Linda Lemay

Il avait les mains larges
Les épaules carrées
Il avait un visage
Maturé, basané
Je n’avais a me plaindre
D’aucune faute de gout
Tiré à quatre épingles
Il arrivait chez nous
.
J’aimais son apparence
Dans ses chemises en lin
Il me rappelait je pense
Mes romans Arlequin
Un soir visant mes hanches
Il me tendit un bras
Et l’rebord de sa manche
Du coup se retroussa
.
Adieu le grand coup d’foudre
J’ai vu que son bronzage
N’allait que d’la main au coude
Et du cou au visage
Adieu homme de rêve
Ah non mais quelle horreur
J’suis passé a deux lèvres
D’embrasser un golfeur
.
Ca s’prend pour des athlètes
Mais c’est mou des abdos
Ca roule en voiturette
CA manque de libido
C’est bien juste excité
Deux mains sur leur bâton
A essayer de viser
Des trous bordés d’gazon
.
Ca s’habille en jaune pale
Ca s’tient le p’tit corp droit
Ca s’retrouve entre mâles
Ca aime un peu trop ça
Ca s’attarde au vestiaire
Ca s’compare le putter
Puis ça va boire d’la bière
Puis c’est dont d’bonne humeur
Ca s’leve à l’heure des poules
Pour fuire leur p’tite famille
Jusqu’au soir ou ça saoule et puis qu’ça veut plus r’venir
.
Ca s’redonne rendez vous pour le lendemain matin
Pour un autre 18 trous
Entre très bons copains
Ca r’vient à contre cœur vers leur femme debout
Qui dit « As tu vu l’heure  » et puis qui fait l’marabout
Ca fait semblant d’pas voir la jaquette en satin
Qu’elle porte pour faire valoir
Ses jolis petit seins
Ca attend qu’la crise passe
Puis sa tombe endormi
Ca rêve à leur club house
Ca rêve a leur caddie ….

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Pour les inconditionnels

Très beau également,

l’interprétation de Benjamin Biolay ….

 » FEMMES  » (3)

Quelquefois
Si douces
Quand la vie me touche
Comme nous tous
Alors si douces

Quelquefois
Si dures
Que chaque blessure
Longtemps me dure
Longtemps me dure


Refrain
Femmes, je vous aime
Femmes, je vous aime
Je n’en connais pas de faciles
Je n’en connais que de fragiles
Et difficiles
Oui difficiles
______


Quelquefois
Si drôles
Sur un coin d’épaule
Oh oui si drôles
Regard qui frôle

Quelquefois
Si seules
Parfois elles le veulent
Oui mais si seules
Oui mais si seules


Refrain
Femmes, je vous aime
Femmes, je vous aime
Vous êtes ma mère, je vous ressemble
Et tout ensemble mon enfant
Mon impatience
Et ma souffrance

Femmes, je vous aime
Femmes, je vous aime
Si parfois ces mots se déchirent
C’est que je n’ose pas vous dire
Je vous désire
Ou même pire
Oh .Femmes…

Julien Clerc


« FEMMES » (1)

Toutes les femmes ont un sourire qui parle au cœur
Quelque chose qui ressemble à du bonheur
Certaines ont des prix de beauté
Et d’autres n’en auront jamais
Car la beauté de l’âme reste cachée

 

Toutes, toutes, toutes les femmes sont belles
Toutes, toutes au cœur ont une rose
Une douceur dans les yeux une chaleur qui ne peut
Que nous rendre amoureux

Toutes, toutes, toutes les femmes sont belles
Quand leur amour nous ensoleille
On est près d’elles et soudain
Où que l’on soit on est bien
Comme dans un jardin

 

Qu’elles soient adolescentes ou bien maman
En dentelles ou en blue-jeans tout simplement
Qu’elles soient brunes blondes rousses
Ou bien qu’elles aient des cheveux blancs
Mon cœur leur chante à toutes en même temps


Toutes, toutes, toutes les femmes sont belles
Toutes, toutes au cœur ont une rose
Une douceur dans les yeux une chaleur qui ne peut
Que nous rendre amoureux……  

Franck Michaël

Victoria Petrosillo… »Imparfaits »

 

Aussi belle soit la fleur
Il faudra bien qu’elle fane
Aussi bon le bonheur
L’équilibre est dans les larmes
 

Pour chaque chose
Vient son contraire
Même quand tout nous oppose
Ce n’est que l’envers
Du décor

 

 

Et c’est c’que nous sommes
Imparfaits, comme des hommes
Avec nos erreurs
Pour être meilleurs
Pourvu qu’on pardonne
Que se libère
Notre lumière

Autant se préparer
Rien n’est comme on l’attend
L’automne surprendra l’été
Autant que nos sentiments

L’ordre des choses
Est un mystère
Des épines à chaque roses
On peut rien faire
Ou à tort

 


