Marc de Papillon de Lasphrise…

 

Goya – La Maya vêtue et la Maya nue ...
 .

Je l’oeilladais mi-nue, échevelée,

Par un pertuis dérobé finement,

Mon coeur battait d’un tel débattement

Qu’on m’eût jugé comme en peur déréglée.

 .

Or’ j’étais plein d’une ardeur enflammée,

Ore de glace en ce frissonnement.

Je fus ravi d’un doux contentement,

Tant que ma vie en fut toute pâmée.

 .

Là folâtrait le beau soleil joyeux,

Avec un vent, zéphyre gracieux,

Parmi l’or blond de sa tresse ondoyante,

 .

Qui haut volante ombrageait ses genoux.

Que de beautés ! mais le destin jaloux

Ne me permit de voir ma chère attente.

.

Marc  de Papillon de Lasphrise  (Les œuvres poétiques)


 

.

Cousinons la cousine, elle est cointe et jolie,
    Elle aime à cousiner, et ne refuse rien
    Au cousin cousinant, qui la cousine bien,
    Car il a bouche à cour, et la chambre garnie.
   .  
    En si beau cousinage un cousin ne s’ennuie,
    Ce n’est que sucre et miel, ce n’est qu’humble entretien,
    Il ne manque d’attraits, de faveurs, de moyen,
    Tant qu’il peut cousiner sa cousine s’amie.
   .  
    Cousinons donc, cousins, un chacun à son tour,
    Cousinant à rangette on cousine en amour,
    Que chaque cousineux en cousinant s’assemble !
      .
    Mais non, nobles cousins, fuyons ce cœur paillard,
    Laissons le cousiner au cousin grand pendard,
    Car au cheval Séjan la cousine ressemble.

.

Marc  de Papillon de Lasphrise

(1555 -1599 )

 

Marc Papillon, seigneur de Lasphrise, dit aussi le Capitaine Lasphrise et parfois nommé Marc de Papillon, né près d’Amboise vers 1555 et mort vers 15991, est un poète baroque satirique et érotique français.

 

Issu d’une famille méridionale appauvrie par les guerres, orphelin de père, il s’engagé très jeune dans les armées catholiques. Il fait de nombreux séjours à la Cour avant de se retirer à Lasphrise, près de Tours, vers 1587. Amoureux peu soucieux des tabous et des conventions, il reste le poète des Amours de Théophile, composées en l’honneur d’une religieuse2, et de L’Amour passionnée de Noémie, composé pour une cousine, Noémie-la-Tourangelle, remarquables par leur ton libertin. Il y montre un souci de recherches formelles, ainsi qu’un goût prononcé pour le jeu avec la langue, comme ce sonnet « en langage enfançon » et cet autre « en langue inconnue » qui commence ainsi :

Cerdis Zerom deronty toulpinye,Pursis harlins linor orifieux…

Il est aussi l’auteur d’une comédie, La Nouvelle tragicomique, et d’œuvres chrétiennes.

 

Œuvres

  • Les Premières Œuvres poétiques du capitaine Lasphrise (1597) ; une seconde édition revue et augmentée a paru en 1599.

  • La Nouvelle tragicomique in Ancien théatre françois ou Collection des ouvrages dramatiques les plus remarquables depuis les mystères jusqu’à Corneille (1856)

Études et textes choisis

  • Margo Manuella Callaghan, Les Amours de Théophile : l’amour passionné de Noémie, Droz, Genève, 1979.

  • Anna Desreaux, Marc Papillon, capitaine de Lasphrise : poète tourangeau, 1555-1599, La Boite à frissons, Paris, v. 1987.

  • Nerina Clerici Balmas, Un poète du XVIe siècle : Marc Papillon de Lasphrise, Cisalpino-Goliardica-Nizet, Milan-Paris, 1983.

  • Nerina Clerici Balmas, Marc Papillon de Lasphrise : diverses poésies, Droz, Genève, 1988.

  • Gérard Delaisement, Papillon de Lasphrise, poète de Touraine, CLD, Chambray-lès-Tours, 1990.

  • Enigmes, recueil illustré de photographies de Philippe Faivre, Absalon, 2008.

  • Les Énigmes licencieuses, recueil illustré de collages de Claude Ballaré, Finitude, 2008.

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Avoir et Être … deux frères

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m’enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.
.
Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j’ai connus dès le berceau.
.
Bien qu’opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.
.
Ce qu’Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l’avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s’est fait avoir.
.
Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu’Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.
.
Pendant qu’Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.
.
Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu’Être, un peu dans la lune
S’était laissé déposséder.
.
Avoir était ostentatoire
Lorsqu’il se montrait généreux,
Être en revanche, et c’est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

.
Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l’abri.
Alors qu’Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.

.
Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l’esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.
.
Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

.
Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.
.
Le verbe Avoir a besoin d’Être
Parce qu’être, c’est exister.
Le verbe Être a besoin d’avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.
.
Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.

Yves Duteil

Petite info …pour Vous

Comme demandé de nombreuses fois,

je vous donne le montant des frais d’envoi pour mon recueil ….

Pour la Belgique        4€10

Pour le Canada           5€60

Pour la Suisse             4€10

 Pour la France            2€80

+

le prix du recueil  qui est de 14€50

Vos livres demandés ont été postés ce matin …

Je vous en souhaite bonne réception

et surtout

beaucoup d’émotion à votre lecture …

Pour tout ce bonheur dans notre partage

de coeur et de mots…

Soleil rouge …

 La rougeur enflammée sur le miroir d’argent,

Se pose doucement entre les branches nues.

L’émeraude en mes cils devient feu à présent,

 Le cœur déshabité d’un amour corrompu…

.

