Notre sixième sens …

Pour apprendre à être à l’écoute de nos vibrations intérieures, nous devons intégrer le fait que nous possédons un « sixième » sens qui capte ces dernières, même s’il n’est pas encore éveillé .

Ce sixième sens est en quelque sorte notre génie intérieur naturel et même si l’on en doute, nous sommes un être spirituel guidé par l’Univers.

Les personnes intuitives et psychiques le savent tandis que les personnes qui ne se fient qu’à leur cinq sens l’ignorent.

Pour vivre à un niveau de conscience plus élevé, nous devons donc cesser de douter de notre intuition, cesser d’ignorer ce que nous ressentons grâce à notre sixième sens et commencer à accepter et à apprécier nos vibrations quand elles nous transmettent des signaux .

Il est très facile de croire que les personnes intuitives sont folles ou bizarres, mais nous ne pouvons pas rejeter notre sixième sens hors de notre vie.

Heureuse que le progrès est là, que nous avançons à grands pas vers une ère nouvelle, et que la science reconnait à présent l’existence de ce « sixième sens »; il est beaucoup plus admis et intelligent  de nos jours d’être à l’écoute de nos vibrations que de les nier …

Les synchronicités de la vie ne sont pas des coups de chance ou des coïncidences, elles reflètent intentionnellement notre intuition qui agit pour veiller à ce que tous les éléments du monde invisible interagissent dans un ordre parfait. Voilà pourquoi les poissons remontent les courants, les oiseaux migrent vers le sud, et les ours hibernent.

Chaque chose dans la nature est intuitivement attirée vers ce qui favorise le mieux sa croissance, et cela bien sûr inclut la race humaine. La seule différence est que nous avons le choix de suivre ou de ne pas suivre notre intuition.

Si nous voulons que notre sixième sens résonne en nous, il nous faut cesser de résister à nos vibrations, mais plutôt changer d’attitude.

Pour évoluer en tant qu’être humain et vivre dans un semblant d’harmonie sur cette planète,nous devons surmonter la peur qui nous habite quand nous fonctionnons uniquement avec nos cinq sens. Le seul moyen d’y parvenir est de suivre la loi spirituelle et d’unir nos âmes en utilisant notre sixième sens. Réfuter cet outil essentiel à notre évolution ne fait que nous maintenir dans les ténèbres.

Pour progresser et éveiller profondément notre faculté intuitive, il faut tout d’abord accepter le fait « d’être naturellement intuitive », même si nous ne nous en servons pas . Nous devons tenir compte de chaque sensation, pensée, découverte,pressentiment,inspiration,idée brillante et tous les « …je me demande si… » que nous expérimentons comme des expressions fondamentales de notre sixième sens. Ce sont les lignes de transmission de nos vibrations.

Un moyen sûr de modifier notre état de conscience et apprendre plus rapidement à être à l’écoute de nos vibrations :  écrivons sur une feuille toutes les peurs, les croyances négatives ou les attitudes qui surgissent en nous, qu’elles proviennent de nos propres expériences ou qu’elles soient héritées d’autres personnes.

Prenons conscience de ces notions anciennes qui sont imprégnées dans notre cerveau et nous empêchent d’utiliser notre génie psychique …ceci est fait pour prendre conscience de certaines croyances que nous ignorions posséder.En relisant nos notes, demandons nous si nous croyons vraiment en ces règles anciennes ou tout simplement si nous les appliquons uniquement par habitude …

Vous ne savez pas si vous êtes à l’écoute de vos vibrations ?

Alors,

Répondez très honnêtement à ces quelques questions …. et vous serez étonnés :

 

Au choix 3 réponses pour chacune des questions :

.

Rarement = 1 point

Parfois       = 2 points

Souvent    = 3 points

.

–  Quand je suis avec quelqu’un, je ressens facilement ce qu’il ressent ?

– J’adore bouger et faire de l’exercice?

– J’écoute mon intuition même si ce qu’elle me dit n’a aucun sens?

– Quand quelqu’un me ment ou essaye de me manipuler, je m’en aperçois?

– Je sais quand je ne suis pas sur la bonne voie et qu’il faut changer de direction?

– Je sais quand quelqu’un essaye de me tromper?

– J’ai tendance à assumer un peu trop les problèmes des autres?

