Après le délire amoureux …

LA RUPTURE AMOUREUSE

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C’est un acte d’intimité de deux personnes devant la décision de rompre la relation entre les anciens amoureux.
Cette rupture peut se faire par l’envoi d’une lettre par un amant à l’autre pour lui signifier la fin de la relation amoureuse.

La rupture amoureuse, sous forme de lettre, c’est-à-dire sous la forme d’un acte solennel, semble ne pouvoir se vivre que dans le cadre de la passion amoureuse. Pourquoi une lettre de séparation plutôt qu’un entretien face à face ?

La lettre de séparation donne une solennité à l’acte de la rupture par le fait d’être écrit, mais en même temps, elle permet d’esquiver le regard de l’autre et la rencontre face à face pour un dernier moment d’intimité.

La lettre, une fois envoyée, rend la rupture effective et permet à celui ou à celle qui l’a conduite de se retirer en ayant accompli ce qu’il devait faire.

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LES LIAISONS DANGEREUSES –

Extrait d’une lettre de rupture –

(Choderlos de Laclos)

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« On s’ennuie de tout, mon Ange, c’est une loi de la Nature ; ce n’est pas ma faute.

« Si donc je m’ennuie aujourd’hui d’une aventure qui m’a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, ce n’est pas ma faute.

« Si, par exemple, j’ai eu juste autant d’amour que toi de vertu, et c’est sûrement beaucoup dire, il n’est pas étonnant que l’un ait fini en même temps que l’autre. Ce n’est pas ma faute.

« Il suit de là, que depuis quelque temps je t’ai trompée : mais aussi, ton impitoyable tendresse m’y forçait en quelque sorte ! Ce n’est pas ma faute.

« Aujourd’hui, une femme que j’aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n’est pas ma faute.

« Je sens bien que te voilà une belle occasion de crier au parjure : mais si la nature n’a accordé aux hommes que la constance, tandis qu’elle donnait aux femmes l’obstination, ce n’est pas ma faute.

« Crois-moi, choisis un autre amant, comme j’ai fait une autre maîtresse. Ce conseil est bon, très bon ; si tu le trouves mauvais, ce n’est pas ma faute.

« Adieu, mon ange, je t’ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret : je te reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n’est pas ma faute. »

… nous faut-il nourrir nos rêves et les réaliser aussi ?

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Aujourd’hui la rupture est devenue un phénomène social épidémique : on se quitte à tout rompre.
Il y a autant de raisons de rompre qu’il y a de couples. La rupture est un exercice difficile…

Les  lettres de rupture proposent aux hommes et aux femmes de rompre en encourageant la parole écrite, au détriment des textos, sms et autres courriers électroniques, car en effet en écrivant une lettre de séparation, par le langage écrit, vous respectez et honorez ceux que vous quittez.

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Jean-Marie Laclavetine écrit à Jeanne :

« Tu aurais préféré me voir, bien sûr. Tu m’aurais attendu sur le quai comme prévu, j’aurais prononcé les mots qu’il faut, en te regardant droit dans les yeux. Ou plutôt hélas le bitume sale du quai, je me connais. Tu aurais trouvé cela plus juste, plus digne. Un jour peut-être tu me remercieras de nous avoir évité cette scène, évité de patauger dans les mots et des gestes inutiles, menteurs. »

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LETTRE DE RUPTURE  DE GUSTAVE FLAUBERT A LOUISE COLET

Madame,
J’ai appris que vous vous étiez donné la peine de venir, hier, dans la soirée, trois fois, chez moi.
Je n’y étais pas. Et dans la crainte des avanies qu’une telle persistance de votre part, pourrait vous attirer de la mienne, le savoir-vivre m’engage à vous prévenir : que je n’y serai jamais.
J’ai l’honneur de vous saluer

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LETTRE TYPE D’UNE RUPTURE « ROMANTIQUE« 

Une rose.

Qu’y a t-il de plus beau qu’une rose ?

Mais si elle pousse, si elle arrive à sa maturité,

rayonnante et ouverte,

elle n’est est pas moins déclinante justement

quand elle parvient à son zénith.

