donne l’autre que je n’offrirais ?
Elle était mon vent mes ailes, ma vie en plus beau
Mais était-elle trop belle, ou bien nous trop sots ?
N’aime-t-on jamais assez

Vous étiez ma vie comme la nuit et le jour
Vous deux, nouez, filiez mon parfait amour
Un matin vous m’avez condamnée à choisir
Je ne vous aimais qu’à deux
Je vous laisse, adieu
Choisir serait nous trahir

Mais qu’aurait donc cet autre que je n’ai ?
Ne le saurai-je jamais ?
La partager me soufflait Lucifer
Depuis je rêve d’enfer


Jean Jacques Goldman

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