Et c’est c’que nous sommes
Imparfaits, comme des hommes
Si de nos erreurs
On donne le meilleur
Ce n’est rien en somme
Imparfaits, nous le sommes
On nous pardonne
Quand se libère
Notre plus belle lumière
Nous ne sommes
Qu’un éclat de lumière
Un éclat de lumière
 

C’est c’que nous sommes
Imparfaits comme des hommes

 

C’est c’que nous sommes
Imparfaits comme des hommes

C’est c’que nous sommes
Imparfaits comme des hommes

Marguerite

 

Surtout, ne m’en voulez pas trop
Si ce soir je rentre chez moi
J’ai tellement de choses à faire
Avant que le jour se lève

Et pendant qu’elle dormira
Moi, je lui construirai des rêves
Pour que plus jamais, au réveil
Elle ne se lève les yeux en pleurs

Et pour que cette longue nuit
Ne soit plus jamais noire et profonde
Je demanderai à la lune
De remplir le ciel tout entier

Et pour que je puisse encore la voir
Me sourire comme avant
Je demanderai au soleil
De brûler, même en plein hiver

Et pour qu’elle puisse encore chanter
Les chansons de notre bohème
Je construirai un silence
Plus grand que ceux des cathédrales

J’irai réveiller les amants
Je parlerai des heures entières
Et je sais qu’ils me suivront
Tant que nous resterons amants

Alors on se promènera
Tous ensemble on dansera
D’incroyables sarabandes
Et elle oubliera sa peine

Et pour que la ville danse
Et pour que la ville chante
On inventera des couleurs
Et elle oubliera ses larmes

Nous irons dans les campagnes
Pour cueillir les fleurs des champs
Pour en faire un grand lit blanc
Où l’on s’aime tendrement

Et puis nous irons au fond du ciel
Pour lui choisir une étoile
Parc’que Marguerite est bonne
Parc’que Marguerite est belle
Parc’que Marguerite est vraie
Parc’que Marguerite est douce
Parc’que Marguerite m’aime
Moi, je ne vis que pour elle

Marguerite est ma raison
Mon lendemain, mon idéal
Marguerite qui est le vent
Ne sait pas qu’elle peut me faire mal

Parc’que Marguerite est celle
Que je veux toujours près de moi
Marguerite est Marguerite
Marguerite est tout pour moi

Marguerite est tout pour moi

 

Clippez pour écouter :   Marguerite par Riccardo Cocciante

La Leçon d’Amour

Parmi les leçons de la vie

La leçon d’amour est la plus jolie
Écoute mon enfant
Un jour tu seras un homme
Comme ton papa
Et peut-être que la vie
Ne t’épargnera pas
Tu connaîtras le chagrin
Et les nuits sans sommeil
Mais dis-toi qu’après la pluie
Se lève le soleil
Et même si les hommes
Sont quelque fois méchants
Souviens-toi mon enfant
Qu’au combat de la vie
L’amour s’ra triomphant
Garde-toi de la haine
C’est trop mesquin pour toi
Fait en sorte que l’amour
Soit ton unique loi
Malgré le temps qui passe
Garde ton cœur d’enfant
Car il porte la trace
De l’amour le plus grand
Et quand tu seras triste
Rappelle-toi toujours
Que dans ce monde à nous
Rien de grand ne subsiste
Sans un peu d’amour
Quand tu seras un homme
Souviens-toi de ce jour
De ce jour merveilleux
Où tu as appris ta leçon d’amour
De ce jour merveilleux
Où tu as appris ta leçon d’amour

 

Ginette Reno

Ca pleure aussi, un homme…

Un homme un jour c’est vulnérable
Ça nous ressemble infiniment
Avec le cœur ça nous regarde
Même en ayant l’air d’un géant
On lui sourit on le sent proche
On lui invente un peu d’espoir
Mais superman malgré sa force
A dans les yeux comme du brouillard 

Ça pleure aussi un homme
Ça oublie sa fierté
Aussi fragile qu’un môme
Qu’on a laissé tomber
Qu’il soit le roi de Rome
Ou le clochard du coin
Ça pleure aussi un homme
Quand il a du chagrin 

Pour un enfant qu’il vient de perdre
Pour un amour qui le déchire
Un homme un jour ça devient faible
Mais sans jamais oser le dire
Ça peut avoir des bleus à l’âme
Et les garder toute une vie
En quelques jours comme une femme
Ça peut avoir des cheveux gris 

Ça pleure aussi un homme
Ça oublie sa fierté
Aussi fragile qu’un môme
Qu’on a laissé tomber
Parfois ça nous étonne
Ça nous rapproche toujours
Dans chaque larme d’homme
Se cache un mot d’amour 

Qu’il soit le roi de Rome
Ou le clochard du coin
Ça pleure aussi un homme
Quand il a du chagrin

Ginette Reno

Quatre mots sur un piano

Quatre mots sur un piano, ceux qu’elle a laissés
Quatre c’est autant de trop, je sais compter
Quatre vents sur un passé, mes rêves envolés
Mais qu’aurait donc cet autre que je n’ai ?
Ne le saurai-je jamais

