Dieu nous parle-t-il encore ?

Un jeune homme avait participé, dans la soirée, à une session sur la Bible.
L’enseignement portait sur l’importance d’écouter Dieu
et d’obéir à la voix du Seigneur.
Le jeune homme ne pouvait s’empêcher de se demander :
«Dieu nous parle-t-Il encore ?»
Il sortit alors avec des amis et discutèrent du message.
Plusieurs parlèrent des différentes façons
que Dieu avait choisies pour les guider.

Il était environ dix heures du soir
quand le jeune homme décida de rentrer chez lui.
S’asseyant dans sa voiture, il commença à prier :
«Seigneur … si Tu parles toujours aux hommes, parle moi, j’écouterai.
Je ferai de mon mieux pour obéir.»
Se trouvant alors sur la rue principale de la ville,
une pensée des plus étranges lui vint à l’esprit :
«Arrête-toi et achète un litre de lait.»
Il secoua la tête et dit : «Seigneur, est-ce Toi ?»
N’obtenant pas de réponse, il continua sa route.
Mais, de nouveau, la même pensée lui vint : «Achète un litre de lait.»
«D’accord, Seigneur, au cas où ce serait Toi, je vais acheter du lait.»
Cela ne paraissait pas être un test d’obéissance bien compliqué,
et puis, il pourrait toujours utiliser le lait le cas échéant.

Il s’arrêta, acheta un litre de lait
et repartit dans sa voiture dans l’intention de rentrer chez lui.

Alors qu’il dépassait le 7ème rue,
il entendit de nouveau un appel pressant :
«Fais demi-tour et prends la prochaine rue».
C’est fou, pensa-t-il.
Il n’obéit pas et continua tout droit.
Mais, de nouveau, il sentit qu’il devait tourner.
Il fit alors demi-tour à l’intersection suivante
et se dirigea vers la rue en question.
Mi-souriant, il dit : «D’accord, Seigneur, je le ferai.»
Il dépassa plusieurs immeubles quand soudain,
il eut l’impression qu’il devait s’arrêter.
Il se gara le long du trottoir et regarda autour de lui.
Il se trouvait dans une zone de la ville
qui n’était pas des plus sûres mais qui n’était pas la pire non plus.
Les magasins étaient fermés et la plupart des maisons n’étaient pas éclairées,
comme si les gens étaient déjà couchés.

De nouveau, un appel se fit sentir :
«Va donner le lait aux personnes
qui se trouvent dans la maison de l’autre côté de la rue.»
La maison en question était sombre
et il semblait que ses occupants étaient absents ou bien qu’ils dormaient déjà.
Il commença à ouvrir la portière de sa voiture
puis, se ravisant, se rassit au fond du siège.
«Seigneur, c’est du délire !
Ces gens dorment et si je les réveille
ils vont être furieux contre moi et j’aurai l’air stupide.»

Mais il sentit qu’il devait y aller.
Il ouvrit finalement la portière de sa voiture.
«D’accord, Seigneur. Si c’est Toi, j’irai leur donner le lait.
Si tu veux que j’aie l’air d’un fou, d’accord ! Je veux être obéissant.
J’imagine que cela comptera pour quelque chose,
mais s’ils ne répondent pas de suite, je me sauve !»
Il traversa la rue et sonna à la porte.
Il entendit du bruit à l’intérieur de la maison.
Un homme cria : «Qui est-ce ? Que voulez-vous ?»
et la porte s’ouvrit avant que le jeune homme n’ait pu s’en aller.
L’homme se tenait devant lui, en jeans et en t-shirt.
Il avait l’air de sortir de son lit.
Il avait un regard étrange et ne semblait pas très heureux
de voir un étranger se tenir sur le seuil de sa porte.
Le jeune homme brandit le litre de lait qu’il tenait à la main «Voilà !
Je vous ai apporté ceci.»
L’homme prit le lait et se précipita au fond du couloir, parlant très fort en espagnol.
Alors, une femme apparut portant le lait vers la cuisine.
L’homme la suivait, un bébé dans les bras.
Le bébé pleurait. L’homme versait des larmes.

Tout en pleurant, il dit :
«Nous avons eu de grosses factures à payer ce mois-ci
et nous manquions d’argent.
Nous n’avions plus de lait pour notre enfant.
J’étais justement en train de prier en demandant à Dieu
comment faire pour trouver du lait quand vous avez frappé à la porte.»
Depuis la cuisine, son épouse cria :
«Je Lui ai demandé d’envoyer un ange avec du lait !
Etes-vous un ange ?»

