Marceline Desbordes-Valmore

Marceline Desbordes-Valmore par Martin Drölling (1752-1817) :

Marceline Desbordes-Valmore, née à Douai le 20 juin 1786 et morte à Paris le 23 juillet 1859, est une poétesse française. Elle fut surnommée « Notre-Dame-Des-Pleurs » en références aux nombreux drames qui jalonnèrent sa vie.

Enfance

Marceline Desbordes est la fille de Catherine Lucas et Félix Desbordes, un peintre en armoiries, devenu cabaretier à Douai après avoir été ruiné par la Révolution. Fin 1801, après un séjour à Rochefort et à Bordeaux, la jeune fille et sa mère s’embarquent pour la Guadeloupe, île appartenant à la France depuis 1635, afin de chercher une aide financière chez un cousin aisé, installé là-bas.

Carrière théâtrale

Le voyage entrepris, qui devait être un nouveau départ devient un véritable calvaire. D’une part, la traversée en bateau, qui prend plus que prévu (onze jours) affaiblit les deux femmes, d’autre part, une épidémie de fièvre jaune se déclare en Guadeloupe et emporte, en mai 1803, la mère de la jeune fille. En outre, des troubles politiques agitent l’île et la situation du cousin ne se révèle pas aussi bonne qu’on le disait : l’aide qu’il apporte est donc bien maigre.

De retour en métropole près de son père à Douai, Marceline devient comédienne dès l’âge de 16 ans. Elle joue au théâtre au théâtre à l’italienne de Douai, à Lille, Rouen (grâce à sa rencontre avec le compositeur Grétry) et à Paris. Comédienne, chanteuse et cantatrice, elle se produit notamment théâtre de l’Odéon à l’Opéra-Comique, à Paris, et au Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, où elle incarne en 1815 « Rosine » dans Le Barbier de Séville de Beaumarchais. Au cours de sa carrière théâtrale, elle joue souvent des rôles d’ingénue. Elle crée plusieurs pièces de Pigault-Lebrun, rencontre Talma, qu’elle admire, Marie Dorval et surtout Mademoiselle Mars, qui sera son amie jusqu’à la fin de ses jours.

Poétesse

De 1808 à 1810, elle a une liaison passionnée avec le comédien et homme de lettre Henri de Latouche. En 1816, elle perd le fils qu’elle a eu avec lui, qu’elle nomme Olivier dans ses poèmes. Elle se marie en 1817 avec un acteur, Prosper Lanchantin, dit Valmore, rencontré alors qu’elle jouait à Bruxelles. Elle en aura quatre enfants, dont un seul, Hippolyte Valmore, lui survivra (Junie, Inès décèdent en bas âge et Hyacinthe, dite Ondine, compose des poèmes et des contes avant de mourir à l’âge de 31 ans).

Marceline Desbordes-Valmore publie en 1819 son premier recueil de poèmes, Élégies et Romances, qui attire l’attention et lui ouvre les pages de différents journaux tels que le Journal des dames et des modes, l’Observateur des modes et la Muse française. En effet, son mari n’est guère aisé et elle sa popularité a perdu de son aura : c’est ainsi tout d’abord pour un intérêt financier qu’elle se met à écrire. Le couple s’installe à Lyon. Marceline Desbordes-Valmore continue à voir Henri de Latouche, et entretient avec lui une relation épistolaire soutenue. Par la suite, ses ouvrages les plus importants sont les Élégies et poésies nouvelles en 1824, les Pleurs en 1833 , Pauvres fleurs en 1839 et Bouquets et prières en 1843. En 1832, elle cesse définitivement son activité au théâtre pour se consacrer à l’écriture. Toutes ses œuvres, dont le lyrisme et la hardiesse de versification sont remarqués, lui valent une pension royale sous Louis-Philippe Ier et plusieurs distinctions académiques. Elle écrit aussi des nouvelles et compose des Contes pour enfants, en prose et en vers. En 1833, elle publie un roman autobiographique L’Atelier d’un peintre. Elle y met en évidence la difficulté d’être reconnue pleinement comme artiste pour une femme.