Passe l’hiver en moi  me gelant l’ âme à blanc,

Et puisse refleurir les germes de l’espoir,

Quand mon être en entier n’est plus que saignement,

Que viennent me border les angoisses du soir…

.

Flammes bleues, flammes rouges,  incandescent amour,

Cesseras-tu enfin de consumer mes jours

Quand je sais à présent ce poison enivrant,

Venu baigner mes veines d’un philtre de Satan…

.

Sur un tapis de feuilles je couche mon amertume.

J’attends que mon aurore épouse l’horizon,

J’ai tué cet amour aux lueurs de la Lune

Et gommé toutes traces d’une vile passion…

.

           KVR


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Les mots de nos grands-mères…(2)

Souvenons-nous quand nos grands-mères disaient…

Il est dans sa chemise

 » Ne cherche pas à savoir où il se trouve »

.

Où est-il ? Dans sa chemise!

Voilà une réponse ironique bien expéditive

pour rabrouer son interlocuteur!

Et, de la même manière qu’on la revêt chaque jour,

on peut changer d’avis comme de chemise,

« avoir constamment de nouvelles opinions ».

.

Etre comme cul et chemise, » très liés »,

joue, quant à elle, sur une réalité indéniable:

quant on rentre sa chemise dans son pantalon,

le tissu est en contact avec les fesses…

.

Enfin, dans l’expression:

« Je m’en moque comme de ma première chemise »,

le mot a un sens plus général:

il fait référence au premier vêtement que l’on a porté enfant

et dont on n’a que faire.

On tuerait un âne à coups de bonnet

« Il est trop lent; c’est interminable »

.

Quand on se dit prêt à tuer un âne à coups de bonnet,

voire à coups de figues molles,

on préfèrerait sûrement tuer le temps en se trouvant une activité,

surtout si quelqu’un nous fait tenir la mule… ce qui signifiat,

au XVII ème siècle,

« faire attendre quelqu’un un long moment à la porte ».

.

On fait le poireau  ou on attend cent sept ans

jusqu’à ce qu’on se demande si on n’est pas resté sur la touche,

comme les sportifs, ou si on ne s’est pas fait poser un lapin …

.

Au XIXème siècle,

les lapins étaient les passagers pris en surnombre dans les voitures publiques

(donc serrés comme des lapins dans leur clapier):

les conducteurs ne les comptabilisaient pas,

se mettant dans la poche le prix de leur trajet.

Puis le mot a désigné les fraudeurs eux-mêmes.

De là est née l’expression

« faire  cadeau d’un lapin à une fille »,

transformée rapidement en « poser un lapin »,

« ne pas rétribue les faveurs d’une prostituée »

qui, de nos jours, a pris le sens de

« ne pas honorer un rendez-vous ».

… la suite ?

C’est pour la prochaine fois …

Message de Sérénité …pour Vous

 

Pour son guide, son ange gardien…

Laisse ton esprit voguer

vers les hauteurs sublimes de pureté et d’harmonie

Un instant détachée du monde terrestre,
reprends les forces qui te soutiennent.

Là où nous pouvons toi et moi nous rejoindre sans le moindre effort,
Là où la rencontre se fait délicate et divine,
Là où nul poison ne vient ternir l’unité un instant retrouvée,
Là où un jour,

plus tard,

elle demeure à jamais.

Mon nom prononcé avec foi et respect dans un instant de désespoir,

de peur, de fatigue, d’épreuve.

Mon nom sert tout simplement à ce que ton esprit en moi se régénère
et qu’en cet instant ultime lui soit donné la force du détachement
et le rappel important:

éphémère est l’épreuve, éternel est mon temps.

 

Je ne suis ni ce corps, ni cette personnalité. 

Je suis l’âme immortelle en unité avec la Conscience divine

qui est Paix, Amour infini, Lumière,

Sagesse, Félicité, Béatitude infinie.

 

Je suis un centre de force, de lumière, de conscience.

Je suis en unité avec la conscience universelle,

avec la conscience divine.

Détachée de tout, rien ne peut plus m’atteindre.

Petit communiqué …pour Vous

Je vais vous demander en priorité

d’excuser mes absences sur vos espaces…

Je suis un peu (beaucoup) débordée en ce moment !

Vous savez bien que cela est loin d’être volontaire …

Tout d’abord, merci à tous encore pour votre réaction positive à ces vidéos qui m’ont « quelque peu » pris la tête!

      

Je dois recevoir en début de semaine la commande de mes livres faite à l’editeur, mais je dois m’absenter une semaine sur Rennes …

Dès mon retour, je me mets à vos dédicaces pour envoyer mon livre à ceux et celles qui me l’ont si gentiment demandé…et que je remercie

J’attends aussi quelques adresses que certains ne m’ont pas encore communiqué par mail…

oceanelle@orange.fr

 Info  pour ceux qui me l’ont demandé :

le prix du livre est de 14€50

+ frais d’envoi 2€80  =  17€30

Merci de votre attention …

Femmes …

Cette fois, j’y suis presque 

C’est mieux, plus synchronisé …

J’ai pris comme sujet mes femmes en peinture

en y associant un poème tout nouveau :

Femmes…

Pour ceux qui ont aimé ….

…une deuxième vidéo sur Youtube ,

encore extrait de mon recueil,

un poème un peu plus long

à regarder en plein écran:

 

Il m’a dit …

 

Surprise !!!

A vous la première vision d’une vidéo

que je viens de faire

(avec du mal je dois dire … rire)

alors je vous demande votre indulgence

les autres seront bien plus réussies !!!

Vous connaissez mon sourire,

vous entendez à présent ma voix

Ceci est un extrait de mon livre

un poème court …

l’Amante

 

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