Le jeune homme ouvrit alors son portefeuille,
prit tout l’argent qu’il contenait, le donna à l’homme,
puis il fit demi-tour et se dirigea vers sa voiture, le visage inondé de larmes.

Il venait d’obtenir la preuve que Dieu exauçait encore les prières !

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Après le délire amoureux …

LA RUPTURE AMOUREUSE

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C’est un acte d’intimité de deux personnes devant la décision de rompre la relation entre les anciens amoureux.
Cette rupture peut se faire par l’envoi d’une lettre par un amant à l’autre pour lui signifier la fin de la relation amoureuse.

La rupture amoureuse, sous forme de lettre, c’est-à-dire sous la forme d’un acte solennel, semble ne pouvoir se vivre que dans le cadre de la passion amoureuse. Pourquoi une lettre de séparation plutôt qu’un entretien face à face ?

La lettre de séparation donne une solennité à l’acte de la rupture par le fait d’être écrit, mais en même temps, elle permet d’esquiver le regard de l’autre et la rencontre face à face pour un dernier moment d’intimité.

La lettre, une fois envoyée, rend la rupture effective et permet à celui ou à celle qui l’a conduite de se retirer en ayant accompli ce qu’il devait faire.

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LES LIAISONS DANGEREUSES –

Extrait d’une lettre de rupture –

(Choderlos de Laclos)

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« On s’ennuie de tout, mon Ange, c’est une loi de la Nature ; ce n’est pas ma faute.

« Si donc je m’ennuie aujourd’hui d’une aventure qui m’a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, ce n’est pas ma faute.

« Si, par exemple, j’ai eu juste autant d’amour que toi de vertu, et c’est sûrement beaucoup dire, il n’est pas étonnant que l’un ait fini en même temps que l’autre. Ce n’est pas ma faute.

« Il suit de là, que depuis quelque temps je t’ai trompée : mais aussi, ton impitoyable tendresse m’y forçait en quelque sorte ! Ce n’est pas ma faute.

« Aujourd’hui, une femme que j’aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n’est pas ma faute.

« Je sens bien que te voilà une belle occasion de crier au parjure : mais si la nature n’a accordé aux hommes que la constance, tandis qu’elle donnait aux femmes l’obstination, ce n’est pas ma faute.

« Crois-moi, choisis un autre amant, comme j’ai fait une autre maîtresse. Ce conseil est bon, très bon ; si tu le trouves mauvais, ce n’est pas ma faute.

« Adieu, mon ange, je t’ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret : je te reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n’est pas ma faute. »

… nous faut-il nourrir nos rêves et les réaliser aussi ?

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Aujourd’hui la rupture est devenue un phénomène social épidémique : on se quitte à tout rompre.
Il y a autant de raisons de rompre qu’il y a de couples. La rupture est un exercice difficile…

Les  lettres de rupture proposent aux hommes et aux femmes de rompre en encourageant la parole écrite, au détriment des textos, sms et autres courriers électroniques, car en effet en écrivant une lettre de séparation, par le langage écrit, vous respectez et honorez ceux que vous quittez.

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Jean-Marie Laclavetine écrit à Jeanne :

« Tu aurais préféré me voir, bien sûr. Tu m’aurais attendu sur le quai comme prévu, j’aurais prononcé les mots qu’il faut, en te regardant droit dans les yeux. Ou plutôt hélas le bitume sale du quai, je me connais. Tu aurais trouvé cela plus juste, plus digne. Un jour peut-être tu me remercieras de nous avoir évité cette scène, évité de patauger dans les mots et des gestes inutiles, menteurs. »

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LETTRE DE RUPTURE  DE GUSTAVE FLAUBERT A LOUISE COLET

Madame,
J’ai appris que vous vous étiez donné la peine de venir, hier, dans la soirée, trois fois, chez moi.
Je n’y étais pas. Et dans la crainte des avanies qu’une telle persistance de votre part, pourrait vous attirer de la mienne, le savoir-vivre m’engage à vous prévenir : que je n’y serai jamais.
J’ai l’honneur de vous saluer

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LETTRE TYPE D’UNE RUPTURE « ROMANTIQUE« 

Une rose.

Qu’y a t-il de plus beau qu’une rose ?