La voilà qui dépérit qui se fane qui dodeline de la tête et se casse sur l’arête du vase.
Notre amour fut un bouquet de roses et maintenant

les roses sont à leur apogée.

Je ne peux supporter que notre amour flétrisse.

Il nous faut nous séparer,

quoi qu’il nous en coûte,

quoiqu’il m’en coûte surtout,

car si je suis sûr d’une chose,

c’est que c’est moi qui t’aime le plus

et qui le prouve en te quittant.

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lA LETTRE DE RUPTURE SE CHANTE AUSSI …

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La lettre de Lara Fabian

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Écris-moi une lettre de rupture
En m’expliquant toutes les raisons
Qui t’ont fait t’évanouir dans la nature
Qui m’ font mélanger toutes les saisons
Choisis bien tes mots, choisis les justes
Comme un artisan prend
Son temps quand il ajuste

Écris-moi une lettre de rupture
Envois-moi seulement le brouillon
Promis j ‘vais rien chercher dans tes ratures
Écris-moi une lettre au crayon
Écris-moi comme on écrit la musique
Sacrifies-moi aux dieux
Des amours amnésiques

Refrain
Même si partir quand l’autre reste
Ça fait du mal aux sentiments
Ça peut quand même faire un beau geste
Sauf si bien sûr l’un des deux ment

Écris-moi une lettre de rupture
Comme on s’ laissait des mots à la maison
Je noterai pas les fautes d’écriture
J’ verrai pas les fautes de liaison
Et j’irai bien la chercher moi-même
Si j’ n’étais pas si sûre
Pas si sûre que je t’aime

Refrain
Même si partir quand l’autre reste
Ça fait du mal aux sentiments
Ça peut quand même faire un beau geste
Sauf si bien sûr l’un des deux ment


Pour nous toujours, pour nous peut-être
Comme laisser mes illusions
Quand tu me l’écriras cette lettre
Ne signes pas ou d’un faux nom

Refrain
Même si partir quand l’autre reste
Ça fait du mal aux sentiments
Ça peut quand même faire un beau geste
Sauf si bien sûr l’un des deux ment

Écris-moi une lettre de rupture
En m’expliquant toutes les raisons
Qui t’ont fait t’évanouir

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A PRÉSENT CETTE  TRÈS BELLE LETTRE DE RUPTURE « ANONYME »

