Liberté … d’être soi-même

 

Chacun d’entre nous aspire à une sorte de bien-être,

une sérénité provenant de la capacité d’être soi- même.

Cette liberté d’être nous manque souvent,

même seul avec nous-même et elle est fortement mise à l’épreuve

dans nos relations avec les autres.

C’est très souvent le contraire que nous éprouvons:

nous vivons des impasses,

nous butons à répétition sur les mêmes difficultés et

nous demeurons prisonniers dans les mêmes noeuds.

 Il existe,

deux sortes de situations dans lesquelles

on a l’impression d’être prisonnier de soi-même ou de son passé.

Il y a d’une part,

les expériences incomplètes qui surgissent souvent et avec force,

à des moments où on ne s’y attend souvent pas.

Il y a d’autre part,

les scénarios stériles que nous répétons

à travers nos nombreuses relations significatives.

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Je suis libre lorsque…

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… je suis capable de te dire que je t’aime et que ton amour est crucial pour moi
… je peux risquer d’être ridicule pour faire ce qui me plaît
… j’oser montrer que je ne suis pas sûr de moi
… je suis capable de te demander de t’occuper de moi quand j’en ai besoin
… je suis capable d’avouer mon inconfort même devant des gens importants pour moi
… je supporte facilement la critique
… je suis capable de te montrer à quel point je te trouve attirant
… je prends le risque de demander des critiques
… je suis prête à t’avouer mon amour sans être certaine de tes sentiments

.

Je ne suis pas libre lorsque…

.

… j’attends anxieusement que tu m’aimes
… je renonce à m’exprimer par peur du ridicule
… je bégaie par manque d’assurance
… je te manipule pour que tu t’occupes de moi
… je te cache combien tu me séduis
… je croule sous la critique
… je me haïs de rougir en m’exprimant
… j’ai besoin qu’on m’approuve mais je n’ose pas le demander
… je cherche à capter l’attention en faisant mine de rien
… je considère mes besoins affectifs comme infantiles
… je m’excuse lorsque tu n’aimes pas ce que je ressens

.

Qu’est-ce que cette liberté?

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C’est une indépendance intérieure.

C’est celle qui me permet d’oser être moi-même,

en tout temps,

avec toutes les personnes qui ont de l’importance à mes yeux.

C’est la liberté qui me permet de ne pas avoir besoin de me durcir

pour le faire ou de nier l’affection et l’estime que j’ai pour eux.

Je crois que chaque personne aspire à cette liberté qui est,

en fait,

une liberté intérieure.

Je crois même que chacun d’entre nous travaille assidûment à la gagner.

Cette liberté correspond à l’idée qu’on se fait d’être bien dans sa peau:

être à l’aise d’être soi-même,

qu’on soit seul ou en relation avec d’autres personnes.

Même si l’atteinte de cette liberté est un objectif crucial dans notre vie,

il peut arriver qu’on y renonce.

Mais c’est le découragement devant la difficulté

ou l’usure d’avoir beaucoup essayé en vain,

qui nous conduit à ce point.

Nos essais ne donnent pas les résultats escomptés

et on n’a plus l’espoir d’y arriver ou l’énergie de continuer.

On opte alors pour laisser faire:

renoncer « à être comme on voudrait être » avec son conjoint,

son fils, sa mère…

Le plus souvent,

ce renoncement s’accompagne d’une distance

et d’un refroidissement des sentiments.

On abandonne parce qu’on ne sait plus quoi faire,

mais le besoin de se vivre librement demeure

et le retrait nous laisse triste, sinon amer.

D’autres fois,

l’abdication est catastrophique.

Ne parvenant pas à être bien dans notre peau,

on opte pour les anti-dépresseurs,

les anxiolytiques,

l’alcool,

devenir une bête de travail…

Ce choix peut être situationnel,

mais pour il peut imperceptiblement devenir définitif.

À quelles conditions est-il réaliste d’aspirer à gagner cette liberté intérieure?

Par quel chemin est-il possible de devenir bien dans sa peau

et satisfait de sa façon d’être dans toutes ses relations?