Mais si elle pousse, si elle arrive à sa maturité,

rayonnante et ouverte,

elle n’est est pas moins déclinante justement

quand elle parvient à son zénith.

La voilà qui dépérit qui se fane qui dodeline de la tête et se casse sur l’arête du vase.
Notre amour fut un bouquet de roses et maintenant

les roses sont à leur apogée.

Je ne peux supporter que notre amour flétrisse.

Il nous faut nous séparer,

quoi qu’il nous en coûte,

quoiqu’il m’en coûte surtout,

car si je suis sûr d’une chose,

c’est que c’est moi qui t’aime le plus

et qui le prouve en te quittant.

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lA LETTRE DE RUPTURE SE CHANTE AUSSI …

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La lettre de Lara Fabian

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Écris-moi une lettre de rupture
En m’expliquant toutes les raisons
Qui t’ont fait t’évanouir dans la nature
Qui m’ font mélanger toutes les saisons
Choisis bien tes mots, choisis les justes
Comme un artisan prend
Son temps quand il ajuste

Écris-moi une lettre de rupture
Envois-moi seulement le brouillon
Promis j ‘vais rien chercher dans tes ratures
Écris-moi une lettre au crayon
Écris-moi comme on écrit la musique
Sacrifies-moi aux dieux
Des amours amnésiques

Refrain
Même si partir quand l’autre reste
Ça fait du mal aux sentiments
Ça peut quand même faire un beau geste
Sauf si bien sûr l’un des deux ment

Écris-moi une lettre de rupture
Comme on s’ laissait des mots à la maison
Je noterai pas les fautes d’écriture
J’ verrai pas les fautes de liaison
Et j’irai bien la chercher moi-même
Si j’ n’étais pas si sûre
Pas si sûre que je t’aime

Refrain
Même si partir quand l’autre reste
Ça fait du mal aux sentiments
Ça peut quand même faire un beau geste
Sauf si bien sûr l’un des deux ment


Pour nous toujours, pour nous peut-être
Comme laisser mes illusions
Quand tu me l’écriras cette lettre
Ne signes pas ou d’un faux nom

Refrain
Même si partir quand l’autre reste
Ça fait du mal aux sentiments
Ça peut quand même faire un beau geste
Sauf si bien sûr l’un des deux ment

Écris-moi une lettre de rupture
En m’expliquant toutes les raisons
Qui t’ont fait t’évanouir

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A PRÉSENT CETTE  TRÈS BELLE LETTRE DE RUPTURE « ANONYME »

