Spleen…

Alors, j’ouvre mon cœur,

Mon cœur déshabillé,

Déshabillé d’amour

D’amour déshabité…

Dénué de «  je t’aime »,

Dénudé à l’extrême…

Déboutonné d’émoi,

Saignant, et presque froid…

Lové dans un cocon,

Un cocon d’abandon,

Sans tristesse, sans ivresse,

Fermé à l’émotion

Serré, sevré, sans liesse…

Insensible piqure

Dans le centre charnu,

Impassible morsure

D’amour qui ne vit plus…

Sur la portée des mots,

Plus de notes, plus de sons

Mon cœur est un ilot

Déserté de passion…

Les mots sont transparents,

Effacés, oubliés,

Quelques uns sont marqués

Irrémédiablement…

Plus de port, plus d’attache,

Mon corps à la dérive

A perdu son panache

Et n’a plus de convive…

Quant à mon âme elle est

Tel un miroir brisé,

Pourvue  de mille éclats,

Mille images irisées

Que l’espoir, peu à peu

Ne pourra qu’effacer…

http://www.copyrightdepot.com/cd17/00049441.htm
Publicités

Chut ! Ecoutez … c’est doux

Pour l’Amour (7)

encore…

4 jours à vous parler d’Amour

 

Ils s’aiment aussi …

Ils se le montrent…

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Coquinerie

Je re-publie ce billet,

car,

pour la Saint Valentin …

quelques conseils à ces Messieurs,

peuvent être utiles !

Vous qui manipulez aussi bien le discours,

Qui maitrisez l’amour en phraséologie,

Vous qui maniez si adroitement le calembour,

Qui faites de l’écriture un si beau jeu d’esprit,


Vous me faites penser au siècle des courtisanes.

Il fallait chaque jour redorer son blason,

Car le verbe en soirée tenait lieu de tisane

Pour nier le ridicule et garder son renom.


Deviendriez-vous maitres dans l’art de l’effeuillage ?

Oui, j’ai bien dit un art, je vous prie croyez-moi,

Qui s’apprend à l’enfance, se poursuit avec l’âge

Pour vous donner Messieurs, les couleurs de l’émoi.

 

L’objet de vos désirs si souvent convoité,

Demande du doigté car toujours délicat.

Même dans son écrin, la femme est habillée,

Et vous devez savoir défaire son apparat.

 

Elle peut être en agrafes, en rubans, en boutons,

En frou-frou de dentelles ou en porte-jarretelles,

En caraco de soie ou en combinaison,

En robe de taffetas, de satin, de flanelle …

 

En superpositions, en lingerie de coton,

En guêpière corsetée, en nuisette lacée,

En pressions tout du long ou en simple caleçon,

En string il se pourrait,  là, ne pas objecter …

 

Il vous faudra, Messieurs, votre ingéniosité,

Faire parler vos neurones, étudier la technique,

Oublier l’impatience, surtout ne pas brusquer,

Afin de n’ pas créer un désordre critique …

 

Tout un art vous disais-je vous pouvez en convenir.

En plus de la technique et de votre doigté,

C’est dans un certain ordre que vous devez agir,

Sinon, le ridicule serait bien assuré !

 

N’oubliez surtout pas Messieurs, la chose est sûre,

Ne sous-estimez pas ces instants hésitants.

Le trouble qu’ils nous suscitent vous sera je vous jure,

Rendu jusqu’au centuple à bien d’autres moments …

 

Si vous êtes peu sûrs dans l’art de nous défaire,

Je veux bien me dévouer, je veux bien essayer.

Pour bien vous l’enseigner, riche de mes commentaires,

Je me fais forte alors de vous faire progresser…

 

Mais cet apprentissage peut durer bien longtemps,

Car pour mieux vous apprendre il me faut des atours

Sans cesse renouvelés, et à chaque printemps,

Votre art s’enrichira d’un tout nouveau parcours ….

http://www.copyrightdepot.com/cd17/00049441.htm


Droits d’auteur enregistrés CopyrightDepot.com 00049441