– Je trouve facilement des solutions même quand je n’ai pas cerné l’ensemble du problème?

– Je change facilement mes plans quand je reçois de mauvaises vibrations?

– Je partage mes biens sans m’inquiéter de manquer de quoi que ce soit?

– Je me sens protégé, comme si quelqu’un veillait sur moi?

– Je réussis à dire non même quand c’est pénible?

– J’exprime mes vrais sentiments même s’ils ne plaisent pas aux autres?

– Je m’en remets à moi-même lorsqu’il s’agit de prendre la décision finale?

– Je choisis bien les personnes à qui je demande conseil?

– J’aime prendre des risques et essayer de nouvelles choses?

– Je prends soin de mon corps?

– Je suis attentionné envers les autres et leur prête une bonne oreille?

– Je devine à l’avance ce qui va arriver?

– Il m’arrive souvent de penser à une personne et que celle-ci m’appelle le jour même?

– Je perçois bien si les personnes ou les situations sont bonnes ou mauvaises pour moi?

– J’ai une pensée très créative et j’adore griffonner ou m’amuser quand j’ai un moment libre?

– J’ai un très grand sens de l’humour?

– Ma vie est parsemée de coïncidences?

– Je crois que j’ai du soutien de l’Autre Dimension, par exemple de la part des anges gardiens?

.

Additionnez vos points :

.

Entre 25-39

Vous n’avez pas encore pris l’habitude de suivre votre sixième sens, mais cela va changer rapidement si vous le souhaitez.A mesure que vous ouvrirez la porte à votre intuition, votre sens de l’aventure et votre vitalité augmenteront de manière significative.

Entre 40-59

Vous êtes déjà assez bien à l’écoute de votre sixième sens, même si vous ne l’appelez pas ainsi. Vous croyez sans doute que ce n’est qu’une question « d’hypersensibilité » ou de « chance ».

Entre 60-75

Vous êtes sans doute conscient que votre sixième sens est exceptionnellement bien développé, mais vous ne lui faites pas pleinement confiance.

.

Tout ceci me passionne .

Si cela vous a quelque peu intéressé , faites le moi savoir et je vous expliquerai comment faire pour développer ce sixième sens, comment mieux écouter votre voix intérieure … et comment prendre confiance en votre intuition …

en faisant une suite à ce billet !

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Une histoire de Rose …

 

Un certain homme planta une rose et l’arrosa fidèlement,
et avant qu’elle ne fleurisse Il l’examina.
Il vit le bouton qui fleurirait bientôt et aussi les épines.
Et il pensa, « Comment est-il possible qu’une fleur si magnifique provienne
d’une plante chargée d’autant d’épines pointues ? »

Attristé par cette pensée, il négligea d’arroser la rose
et avant qu’elle ne fût prête à fleurir elle mourut.

Il en est ainsi pour beaucoup.
A l’intérieur de chaque âme il y a une rose.
Les qualités divines plantées en nous à la naissance grandissent
parmi les épines de nos erreurs.
Beaucoup d’entre nous se regardent eux-mêmes et
voient seulement leurs épines leurs défauts.

Nous désespérons, en pensant peut-être
que rien de bon ne peut sortir de nous.
Nous négligeons d’arroser le bien qui est en nous,
et finalement, il meurt.

Nous ne réalisons jamais notre potentiel.
Quelques personnes ne voient pas la rose à l’intérieur d’elles-mêmes
quelqu’un d’autre doit la leur montrer.
Un des dons les plus extraordinaires qu’une personne puisse posséder
est d’être capable de passer à travers les épines
et de trouver la rose à l’intérieur des autres.

C’est la caractéristique de l’amour, de regarder une personne
et connaissant ses erreurs, de reconnaître la noblesse dans son âme.
Et de l’aider à réaliser qu’elle peut dépasser ses erreurs.
Si nous lui montrons la rose, elle fera la conquête des épines.
Alors elle fleurira, et plus loin fleuriront trente, soixante
une centaine de plants comme celui qui lui a été donné.

Notre devoir en ce monde est d’aider les autres
en leur montrant leurs roses et non leurs épines.
Alors seulement nous atteindrons l’amour
que nous devrions ressentir pour chacun
alors seulement nous fleurirons dans notre propre jardin.

Un Jour d’Amour…

.