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Mon amour,
Je ne sais pas quoi te dire, j’ai les idées qui s’enchevêtrent et l’esprit torturé par les supplices de la tristesse. Je me sens abandonné comme une vieille photo dans le tiroir d’un aveugle. Je ne sais pas comment t’expliquer cela. Je ne vais pas te dire que j’ai des visions mais ce sont plutôt des hallucinations. Les temps des prophéties sont révolus. C’est l’ère des folies.
Je suis fatigué de moi, a fortiori de toi. Donc, ne m’en veux pas car j’en ai assez de moi-même, un seul fardeau me suffit à présent, un seul corps. Tout me fatigue. Mes vêtements, le chemin ordinaire qui mène au travail, le regard des autres qui alourdit mes pas.
Je veux me déconnecter de tout, me démissionner de ce monde, résilier les contrats des obligations fastidieuses envers les autres, brûler mes pièces d’identité, céder mon passeport à un bohémien.
Je ne suis pas encore libre car je suis prisonnier de mes désirs et de mes semblables qui ne veulent pas que je dispose de moi, de mon corps et mes sentiments.
C’est pour cela que je revendique mon droit au non-conformisme. Je ne suis pas comme vous. Je n’habite pas la même stabilité que vous. Ma tête est insalubre à cause de la boue qu’apportent les godillots des voyageurs dans le temps. Même les vents de nostalgie qui s’infiltrent dans la fenêtre de mon âme ne soufflent qu’épidémies et sécheresses. Je ne suis pas comme toi. Je suis entre le ciel et la terre. Entre l’enclume et le marteau. Entre mon corps et la gravité. Entre mes rêves et la réalité. Entre le futur et le passé. Entre l’ambition et le regret. Entre la rébellion et la loi. Entre la liberté et la sentence. Entre le martyre et le suicide. Entre la félicité et le remords. Et pire encore, entre moi et toi.
Cela peut te paraître insensé mais c’est la fatalité qui me poursuit depuis que j’ai essayé de penser loin du nid douillet des idées reçues. Crois-tu qu’avec mon salaire dérisoire on peut fonder un foyer et vivre comme dans les contes, comme bon nous semble ? Il est temps de confronter la réalité circonscrite par mes capacités limitées. Il est temps de démolir les châteaux marginaux qu’on a bâtis pendant trois ans et demi sur le territoire de l’ambition démesurée. Désormais, il ne reste que les vestiges des souvenirs, alors même que le temps se chargera progressivement de produire l’érosion qui les émiettera, pour me consoler dans l’amertume de mon existence. L’archéologie primaire de l’oubli est bien plus antique et puissante que l’architecture humaine des mémoriaux et des statues de marbre érigées en l’honneur des mortels.
As-tu déjà admiré le crépuscule depuis une falaise ? C’est le moment que je désire éternel. Une trêve d’adieu et de retrait. D’ailleurs, c’est tout ce qu’il me faut à présent. Alors, je te libère de tout engagement et de toute promesse pour que je puisse assister chaque fois aux funérailles du soleil le cœur saignant de la couleur fanée de la douleur du crépuscule. Il faut être triste et seul pour voir la clarté entre chien et loup.
En route vers l’inconnu comme ce soleil couchant, ce jour qui saute du calendrier dans le passé nébuleux, je n’ai plus envie de continuer à marcher dans la même route affreusement pavée et bordée de panneaux et de signaux au lieu d’arbres et de verdure.
J’en ai ras le bol ! Je ne supporte plus le mensonge qui agit en connivence avec la cupidité et qui creuse d’énormes fosses communes pour les misérables dont les ossements sont conservés dans le musée des horreurs qui présente l’inhumanité humaine.
Je ne veux plus voir tout ce flot de sang gicler. Tout ce sang si abondant au point d’être moins cher que le pétrole. Toutes ces prostituées qui vendent leurs corps à des charognards de plaisir pour une croûte de pain. Toutes ces règles qui servent l’injustice. Tous ces replets qui régurgitent des discours au vitriol professant l’amenuisement des ressources et la rationalisation des choix budgétaires. Tous ces pauvres qui meurent sans obsèques. Tous ces meneurs sans charisme qui n’écoutent que leurs propres voix. Tous ces opportunistes qui portent au pinacle des nantis imbéciles. Tous ces canons qui étouffent les cris des agonisants et assourdissent les tourterelles. Tous ces paradoxes existentiels me rendent fou de rage. Tous ces discours prolixes infectent mes oreilles.
Je ne veux plus rien. En fait, je veux justement ce « rien » qui est devenu, de nos jours où l’ennui a rouillé nos objets de plaisirs, « tout ». Une petite hutte en roseaux dans un coin retiré est devenue une rareté. Un jour, un ami m’a dit qu’il ne désirait qu’aller vivre à la compagne dans une maisonnette en parpaings en compagnie de quelques chèvres qui paissent nonchalamment dans la prairie d’à côté. Il ne savait pas qu’il demandait trop. Moi, je ne rêverai jamais de quelque chose hors d’atteinte. La réalité peut choquer mais elle ne trompe jamais. C’est la raison pour laquelle je t’ai dit que je ne peux pas te garantir la vie à laquelle tu aspires car je ne peux jamais subvenir à tes besoins par mes moyens insuffisants. Je ne peux plus mentir. Je trouve que c’est une noblesse d’avouer sa bassesse comme c’est le paroxysme du courage d’admettre sa lâcheté. En plus, il n’est jamais trop tard pour recommencer ta vie, bien sûr avec un autre qui saura t’apprécier à ta juste valeur.