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Mon amour,
Je ne sais pas quoi te dire, j’ai les idées qui s’enchevêtrent et l’esprit torturé par les supplices de la tristesse. Je me sens abandonné comme une vieille photo dans le tiroir d’un aveugle. Je ne sais pas comment t’expliquer cela. Je ne vais pas te dire que j’ai des visions mais ce sont plutôt des hallucinations. Les temps des prophéties sont révolus. C’est l’ère des folies.
Je suis fatigué de moi, a fortiori de toi. Donc, ne m’en veux pas car j’en ai assez de moi-même, un seul fardeau me suffit à présent, un seul corps. Tout me fatigue. Mes vêtements, le chemin ordinaire qui mène au travail, le regard des autres qui alourdit mes pas.
Je veux me déconnecter de tout, me démissionner de ce monde, résilier les contrats des obligations fastidieuses envers les autres, brûler mes pièces d’identité, céder mon passeport à un bohémien.
Je ne suis pas encore libre car je suis prisonnier de mes désirs et de mes semblables qui ne veulent pas que je dispose de moi, de mon corps et mes sentiments.
C’est pour cela que je revendique mon droit au non-conformisme. Je ne suis pas comme vous. Je n’habite pas la même stabilité que vous. Ma tête est insalubre à cause de la boue qu’apportent les godillots des voyageurs dans le temps. Même les vents de nostalgie qui s’infiltrent dans la fenêtre de mon âme ne soufflent qu’épidémies et sécheresses. Je ne suis pas comme toi. Je suis entre le ciel et la terre. Entre l’enclume et le marteau. Entre mon corps et la gravité. Entre mes rêves et la réalité. Entre le futur et le passé. Entre l’ambition et le regret. Entre la rébellion et la loi. Entre la liberté et la sentence. Entre le martyre et le suicide. Entre la félicité et le remords. Et pire encore, entre moi et toi.
Cela peut te paraître insensé mais c’est la fatalité qui me poursuit depuis que j’ai essayé de penser loin du nid douillet des idées reçues. Crois-tu qu’avec mon salaire dérisoire on peut fonder un foyer et vivre comme dans les contes, comme bon nous semble ? Il est temps de confronter la réalité circonscrite par mes capacités limitées. Il est temps de démolir les châteaux marginaux qu’on a bâtis pendant trois ans et demi sur le territoire de l’ambition démesurée. Désormais, il ne reste que les vestiges des souvenirs, alors même que le temps se chargera progressivement de produire l’érosion qui les émiettera, pour me consoler dans l’amertume de mon existence. L’archéologie primaire de l’oubli est bien plus antique et puissante que l’architecture humaine des mémoriaux et des statues de marbre érigées en l’honneur des mortels.
As-tu déjà admiré le crépuscule depuis une falaise ? C’est le moment que je désire éternel. Une trêve d’adieu et de retrait. D’ailleurs, c’est tout ce qu’il me faut à présent. Alors, je te libère de tout engagement et de toute promesse pour que je puisse assister chaque fois aux funérailles du soleil le cœur saignant de la couleur fanée de la douleur du crépuscule. Il faut être triste et seul pour voir la clarté entre chien et loup.
En route vers l’inconnu comme ce soleil couchant, ce jour qui saute du calendrier dans le passé nébuleux, je n’ai plus envie de continuer à marcher dans la même route affreusement pavée et bordée de panneaux et de signaux au lieu d’arbres et de verdure.
J’en ai ras le bol ! Je ne supporte plus le mensonge qui agit en connivence avec la cupidité et qui creuse d’énormes fosses communes pour les misérables dont les ossements sont conservés dans le musée des horreurs qui présente l’inhumanité humaine.
Je ne veux plus voir tout ce flot de sang gicler. Tout ce sang si abondant au point d’être moins cher que le pétrole. Toutes ces prostituées qui vendent leurs corps à des charognards de plaisir pour une croûte de pain. Toutes ces règles qui servent l’injustice. Tous ces replets qui régurgitent des discours au vitriol professant l’amenuisement des ressources et la rationalisation des choix budgétaires. Tous ces pauvres qui meurent sans obsèques. Tous ces meneurs sans charisme qui n’écoutent que leurs propres voix. Tous ces opportunistes qui portent au pinacle des nantis imbéciles. Tous ces canons qui étouffent les cris des agonisants et assourdissent les tourterelles. Tous ces paradoxes existentiels me rendent fou de rage. Tous ces discours prolixes infectent mes oreilles.
Je ne veux plus rien. En fait, je veux justement ce « rien » qui est devenu, de nos jours où l’ennui a rouillé nos objets de plaisirs, « tout ». Une petite hutte en roseaux dans un coin retiré est devenue une rareté. Un jour, un ami m’a dit qu’il ne désirait qu’aller vivre à la compagne dans une maisonnette en parpaings en compagnie de quelques chèvres qui paissent nonchalamment dans la prairie d’à côté. Il ne savait pas qu’il demandait trop. Moi, je ne rêverai jamais de quelque chose hors d’atteinte. La réalité peut choquer mais elle ne trompe jamais. C’est la raison pour laquelle je t’ai dit que je ne peux pas te garantir la vie à laquelle tu aspires car je ne peux jamais subvenir à tes besoins par mes moyens insuffisants. Je ne peux plus mentir. Je trouve que c’est une noblesse d’avouer sa bassesse comme c’est le paroxysme du courage d’admettre sa lâcheté. En plus, il n’est jamais trop tard pour recommencer ta vie, bien sûr avec un autre qui saura t’apprécier à ta juste valeur.