Cas très banal, cliché, dénouement funeste
Trois moins deux qui s’en vont, ça fait moi qui reste
Caresses, égards et baisers, je n’ai pas su faire
La partager me soufflait Lucifer
Depuis je rêve d’enfer

Moi j’aurais tout fait pour elle, pour un simple mot
Que lui donne l’autre que je n’offrirais ?
Elle était mon vent mes ailes, ma vie en plus beau
Etait-elle trop belle ou suis-je trop sot ?
N’aime-t-on jamais assez ?
Quatre années belles à pleurer, maigre résumé
Cartes jouées mais la reine s’est cachée
Quatre millions de silences, de regrets qui dansent
Les questions, les soupirs et les sentences
Je préférais ses absences

Moi j’aurais tant fait pour elle, pour boire à son eau
Que lui donne l’autre que je n’offrirais ?
Elle était mon vent mes ailes, ma vie en plus beau
Mais était-elle trop belle, ou bien nous trop sots ?
N’aime-t-on jamais assez

Vous étiez ma vie comme la nuit et le jour
Vous deux, nouez, filiez mon parfait amour
Un matin vous m’avez condamnée à choisir
Je ne vous aimais qu’à deux
Je vous laisse, adieu
Choisir serait nous trahir

Mais qu’aurait donc cet autre que je n’ai ?
Ne le saurai-je jamais ?
La partager me soufflait Lucifer
Depuis je rêve d’enfer


Jean Jacques Goldman

Debout sur les pissenlits …

T’as ni cogné ni sonné
T’as longé le mur du côté
Et te voici, debout sur les pissenlits  

Tu vois jouer mes enfants
Et j’les entends qui crient « Maman »
« Y’a un monsieur qu’est bizarre
A coté d’la balançoire
Viens lui parler nous on comprend pas son histoire »

Et me voici près de toi
J’suis ébahie que tu sois là

Tu n’as pas changé d’un brin
C’qui est différent, c’est que t’es sur mon terrain
C’qui est différent, c’est qu’ma main ne vit plus dans ta main

Tu n’as pas changé du tout
A part qu’y a mes enfants qui jouent
Autour de toi, autour de nous
Y’a quelque chose qui cloche là dessous

T’as commencé à parler
J’ai commencé à pleurer
Puis les enfants ils se sont mis à pas t’aimer
« Maman c’est qui ce monsieur
Qui fout des larmes dans tes yeux ? »

Je leur explique à demi
Que t’es disons un ami
Ça leur suffit
Ils s’réfugient dans la maison
J’ai fais exprès, j’ai pas dit
Ni d’où tu viens ni ton prénom

J’me sens comme prise ne otage
J’me sens coupable d’avoir les deux yeux qui nagent
J’me sens coupable de ne pas te défendre au passage

J’me sens comme pas très correcte
Face aux visages dans la fenêtre
De mes enfants qui font la tête

Y’a quelque chose qui cloche
Mais j’reste
A écouter tes versions
De notre fin de passion
Et j’ai le cœur qui s’empiffre d’émotion
J’suis affamée comme un lion
J’ai rien qu’envie de mordre à fond

Dedans ta bouche en mouvement
Qui me dit tout simplement
Les mots qui touchent
Qui font mouche comme avant
J’suis nostalgique à mourir
Je pleus des larmes de désir

Tu n’as pas changé d’une miette
C’qui est différent c’est les enfants qui nous guettent
C’qui est différent c’est que ma vie moi ben je l’ai refaite

Les pissenlits vont flétrir
Leurs cheveux jaunes vont pâlir
Devenir poussière et puis partir
Y’a quelque chose qu’est moche à mourir

Ça y est j’entends les gamins
Me dire « Maman on a faim »
J’regarde ma montre il est déjà midi et vingt
Ça fait deux heures qu’on est là
Deux heures que tu me tends les bras

Dans ma petite cervelle
J’suis déjà toute infidèle
Ça faisait longtemps que j’m’étais pas sentie si belle
J’m’entends de dire « Désolée, y’a les enfants qui m’appellent »

Je monte sur mon balcon
Quand j’me retourne t’as les yeux comme des rayons
Tu fais demi-tour et soudain je suis prise de frissons

Tu longes le mur du côté
Et ta voiture eh ben je l’entends démarrer
Et au lieu de te retenir
J’prends une casserole j’mets d’l’eau à bouillir

Il est midi quarante-quatre
Les gamins mangent des pâtes
Moi j’suis dehors à genoux sur le gazon
Un pissenlit dans les mains, qui a la marque de ton talon

T’avais fait ça y’a dix ans
Revenir me voir en coup d’vent
Quand mon plus vieux il était encore au biberon
N’as tu pas vu que son frère, il a les yeux comme des rayons
Neuf ans et quelques poussières
Et ta fossette sur le menton ?

Texte de Linda Le may


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