En ce qui me concerne, je ne veux que marcher avec l’ombre de mes idées décapitées par la guillotine du silence. Mon corps dont les effluves m’écoeurent est relégué dans les oubliettes d’abstinence à trappes sans clés. Ma haine je l’ai voulu étouffée et l’embryon déformé que ma névrose a avorté manque déjà de métamères.
Ce n’est pas de ma faute tout cela ! J’ai bien voulu vivre avec toi dans un autre monde, plus serein et beaucoup moins cruel. Mais puisqu’il est impossible d’appartenir à une autre terre que cette planète à l’envers, je préfère donc habiter une autre dimension : le silence où je peux voyager sans passeport, voir sans être remarqué et me moquer de l’ironie elle-même.
Si tu veux me voir, suis du regard un oiseau égaré, une vague déchirée entre le flux et le reflux, un vagabond qui s’est débarrassé de sa boussole hésitante. La nuit, je voyage dans des galaxies inexplorées où je savoure avec mon esprit des délices en fermant les yeux. Je deviens le somnambule de mes songes éveillés. Je veux bien que ton portrait soit parmi les images qui encombrent ma tête, que ta voix retentisse parmi les échos qui se fracassaient sur ses parois crâniennes, mais le mieux que je puisse faire c’est de t’épargner de mes préférences et mes choix.
Excuse- moi de déserter les champs de bataille étendus sur ta peau. Je ne suis pas ce soldat vaillant qui sait pointer et tirer. Je ne suis pas non plus ce faiseur de miracles, de victoires et d’orgasmes, celui que tu cherches pour éperonner son corps par tes doigts effilés vers la conquête du jardin de délices. Moi, ce que je peux t’offrir c’est un maigre repas de pensionnaire à la bonne franquette dans ma cage squelettique avec un drap rêche cousu de mes étreintes maladroitement amoureuses. Dans ce monde, je ne me vois plus le cavalier caparaçonné à outrance et chevauchant ostensiblement sa gloire mais plutôt le sobre chevalier destitué à tort qui a vécu de son plein gré en exil au lieu de quémander une piteuse réhabilitation posthume.
Je vois aussi les âmes turpides planer comme des aigles faméliques là où les guerres d’usure immolent les innocents. La stupidité des machines à tuer. Des visions cauchemardesques d’apocalypse imminente. Je vois des choses terribles qui font frémir d’horreur. La catastrophe qui rampe fallacieusement vers la conscience qui roupille. La mélancolie est le café noir du réveil matinal. L’amour est devenu un simple sandwich bouchant le creux du désir charnel sans pour autant combler le vide émotionnel.
Rien que pour dénicher un papier qui est la preuve unique que l’on existe, les handicapés sociaux et les victimes de népotisme gravissent péniblement les pentes savonneuses et escarpées des hautes pyramides de la bureaucratie qui excelle dans la géométrie de l’étourdissement et du désagrément. Le bip du portable est plus significatif qu’un battement de cœur, une visite de courtoisie est substituée à un SMS, l’intuition à une antenne, l’excursion et les jeux de plein air à un jeu vidéo. Le pigeon voyageur est électrocuté par les décharges électriques des câbles téléphoniques.
Le romantisme se perd dans les méandres du langage administratif. Les tentacules du web remplacent nos mains pour faire une caresse dans une rencontre virtuelle. Les gens tapent sur le clavier d’un ordinateur au lieu de jouer au piano. Le chéquier est un diplôme, le corps est un produit commercial qui peut porter un tatouage ou une prothèse en silicone comme label de qualité. La matière envahit nos rêves et en chasse nos âmes. L’homme est devenu vide et sourd en croyant tout savoir ou tout se permettre. Mais, un sonotone ne peut jamais remplacer une écoute attentionnée. Déjà, Frankenstein eût tort de penser que le secret subtil de la vie est aussi simple qu’un courant électrique. Réduire l’homme à ses rudimentaires besoins matériels équivaut à renier la partie humaine qui l’anime. En être convaincu est un refus qui émane d’un instinct animal inférieur qui mène à la perdition en croyant aveuglément à la survie : l’orgueil… l’orgueil est un état second qui altère la nature. L’orgueil est le poison de la science.
Je ne peux pas t’aimer avec tout ce profond dégoût pour cette aberration terrestre et ces atrocités qui dépassent les limites de ma patience. Par conséquent, je te prie de ne pas te creuser les méninges avec des questions inutiles au sujet de notre rupture. Une acceptation inconditionnée nous épargnera tous les deux, peine et chagrin.