En ce qui me concerne, je ne veux que marcher avec l’ombre de mes idées décapitées par la guillotine du silence. Mon corps dont les effluves m’écoeurent est relégué dans les oubliettes d’abstinence à trappes sans clés. Ma haine je l’ai voulu étouffée et l’embryon déformé que ma névrose a avorté manque déjà de métamères.
Ce n’est pas de ma faute tout cela ! J’ai bien voulu vivre avec toi dans un autre monde, plus serein et beaucoup moins cruel. Mais puisqu’il est impossible d’appartenir à une autre terre que cette planète à l’envers, je préfère donc habiter une autre dimension : le silence où je peux voyager sans passeport, voir sans être remarqué et me moquer de l’ironie elle-même.
Si tu veux me voir, suis du regard un oiseau égaré, une vague déchirée entre le flux et le reflux, un vagabond qui s’est débarrassé de sa boussole hésitante. La nuit, je voyage dans des galaxies inexplorées où je savoure avec mon esprit des délices en fermant les yeux. Je deviens le somnambule de mes songes éveillés. Je veux bien que ton portrait soit parmi les images qui encombrent ma tête, que ta voix retentisse parmi les échos qui se fracassaient sur ses parois crâniennes, mais le mieux que je puisse faire c’est de t’épargner de mes préférences et mes choix.
Excuse- moi de déserter les champs de bataille étendus sur ta peau. Je ne suis pas ce soldat vaillant qui sait pointer et tirer. Je ne suis pas non plus ce faiseur de miracles, de victoires et d’orgasmes, celui que tu cherches pour éperonner son corps par tes doigts effilés vers la conquête du jardin de délices. Moi, ce que je peux t’offrir c’est un maigre repas de pensionnaire à la bonne franquette dans ma cage squelettique avec un drap rêche cousu de mes étreintes maladroitement amoureuses. Dans ce monde, je ne me vois plus le cavalier caparaçonné à outrance et chevauchant ostensiblement sa gloire mais plutôt le sobre chevalier destitué à tort qui a vécu de son plein gré en exil au lieu de quémander une piteuse réhabilitation posthume.
Je vois aussi les âmes turpides planer comme des aigles faméliques là où les guerres d’usure immolent les innocents. La stupidité des machines à tuer. Des visions cauchemardesques d’apocalypse imminente. Je vois des choses terribles qui font frémir d’horreur. La catastrophe qui rampe fallacieusement vers la conscience qui roupille. La mélancolie est le café noir du réveil matinal. L’amour est devenu un simple sandwich bouchant le creux du désir charnel sans pour autant combler le vide émotionnel.
Rien que pour dénicher un papier qui est la preuve unique que l’on existe, les handicapés sociaux et les victimes de népotisme gravissent péniblement les pentes savonneuses et escarpées des hautes pyramides de la bureaucratie qui excelle dans la géométrie de l’étourdissement et du désagrément. Le bip du portable est plus significatif qu’un battement de cœur, une visite de courtoisie est substituée à un SMS, l’intuition à une antenne, l’excursion et les jeux de plein air à un jeu vidéo. Le pigeon voyageur est électrocuté par les décharges électriques des câbles téléphoniques.
Le romantisme se perd dans les méandres du langage administratif. Les tentacules du web remplacent nos mains pour faire une caresse dans une rencontre virtuelle. Les gens tapent sur le clavier d’un ordinateur au lieu de jouer au piano. Le chéquier est un diplôme, le corps est un produit commercial qui peut porter un tatouage ou une prothèse en silicone comme label de qualité. La matière envahit nos rêves et en chasse nos âmes. L’homme est devenu vide et sourd en croyant tout savoir ou tout se permettre. Mais, un sonotone ne peut jamais remplacer une écoute attentionnée. Déjà, Frankenstein eût tort de penser que le secret subtil de la vie est aussi simple qu’un courant électrique. Réduire l’homme à ses rudimentaires besoins matériels équivaut à renier la partie humaine qui l’anime. En être convaincu est un refus qui émane d’un instinct animal inférieur qui mène à la perdition en croyant aveuglément à la survie : l’orgueil… l’orgueil est un état second qui altère la nature. L’orgueil est le poison de la science.
Je ne peux pas t’aimer avec tout ce profond dégoût pour cette aberration terrestre et ces atrocités qui dépassent les limites de ma patience. Par conséquent, je te prie de ne pas te creuser les méninges avec des questions inutiles au sujet de notre rupture. Une acceptation inconditionnée nous épargnera tous les deux, peine et chagrin.