Fin de vie

Marceline Desbordes-Valmore décède à Paris, le 23 juillet 1859, en ayant survécu au décès de presque tous ses enfants, de son frère et de maintes amies. Elle habitait néanmoins au 27, rue de Bièvre, à Bourg-la-Reine et est inhumée dans le cimetière de la commune.

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16 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. ariellejeanne
    Fév 22, 2011 @ 09:45:43

    Bonjour ma Chère Océanelle,
    Merci de ton billet très instructif je connaissais cette poétesse mais j’avoue que ton billet m’a bien fait plaisir car on parle peu d’elle je trouve, j’ai toujours aimé les peintres de l’époque les poétes ils avaient des textes si beaux !
    de nos jours les poétes sont rares… je te remercie de se beau partage et je te souhaite un bon Mardi je t’embrasse fort ton amie du net
    Arielle

    Réponse

    • Oceanelle
      Fév 22, 2011 @ 09:57:12

      Tu sais Arielle, les poètes ne sont pas rares à notre époques, on les connait moins c’est tout! Le modernisme est passé par là et on publie beaucoup moins les poètes, on parle beaucoup moins d’eux … etc … mais ils sont toujours très nombreux, crois-moi …et heureusement… Bisous

      Réponse

  2. skipper772059
    Fév 22, 2011 @ 09:47:14

    Merci pour ce beau portrait de femme; courageuse, volontaire, acharnée même pour s’assumer, dans un monde d’hommes encore aujourd’hui, ou nous devons toujours faire mieux que mieux pour être reconnues et respectées…n’oublions pas qu’a travail égal nous sommes toujours en dessous du salaire donné à un homme…toujours minoritaires dans les conseils d’administration, ou postes à responsabilité où que ce soit!! ce n’est pas le moment de s’endormir Mesdemoiselles tout n’est pas acquis!!

    Réponse

    • Oceanelle
      Fév 22, 2011 @ 09:54:55

      Oui, c’est évident…il faut du temps pour changer ce qui est en place depuis des lustres … beaucoup de temps …des générations, mais quand la machine est en route….le temps fait son office !
      belle journée à toi avec mes bisous

      Réponse

  3. frampantm
    Fév 22, 2011 @ 09:53:05

    belle journée ma chérie
    merci de tes explications,je suis ignorante,lol
    tendres bisous.maguy

    Réponse

    • Oceanelle
      Fév 22, 2011 @ 09:58:59

      On ne peut pas tout connaitre et surtout la poésie du 18eme et 19eme siècle … rires …. c’est tout aussi bon de la découvrir peu à peu ! belle journée Maguy avec plein de bisous

      Réponse

  4. colettedc
    Fév 22, 2011 @ 12:47:42

    Merci Océanelle, je ne connaissais pas du tout !

    Réponse

  5. claudielapicarde
    Fév 22, 2011 @ 15:02:37

    Pas très gaie sa vie, que de drames.
    Je ne connais pas ses textes.
    Bisous

    Réponse

  6. mariejeanne1950
    Fév 22, 2011 @ 17:01:43

    je ne connaissais pas cette dame , me voilà maintenant renseigner à son sujet ! un tès beau billet et cette peinture d’elle ou photo est remarquable ! merci bonne soirée gros bisous

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  7. migama7538
    Fév 23, 2011 @ 07:09:19

    Cette femme est superbe, un regard perçant, un port altier…. Je la découvre sous ta description…J’aime beaucoup découvrir… Et ce portrait me plait beaucoup… Bisous

    Réponse

  8. tricia
    Fév 23, 2011 @ 07:29:31

    coucou de bon matin hier je suis pas retournée sur word apres la publication de mon billet plein de corvée paperasses et autres a faire qui m ont crevé mdrrr
    ce matin j arrive de suite pour te faire de gros bisous sur un beau billet et moi de même je connaissais pas merci bisous bisous mon amie

    Réponse

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