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UN SOURIRE POUR FINIR SUR CE SUJET : DEUX LETTRES QUI,

DE RUPTURE,

SE VEULENT D’ÊTRE « DRÔLES »

( pour celles et ceux non concernés…bien sûr! )

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Amour,
Vu que je ne fais pas le ménage souvent et que tu me le reproches tout le temps, j’ai décidé de m’y appliquer et de te faire plaisir. Que ne ferais-je pour mon mâle! J’ai épousseté, passé l’aspirateur, j’ai ciré les meubles, arrosé les plantes. Puis, j’ai frotté le plancher de la cuisine. Tu avais raison la maison avait besoin d’un grand coup de ménage. Pendant que je frottais ce maudit plancher, je me suis mise à penser à notre rencontre. Comme le temps passe vite, il me semblait que c’était il y à peine deux mois. Mais attends, cela ne fait que deux mois que nous vivons ensemble. Le coup de foudre total. Ah les premiers repas, le premier et dernier mot doux.
Tu avais raison, il me fallait mettre de l’ordre dans mes idées et rien de mieux que le ménage pour nous aider à voir clair.
J’en suis arrivée à comptabiliser notre vie et cela est indigne (je t’entends me le dire encore une fois). Tu sais que je n’ai jamais osé noter tes prouesses malgré ton insistance, mais je le fais de bon cœur aujourd’hui.

Ton sens de l’humour 0/20
Ta sensibilité culturelle 0/20
Ta vie culturelle 4/20
Contribution financière 3/20
Contribution au ménage 0/20
Personnalité 8/20
Tu noteras que je ne cite point tes prouesses sexuelles, ce serait trop indigne et tu risquerais d’oublier ce mot qu’une autre pourrait lire ce qui porterait ombrage à ta réputation d’homme viril.

Voilà, j’ai fait le ménage comme tu le demandais.

Avec mes meilleurs souvenirs,

Ta disciple

.

ET AUSSI CELLE-CI …

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J’étais sincèrement généreux à te donner ce dont tu n’avais pas besoin.
En revanche, ce dont tu avais besoin a ruiné mon compte en banque et mes illusions de grand gamin naïf.
Je te remercie d’avoir eu l’air d’entendre ce que tu écoutais distraitement, et qui était vital pour moi.
Je ne t’oublierai pas, car tu m’as enrichi de ce que j’ignorais: le vide amoureux qui donne le vertige, aussi bien que l’amour classique.
Tu as su susciter avec talent mes rêveries de suicide. Grâce à toi j’ai une envie de vivre incroyable, une envie de mordre aussi…mais dans les fesses d’une autre rassure toi.
J’avais parié sur ta beauté intérieure, j’ai perdu.
L’intérieur est bien plus désastreux que ton apparence ingrate, rebelle à tes artifices couteux (pour ma bourse)
Je ris beaucoup avec mes amis de ces années où tu les a écartés de ma maison, qui est tienne maintenant.
ils sont adorables avec moi, ils me disent que je suis unique dans mon genre !
Ils savent apprécier, tout comme toi , une invitation au restaurant. leur bon goût ne leur permet pas de rendre l’invitation .
ils ne veulent pas me vexer.
Ce sont eux d’ailleurs qui m’ont conseillé cette rupture, l’amitié est une chose plus durable que notre amour.
J’ai beaucoup de chance de rompre avant que tu ne le fasses.
J’espère que tu n’en auras pas trop de chagrin, ainsi que ton bon ami.
Je sais qu’il m’estimait, et mes habits lui allaient si bien…
Pour finir je te laisse la décapotable, car dans ma cité j’ai peur de ne pas pouvoir en assurer l’entretien.
Adieu ma non-amie, prends soin de toi , attention aux gâteaux!
Ne te fie pas à la balance, elle ne peut indiquer davantage.

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Qu’elle que soit la rupture d’un Amour

Rien ne vaut de l’avoir vécu …

Souffrance …

 

Pourquoi ce sentiment déshabillé d’espoir,

Ce manque au fond de moi qui mord à pleines dents

Et qui me fait gémir du désir de te voir

Quand ton absence veut me faire vivre autrement …

 

Tu as donné le jour, tu m’as fait ce cadeau,

Cette petite vie déposée sur mon cœur,

Je n’aurais pas pensé mettre l’amour si haut,

Je voulais seulement que tu aies ce bonheur …

 

La vie a ses raisons et bien des exigences

Pour que tu t’évanouisses au bout de l’horizon

Quand moi je reste là pour dompter ce silence

Et habiller mon cœur d’un manteau de raisons

 

KvR

http://www.copyrightdepot.com/cd17/00049441.htm

Le Tango …

Au début du XX siècle

le Tango se dansait entre hommes,

il n’était pas bien vu que les
femmes le dansent .