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UN SOURIRE POUR FINIR SUR CE SUJET : DEUX LETTRES QUI,

DE RUPTURE,

SE VEULENT D’ÊTRE « DRÔLES »

( pour celles et ceux non concernés…bien sûr! )

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Amour,
Vu que je ne fais pas le ménage souvent et que tu me le reproches tout le temps, j’ai décidé de m’y appliquer et de te faire plaisir. Que ne ferais-je pour mon mâle! J’ai épousseté, passé l’aspirateur, j’ai ciré les meubles, arrosé les plantes. Puis, j’ai frotté le plancher de la cuisine. Tu avais raison la maison avait besoin d’un grand coup de ménage. Pendant que je frottais ce maudit plancher, je me suis mise à penser à notre rencontre. Comme le temps passe vite, il me semblait que c’était il y à peine deux mois. Mais attends, cela ne fait que deux mois que nous vivons ensemble. Le coup de foudre total. Ah les premiers repas, le premier et dernier mot doux.
Tu avais raison, il me fallait mettre de l’ordre dans mes idées et rien de mieux que le ménage pour nous aider à voir clair.
J’en suis arrivée à comptabiliser notre vie et cela est indigne (je t’entends me le dire encore une fois). Tu sais que je n’ai jamais osé noter tes prouesses malgré ton insistance, mais je le fais de bon cœur aujourd’hui.

Ton sens de l’humour 0/20
Ta sensibilité culturelle 0/20
Ta vie culturelle 4/20
Contribution financière 3/20
Contribution au ménage 0/20
Personnalité 8/20
Tu noteras que je ne cite point tes prouesses sexuelles, ce serait trop indigne et tu risquerais d’oublier ce mot qu’une autre pourrait lire ce qui porterait ombrage à ta réputation d’homme viril.

Voilà, j’ai fait le ménage comme tu le demandais.

Avec mes meilleurs souvenirs,

Ta disciple

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ET AUSSI CELLE-CI …

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J’étais sincèrement généreux à te donner ce dont tu n’avais pas besoin.
En revanche, ce dont tu avais besoin a ruiné mon compte en banque et mes illusions de grand gamin naïf.
Je te remercie d’avoir eu l’air d’entendre ce que tu écoutais distraitement, et qui était vital pour moi.
Je ne t’oublierai pas, car tu m’as enrichi de ce que j’ignorais: le vide amoureux qui donne le vertige, aussi bien que l’amour classique.
Tu as su susciter avec talent mes rêveries de suicide. Grâce à toi j’ai une envie de vivre incroyable, une envie de mordre aussi…mais dans les fesses d’une autre rassure toi.
J’avais parié sur ta beauté intérieure, j’ai perdu.
L’intérieur est bien plus désastreux que ton apparence ingrate, rebelle à tes artifices couteux (pour ma bourse)
Je ris beaucoup avec mes amis de ces années où tu les a écartés de ma maison, qui est tienne maintenant.
ils sont adorables avec moi, ils me disent que je suis unique dans mon genre !
Ils savent apprécier, tout comme toi , une invitation au restaurant. leur bon goût ne leur permet pas de rendre l’invitation .
ils ne veulent pas me vexer.
Ce sont eux d’ailleurs qui m’ont conseillé cette rupture, l’amitié est une chose plus durable que notre amour.
J’ai beaucoup de chance de rompre avant que tu ne le fasses.
J’espère que tu n’en auras pas trop de chagrin, ainsi que ton bon ami.
Je sais qu’il m’estimait, et mes habits lui allaient si bien…
Pour finir je te laisse la décapotable, car dans ma cité j’ai peur de ne pas pouvoir en assurer l’entretien.
Adieu ma non-amie, prends soin de toi , attention aux gâteaux!
Ne te fie pas à la balance, elle ne peut indiquer davantage.