Il n’y a pas de recette miracle,

mais un chemin bien particulier.

On pourrait dire que ce chemin n’est pas tellement fréquenté,

parce qu’il est inconnu.

Mais il faut reconnaître aussi qu’il rebute,

à première vue car il comporte de volumineux cahots

qui peuvent décourager celui qui craint de vivre avec ses sentiments.

Mais ce chemin est comme certaines montagnes

et certaines mers:

une fois qu’on devient habile à les fréquenter,

aucun autre ne nous paraît meilleur et plus satisfaisant.

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Le chemin de la liberté

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Chaque fois que je m’assume,

je fais un pas en direction de la liberté intérieure.

Qu’est-ce que m’assumer?

C’est me porter avec ce je ressens,

avec mes besoins,

mes valeurs,

mes aspirations.


À première vue

il peut être étonnant de lire que le chemin pour gagner la capacité d’être libre

passe par cette façon d’assumer ses sentiments et ses besoins.

Nous avons plusieurs objections à accorder une telle place

à nos émotions inconfortables et à nos besoins compromettants.

Nous sommes plutôt tentés de croire que c’est

en étant accepté et aimé comme nous sommes,

voire inconditionnellement,

qu’on bâtit la sécurité nécessaire pour nous sentir libre d’être nous-même.

C’est avec cette conviction d’ailleurs qu’on s’acharne

parfois à rechercher l’amour, l’acceptation, l’approbation.

On constate toutefois que même en les obtenant gratuitement,

on ne parvient pas à s’accepter mieux ou à se sentir plus libre d’être nous-même.

Tout l’amour du monde et toute l’acceptation des êtres chers ou estimés

ne parviennent pas à nous transformer en personnes libres d’être elles-mêmes.

C’est une grave erreur de croire qu’on puisse se donner soi-même,

artificiellement,

l’amour ou la reconnaissance qu’on attend des autres.

Et c’est aussi une erreur de penser que l’amour et la reconnaissance des autres

peuvent nous transformer alors qu’au fond nous refusons d’en éprouver le besoin.

L’amour, l’acceptation, la reconnaissance

des personnes qui ont de l’importance à nos yeux

peuvent constituer une nourriture affective fort précieuse,

mais à trois conditions:

 

que je consente réellement à en avoir besoin,

que je prenne l’initiateve d’exprimer mon besoin,

qu’il s’agisse d’une personne très importante à mes yeux

 

 

Contrairement à ce qui paraît logique à première vue,

ce n’est pas le fait de recevoir qui augmente notre solidité

et notre liberté d’être,

mais bien le fait d’oser être ce que nous sommes.

En consentant à vivre mes émotions,

à éprouver les besoins qu’elles sous-tendent

et en étant expressive de ceux-ci,

j’obtiens deux résultats importants.

Non seulement je m’assume comme personne,

mais en plus j’augmente mon estime de moi.

C’est par ce chemin aussi que celui qui veut s’aimer davantage y parviendra

car « l’amour de soi » est en fait une « considération de soi » qu’on gagne

à force d’agir d’une façon estimable à nos propres yeux.

 

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Le cul-de-sac

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Affirmer qu’il faut porter ses besoins ouvertement est

« contre-culturel »

pour la plupart d’entre nous.

Nous avons appris à refuser les sentiments qui nous procurent de l’inconfort.

Nous avons aussi acquis la conviction que la dépendance

à l’égard d’une personne aimée ou estimée

est un signe de faiblesse psychologique,

une sorte de preuve qu’on est incapable de vivre par soi-même.

Cela nous porte parfois à nous rebeller

contre l’ascendant qu’une personne exerce sur nous

et à le camoufler devant elle.

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Si ces réflexions vous ont intéressé,

demain je vous donne la manière de

« Conquérir »

cette liberté d’être soi-même …

car il ne faut jamais oublier

qu’il y a toujours une solution et un remède

à chacun de nos problèmes comportementaux …

c’est çà qui est passionnant !

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