 

Ce ne fut que 20 ans plus tard qu’ elles apparurent,

heureusement d’ ailleurs…

 Voilà les frères Macana qui dansent

(cliquez sur l’image)

Les frères MACANA (Enrique et Guillermo Insfran De Fazio) commencent à danser en 1995. Ils se sont formés avec les plus grands maestros argentins (Juan Carlos Copes, Mingo Pugliese, Eduardo Arquimbau, Gabriel Angio et Natalia Games…).

Ils ont fait leur première exhibition « homme et homme » au club SUNDERLAND, prestigieuse milonga de Buenos Aires. Ils représentaient ainsi un retour aux sources du tango.

A partir de là, les invitations se sont multipliées tant dans toutes les milongas de Buenos Aires qu’au niveau national et international.

Le tango est une danse de bal qui se danse à deux.

C’est une danse d’improvisation,

au sens où les pas ne sont pas prévus à l’avance pour être répétés séquentiellement,

mais où les deux partenaires marchent ensemble

vers une direction impromptue à chaque instant.

Un partenaire

(traditionnellement l’homme)

guide l’autre,

qui suit en laissant aller naturellement son poids dans la marche,

sans chercher à deviner les pas.

Un Jour d’Amour…

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Que peut remplacer la chaleur d’un Cœur

En Amour comme en Amitié, 

le souffle d’un mot baigné dans un regard de tendresse et de générosité …

un geste maladroit tenté doucement envers l’autre, timidement mais intensément …

Une mèche égarée par la brise, captant le regard de l’aimé à l’en distraire …

jusqu’à ce que son doigt la replace amoureusement …

Une carte arrivée , deux mots d’Amitié pour ce jour d’Amour …

Un bouquet épanoui , quelques roses « rouges », colorées de son cœur qui n’ose dire …

Le cadeau éternel choisi pour ce jour là, choisi pour engager leur vie…

Que peut remplacer la chaleur d’un Cœur

Une main tendue vers l’être qui est seul, qui a froid, qui a tant besoin d’être aimé … juste ce jour là…

Une caresse pour l’enfant rejeté , qui a le Cœur qui pleure…

Un regard de compassion, un geste d’Amour pour celui qui n’a plus personne au seuil du grand passage…

Un mot d’espoir pour celui abandonné, qui a le Cœur qui saigne, torturé d’abandon…

Que peut remplacer la chaleur d’un Cœur

Une journée dans l’année pour se consacrer à l’autre…

Le choyer, le chérir, lui ouvrir son Cœur à nu…

Lui redire tous ces mots que l’on ne se dit plus…

Refaire ces gestes qui nous ont tant plu…

En inventer aussi…

juste pour ce jour là

Que peut remplacer la chaleur d’un Cœur

Un jour pour pardonner,

un jour pour oublier,

un jour pour espérer,

 pour seulement…

AIMER

Seule ton Ombre me reste…

Anita photographiant elle même son ombre ….

Elle fut A comme Amour,

Amour elle restera…

A comme Anita,

Dans nos bras, dans nos cœurs,

Elle n’était que chaleur…

Qui nous manque déjà !

Tous ses grands amis verts,

Tous ceux qu’elle aimait tant,

Tout de bois, dégarnis,

Semblent avoir compris

Qu’ils ne reverraient plus

Leur très fidèle amie…

Mon cœur est en hiver

Et mon sang s’est glacé

Quand au jour de Noël

J’ai su la vérité…

Tu nous as laissés là

J’entends encore tes mots,

Je sens ton énergie,

J’entends encore tes rires,

Nos longues discussions

Tes projets d’avenir …

Et ce qui nous liait

Bien plus que de raison

Je parle de nos mots qu’ensemble,

Nous alignions…

Nos recueils échangés,

En une communion,

En Amour d’écriture…

Belle Ame tu étais,

Et nous nous comprenions,

Tu étais mon amie…

Tu me manques aujourd’hui

Sans Toi mon cœur est froid

J’ai tant besoin de Toi…

Je sais que tu es bien

Là-bas …trop loin

Que tu veille et protège,

Nous en avions parlé …

Rappelle-toi !

Quand je relis tes vers

Je te sens près de moi

Je sais que tu m’entends,

Je sais que tu me vois,

Je dois me contenter à présent de cela …

Je t’aimais Anita,

Je t’aime,

Et de te retrouver,

Ce  jour viendra…

 

Une des dernières photos d’Anita …

de ces arbres , de cette nature qu’elle aimait

au delà de ce que l’on peut  imaginer…

c’était son énergie de Vie !

