Catherine Ducreux

Peintre et sculpteur ,

l’univers de Catherine Ducreux est très personnel, plein de générosité de grâce et de poèsie …

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Il faut …

Il faut bien peu de chose
Pour travailler :
Une plume, une rose,
Un encrier,
Un rêve qui se pose
Sur le papier…
Il faut bien peu de chose
Pour travailler !

.

Il faut bien peu de chose
Pour voyager :
Un ciel, un oiseau rose,
Un oranger,
Un lac où l’on suppose
Qu’il va neiger…
Il faut bien peu de chose
Pour voyager !

.

Il faut bien peu de chose
Pour s’adorer :
Un jour un peu plus rose,
Un soir doré,
Un serment qui se pose
Sur un baiser…
Il faut bien peu de chose
Pour s’adorer !

.

Il faut beaucoup de choses
Pour oublier :
Beaucoup de printemps roses,
Beaucoup d’étés,
Un air qu’on se compose
Un cœur broyé…
Il faut beaucoup de choses
Pour oublier !

.

Rosemonde Gérard Rostand

Rosemonde GÉRARD ROSTAND (1866-1953)

Portrait de Rosemonde GÉRARD ROSTAND

Louise-Rose-Étiennette Gérard, dite Rosemonde Gérard, poétesse française, est née le 5 avril 1866 à Paris où elle est morte le 5 juillet 1953.
Elle est la petite-fille du comte Étienne Maurice Gérard, héros de Wagram. Son parrain est le poète Leconte de Lisle et son tuteur Alexandre Dumas. Dodette était son surnom familier.

Son prénom de scène, Rosemonde, lui vient de sa grand-mère, Rosemonde de Valence, fille du comte de Valence et épouse du maréchal Gérard. Dans son ascendance, elle comptait aussi la célèbre Mme de Genlis. Son père était le comte Gérard, fils du maréchal. Orpheline de père, elle avait dans son conseil de famille Alexandre Dumas et Leconte de Lisle.

Rosemonde Gérard avait signé de son vrai nom « Les Pipeaux », parus en 1889.

Le 8 avril 1890, Edmond Rostand épouse Rosemonde Gérard à Paris en l’église Saint-Augustin. Cette dernière, qui demeurait alors avec sa mère, 107, boulevard Malesherbes a pour témoin Jules Massenet.
Le jeune ménage vient tout d’abord habiter 107, boulevard Malesherbes et peu après 2, rue Fortuny. C’est là qu’allaient naître Maurice Rostand, puis Jean Rostand. En 1897, les Rostand achetent, 29, rue Alphonse de Neuville, un petit hôtel qu’ils abandonnent en 1900 pour se fixer à Cambo-les-Bains.

A côté des « Musardises », et pour les mieux comprendre, il faut placer « Les Pipeaux », publiés un an plus tôt (1889). Ce sont les accents mélangés de deux jeunes poètes sentimentaux, qui sont un peu précieux l’un et l’autre et qui « raffinent » sur le double sentiment de la nature et de l’amour, avec une technique aussi savante chez l’un que chez l’autre, car Rosemonde Gérard écrit avec autant de virtuosité que son mari les poèmes à forme fixe, sonnets, triolets et rondeaux.

Elle fut avec bonheur l’âme d’une jeunesse chantante, donnant confiance à Edmond Rostand et rivalisant avec lui dans le dessein de l’encourager. Pour se convaincre de son rôle bénéfique, il suffit d’ouvrir ces légers « Pipeaux » et de les feuilleter quelques instants. La nature y est tout entière présente.

Un grand nombre de ces poèmes ont été mis en musique, par Emmanuel Chabrier notamment. Sans ambition personnelle, elle a semblé toute dévouée à l’art et à la gloire de son mari. Plus que femme de théâtre au sens d’actrice, elle fut surtout poète. Elle joua la comédie rarement, dont une fois dans le rôle de Roxane de Cyrano de Bergerac, avec Sarah Bernhardt qui lui donnait la réplique en Cyrano.

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