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Qu’elle que soit la rupture d’un Amour

Rien ne vaut de l’avoir vécu …

24 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. nuage1962
    Avr 15, 2012 @ 11:45:54

    La nouvelle mode est par émail ou en texto
    J’ai une amie qui ne se doutait de rien … et a recu un émail en guise de rupture

    Réponse

    • Oceanelle
      Avr 16, 2012 @ 06:26:40

      Je réprouve totalement ce genre d’attitude, mais on sait bien que l’homme en général est bien lâche dans le fait de rompre ! rires …mais, nous les femmes n’avons nous pas également nos faiblesses ? bisous et belle journée Julie

      Réponse

  2. gautier
    Avr 15, 2012 @ 12:28:16

    La lettre de RUPTURE , mûrement réfléchie , permet de peser ses mots .
    Elle se doit d’être brève , et sincère .
    Elle peut ressembler à une lettre de démission .
    Pourquoi tous ces atermoiments et surtout ces débuts de lettre par : « Mon amour  » ?
    C’est ce moquer de l’autre …
    La rupture doit être annoncée tout de suite , les explications éventuelles , peuvent venir après .
    En écrivant ,  » éviter le regard de l’autre  » ? Oui , c’est ma décision , j’en assume les conséquences ….
    J’ai bien écrit « mûrement réfléchie « . Dans ma vie , il y a eu autant de raisons de rester avec la personne que de la quitter .C’est quand je ne m’épanouie plus dans la relation , après avoir posé les souhaits , les projets , les demandes de l’autre , que ma décision arrive tranchante comme un couperet …
    L’autre , bien évidemment fait partie de moi , et pourquoi pas transformer notre histoire en amitié , le moment venu …

    Réponse

    • Oceanelle
      Avr 16, 2012 @ 06:33:40

      Je pense qu’un e lettre de rupture peut tout à fait être longue …Il faut toujours prendre le temps d’expliquer …de dire les « pourquoi »…
      Quand à ressembler à une lettre de démission ….. ne mélangeons pas tout, et restons dans les sentiments …
      Commencer par « Mon Amour » est un respect du sentiment que l’on a partagé … et il y a plein de formes d’amour, on peut très bien garder beaucoup de sentiment pour l’autre en s’en séparant …l’amitié est aussi de l’amour …
      La rupture est une violence …alors allons-y doucement avec tact et gentillesse …quoiqu’il puisse y avoir eu comme désaccord … respectons le sentiment qui s’éteint …

      Réponse

      • gautier
        Avr 18, 2012 @ 03:53:22

        KRISTEEN ,
        « Il ne faut jamais mésestimer la lâcheté des hommes et …la perfidie des femmes » aimait à rappeler un vietnamien de ma connaissance …..Ce qui peut expliquer le comportement de beaucoup d’hommes , lors d’une rupture .
        Ce qui peut expliquer , aussi , que les moins lâches veulent donner plein de mots
        pour atténuer et « tourner autour du pot « avant que le couperet ne tombe .

        Comme proposé par Elisabeth Kluber Ross pour le processus de DEUIL , la perception de la rupture passe par différentes phases avant l’acceptation (refus,marchandage ,colère, dépression …acceptation).

        J’ai eu l’occasion de quitter une femme que je savais aimer profondément …Pourtant , je la quittais , estimant que cette relation était trop « mortifaire  » pour nous deux …Ceci , après avoir tenté mon possible , et lui demander , en nous faisant  » aider », de passer à un véritable changement .
        Les sentiments ne suffisent pas …Quelle volonté y mettons nous ?
        La fusion (confusion ?), souhaitable par moments ,est l’opposé de l’amour .
        Nous avons besoin de nous poser « différents » pour nous aimer , vraiment .

        Au fil du temps , les similitudes qui nous rapprochaient , et les complémentarités qui nous attiraient s’inversent et nous ne nous connaissons plus …
        C’est à ce moment , de crise , que , soit nous repartons sur d’autres bases , soit ,nous arrêtons ;

        L’important , dans tout ça , c’est que nous soyons VIVANTS , que nous soyons en vibrations . La rupture , comme la mort , fait partie de la VIE .