Indiscrétion …

Sur ma toile,

  « INDISCRETION »

un de mes Gribouilleurs que vous connaissez tous …

Gaël

a écrit ce très joli poème …

je le partage aujourd’hui avec vous …

La Lectrice.

 

Elle tient un livre entre ses mains
La lectrice aux petits seins
Assise sur le bord de son lit
Elle me regarde de sa pulpeuse,
De sa bouche et de ses yeux
Qui ouvertement me sourit.

 

Sa crinière de cendre qui descend
Le long du corps, dans le bas de ses reins
Ma chair, pour elle, de partout en tremble
De la voir se nourrir, de consumer sa faim
Par une lecture érotique qui dans le fond
De beaucoup, la ressemble.

 

Elle tient un livre entre ses mains
La lectrice aux petits seins
De son langoureux regard,
J’en apprends d’elle, de ses gestes aériens
Que les draps ne demandent
Qu’à être vivement froissé.

 

Son corps svelte se laisse aller au désir
Des centaines de lignes bues verticalement
Pour en finir dans de la soie drapée
En position d’allongement
Pour un grand moment d’intimité
Et de simplicité, à deux.

 

Elle tenait un livre entre ses mains
La lectrice aux petits seins
Pour quelques heures, elle l’a délaissé
Et ainsi se donner à la sensuelle envie
Que la lecture lui avait procuré
Et à mes yeux qui, sur elle, s’étaient posés.

Paul Andrews

Écrit le 10/12/2011.

 

Enfin là !

Et l’Ange appuie son doigt sur la lèvre du fœtus

juste avant qu’il naisse et murmure:

« Oublies toutes tes vies précédentes

pour que leur souvenir ne te gêne pas dans cette vie-ci. »

C’est ce qui donne la gouttière au dessus des lèvres du nouveau-né. »

La Kabbale

eh bien voilà !

Après de multiples péripéties sur lesquelles je vais faire l’impasse ….

Je vous présente Amélie-Charlise

Petite Mademoiselle fragile et minuscule de 2kgs…

A présent … tout va pour le mieux !

et la maman également !

La Cigogne a pris son envol …

 

Je savais bien que le 11.11.11

pouvait m’apporter quelque chose d’exceptionnel !!!

 

 

… mais il sera dit que

Amélie-Charlise

préféra le 12 pour faire son entrée dans ce monde !!!

Elle ne devait naitre que le 24 Décembre …

Un bébé de Noël avait-on dit !

Il est vrai que dans la famille,

nous, les filles,

  ne sommes guère disciplinées …

Alors …

Les heures vont être longues pour sa maman et pour sa grand-mère…

Les kiosques à musique …

Comme un parfum de romantisme,

ils se dressent sur les places, sous les grands feuillages troués de bleu lavande …

posés pour nous donner en offrande

tous ces airs mélodieux et symphoniques

que nous fredonnions autrefois …

Les grands classiques,

tous ces airs bien connus,

Valses de Viennes,

Massenet et Werther,  

l’Arlésienne de Bizet l’incontournable …

 Toutes ces rengaines qui chaque fois nous entrainaient …

Musiciens rutilants et fanfares à l’ancienne ….

Sont devenus muets ces kiosques-rêverie …

Les roses sont fanées, les chaises éparpillées …

Les enfants viennent y jouer à chat perché !

Doux fantômes d’antan, ils pleurent le soir venu …

Ils cherchent encore en vain,

d’une mémoire fragile, quelques de leurs refrains …

Douces carcasses de métal

vous donneriez si cher pour revivre un instant…

Ces moments de lumière!

 Sortant vos musiciens et tous leurs instruments 

de sous votre poussière,

nous redonner enfin le parfum des rosiers

qu’on aimait autrefois…

Kiosques silencieux,

Soyez fiers aujourd’hui…

Vous êtes le bijou de nos places publiques !

Votre silence chante dans votre  attente vaine …

Je sais que par endroits votre souffle fidèle,

A laissé un écho que l’on entends parfois…

Vous êtes entendus, certains redonnent vie

A vos airs d’autrefois …

Vous voilà renaissants,

par ici et par là….

Bientôt refleuriront vos rosiers, vos galas ….

 

Je ne dirai qu’un mot :

HOURRA !

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