      • Oceanelle
        Avr 18, 2012 @ 07:16:25

        Tu as raison …mais comme je te l’ai dit …chaque cas est à part et chaque personnalité donne un parfum à sa rupture …il n’y a pas de mode d’emploi « idéal » ..; chacun fait selon son coeur, ses sentiments, ses manières, son courage ou sa lâcheté, ses principes, sa volonté, sa générosité etc …. il faudrait des siècles et des siècles pour développer ce sujet…la littérature est déjà bien dense dans ce domaine ! Bisous

      • gautier
        Avr 18, 2012 @ 07:26:15

        Bien sûr ….
        Il se trouve qu’il y a de nombreuses (20 ?) années , ma  » deuxième maman » , comme je l’appelle , m’avait qualifié de : Grand Maître de Séparation , alors que je doutais énormément de ma faculté à quitter …
        Je clos là ce chapitre ..
        Bises . YVES .

      • Oceanelle
        Avr 18, 2012 @ 07:28:41

        Je suis loin de douter de tes talents … sourire…je sais que tu as de grandes connaissances psychologiques et une grande expérience d’accompagnateur … ceci explique peut-être cela … Bisous et belle journée

  3. gautier
    Avr 15, 2012 @ 12:31:57

    Je n’aime pas non plus le « dernier moment d’intimité »…
    Combien d’amants font l’amour une  » dernière fois  » ?
    Comment dans ces cas là , permettre à l’autre , de commencer son deuil …
    C’est un manque de respect …Mais , très humain !

    Réponse

    • Oceanelle
      Avr 16, 2012 @ 06:35:14

      Tu sais dans la vie, chaque cas est particulier …on ne peut juger des actes de chacun …on peut dire au revoie de mille façons selon les histoires vécues …

      Réponse

  4. fanfanvaconsin
    Avr 15, 2012 @ 14:03:31

    Coucou Océanelle,

    Tu nous sers là un vrai sujet !!
    Il y en a pour tout les goûts….
    La première me fait bien rire, c’est ce qu’on appelle ne douter de rien, mdr !!
    Rien qu’à voir la grandeur de celle d’un anonyme, il vaut mieux tourner la page au plus vite ceci sans la terminer, lol !!
    J’ai aimé les trois petites, bien que cela est difficile à vivre quoi qu’il en soit 😦
    Qu’en a celles qui arborent la méchanceté non merci, c’est si bas…terminer une relation amoureuse n’est pas de l’ordre du règlement de compte.

    Tu as raison, de nos jours les ruptures sont trop fréquentes, car il semble devenu insupportable de faire des concessions…..

    Effectivement finir sur une lettre de rupture est une marque de respect, d’honneur, pour l’autre mais aussi pour soi-même, finir proprement ai-je coutume de dire, même si cela fait mal, et souvent, ce n’est pas facile à faire 😉

    Merci à toi pour ce partage qui finalement m’a fait sourire bien qu’il fasse verser bien des larmes…
    Bon dimanche à toi Océanelle avec de doux bisous venteux 😉 🙂

    Réponse

    • Oceanelle
      Avr 16, 2012 @ 06:48:20

      Ravie que mon article t’ait plu! Alors comme ça tu n’as pas aimé « la lettre anonyme » ??? Moi, je la trouve sublime , longue certes …mais sublime …c’est si rare une lettre de rupture bien construite, explicative et qui prend soin de ne pas compter ses mots … sourire… on a besoin de cela lorsque nous sommes quittées…
      J’ai vécu une rupture téléphonique de 3 minutes pour 3ans de relation et sans explication aucune …c’est très dur de ne pas savoir …. je préfère les mots même s’ils sont nombreux …sourire
      Nous les femmes, je pense que nous savons faire cela correctement … je le pense …(mais les garces, çà existe aussi !!! rire)

      Un dessin juste pour rire un peu !
      Passe une belle journée chère Fanfan avec plein de bisous-soleil

      Réponse

      • fanfanvaconsin
        Avr 16, 2012 @ 07:13:34

        Qui dis mieux Océanelle, j’ai vécu 2 ruptures sans explications du tout, seule avec le silence et la surprise, et vlan fait avec cela Fanfan !!
        Tu as raison Océanelle, il vaut mieux les mots, quoi qu’il en soit ( même si je trouve trop explicite, je n’ai pas terminé cette lecture trop casse-pied à mes yeux devant sa longueur), car tu sais qu’il y a rupture et pourquoi. Il est plus « facile » ensuite de refaire surface et de nouveau essayer de refaire sa vie il me semble.
        Impossibilité pour ses messieurs d’assumer cette démarche, de faire très mal ou lâcheté totale ? Je ne sais toujours pas…..
        C’est ainsi !
        Bonne journée à toi Océanelle avec plein de bisous de douce amitié

      • Oceanelle
        Avr 16, 2012 @ 08:37:34

        Et en plus : 2 , une aurait suffit largement !!! je connais !!!

        Juste pour rire un peu ….çà me fait penser à çà !

        Bisous

  5. douceurchezjolicoeur
    Avr 15, 2012 @ 18:53:42

    ….♥♫♥ il est l’heure pour moi ♥♫♥
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    ….♥♫♥ De passer te souhaiter une bonne soirée ♥♫♥

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    ….♥♫♥ Ainsi qu’une douce nuit ♥♫♥
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    ….♥♫♥ Accompagnées d’étoiles magnifiques ♥♫♥
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    ….♥♫♥ Pour bercer tes doux rêves ♥♫ ♥
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    ….♥♫♥ Gros Bisous ma p’tite Océanelle ♥♫♥
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    ˜*•. ˜”*°•.˜”*°•.•°*”˜.•° *”˜ .•*˜
    *˜”*°•Monique•°*”˜.•°*
    .•*˜ .•°*”˜.•°*”˜”*°•.˜”* °•. ˜*•.
    .•*˜ .•*˜*•. ˜*•.

    Réponse

  6. myoso68
    Avr 16, 2012 @ 11:04:36

    bonjour Oceanelle,
    je déteste ce mot  » adieu » ….
    mais j’ai beaucoup aimé lire ton billet !!!
    quel goujat ce flaubert, même si je connaissais déja sa lettre !!!
    enfin maintenant il n’y a même plus de lettre de rupture,
    simplement un s m s !!!
    bisous et jolie semaine à toi !!!

    Réponse

  7. bernard25
    Avr 17, 2012 @ 06:58:13

    Bonjour OCEANELLE tes billets appreciables à lire ou à rire j adore tu me donnes le moral surtout le dernier avec la balance
    C’est par un temps bien frais
    Pluvieux qui ressemble à un temps d’automne
    Que je passe te souhaiter
    Un agréable Mardi
    Couvre toi bien si tu sors
    Moi je vais rester bien au chaud
    Mes bisous d’amitié
    Bernard

    Réponse

    • Oceanelle
      Avr 17, 2012 @ 07:23:09

      coucou Bernard …. merci pour ta visite fidèle et amicale …moi aussi le rire fait partie de ma vie en grosse proportion …
      Il fait tout grisou dehors et bien frais …mais tout chaud au dedans et je travaille à mes nouvelles toiles .
      belle journée à toi avec plein de bisous-doux

      Réponse

  8. Gaël LOAËC/Paul ANDREWS (Blog 3)
    Avr 17, 2012 @ 21:42:46

    lettre de rupture…je me suis déjà essayé à la lettre d’amour y’a peu en publiant sur mon blog
    alors là pourquoi pas m’essayer à une lettre de rupture pour une prochaine fois
    va falloir que j’y songe …
    bisous Kristeen

    Réponse

    • Oceanelle
      Avr 18, 2012 @ 07:10:35

      Tu sais Gaël, je crois très profondément qu’on ne peut s’improviser dans une lettre de rupture, on ne peut l’écrire qu’en la « souffrant »! On ne peut faire semblant avec ce mal ..;et les mots sonneraient bien faux! Seule la lettre d’amour peut s’écrire car le rêve est décrit ici ..;c’est toute la différence ! Tout au moins c’est ce que je pense . Bisous et belle journée

      Réponse

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