Que peut remplacer la chaleur d’un Cœur

En Amour comme en Amitié, 

le souffle d’un mot baigné dans un regard de tendresse et de générosité …

un geste maladroit tenté doucement envers l’autre, timidement mais intensément …

Une mèche égarée par la brise, captant le regard de l’aimé à l’en distraire …

jusqu’à ce que son doigt la replace amoureusement …

Une carte arrivée , deux mots d’Amitié pour ce jour d’Amour …

Un bouquet épanoui , quelques roses « rouges », colorées de son cœur qui n’ose dire …

Le cadeau éternel choisi pour ce jour là, choisi pour engager leur vie…

Que peut remplacer la chaleur d’un Cœur

Une main tendue vers l’être qui est seul, qui a froid, qui a tant besoin d’être aimé … juste ce jour là…

Une caresse pour l’enfant rejeté , qui a le Cœur qui pleure…

Un regard de compassion, un geste d’Amour pour celui qui n’a plus personne au seuil du grand passage…

Un mot d’espoir pour celui abandonné, qui a le Cœur qui saigne, torturé d’abandon…

Que peut remplacer la chaleur d’un Cœur

Une journée dans l’année pour se consacrer à l’autre…

Le choyer, le chérir, lui ouvrir son Cœur à nu…

Lui redire tous ces mots que l’on ne se dit plus…

Refaire ces gestes qui nous ont tant plu…

En inventer aussi…

juste pour ce jour là

Que peut remplacer la chaleur d’un Cœur

Un jour pour pardonner,

un jour pour oublier,

un jour pour espérer,

 pour seulement…

AIMER

Âge mûr ?

J’ai deux filles qui ont la quarantaine …

Cela m’amène aujourd’hui à une réflexion sur le sens de la vie .

.

On considère que l’âge mûr commence vers 40 ans en général. Pourquoi 40 ans est-ce considéré comme une sorte d’âge fatidique qui serait comme la « crise du milieu de vie » ?

En fait,  à 40 ans, c’est l’heure des premières réflexions, des premiers bilans…

Qu’ai-je fait de ma vie ?

Ai-je bien fait les bons choix ?

Ai-je accompli ce que je voulais faire ?

C’est à cet âge que l’on commence à s’interroger sur « soi », ce qui provoque parfois de grands bouleversements dans sa vie de famille ou dans sa vie professionnelle, selon que l’on pense avoir fait les bons ou les mauvais choix…

On considère donc 40 ans comme l’âge d’entrée en âge mûr!

Il est vrai qu’à cet âge, beaucoup d’évènements ont déjà eu lieu, et qui ont accélérer une certaine prise de conscience, la conscience du temps qui passe, du temps qui reste pour finir ce que l’on a commencé ou ce que l’on a pas encore entamé.

On prend conscience que les enfants grandissent, que les premières rides se font plus marquées; on remarque un peu plus les décès autour de nous,…

Ces évènements, du plus banal au plus important, nous donnent tous cette idée :dépêchons-nous si l’on veut en profiter …

On réalise soudain que tout va s’arrêter et que le temps lui, file à tout jamais …

Alors, on fait le bilan, on regarde en face les lacunes et les erreurs que l’on a commises au long de ces années.

On peut se rendre compte de la routine qui s’est installée dans le couple: on ne regarde plus vraiment l’autre comme un amant ou amante mais comme un compagnon de route ou l’autre parent des enfants …

Au travail, on supporte de moins en moins les contrariétés, on se méfie des plus jeunes qui arrivent sur le marché, ceux qui maitrisent mieux et plus vite l’informatique que vous, qui parlent mieux une autre langue, qui réagissent et enregistrent plus vite…

Bref, on commence à se sentir légèrement à la traine ou quelque peu dépassé, on a l’impression que sa vie n’est pas telle qu’on l’avait désirée, on commence à avoir aussi un sentiment d’urgence et un désir de changement , parfois même une très grande envie de donner un coup de pied dans tout çà et tout refaire autrement !!!

Et çà, çà peut se révéler très problématique !

Alors bien sûr il y a toujours ceux ou celles qui sont les plus chanceuses, qui ont pu se réaliser et qui se sont « trouvées »….

Je vous rassure, c’est loin d’être la majorité …. mais ces personnes là passent le cap de la quarantaine sans aucun souci. Pour elles, l’heure des premiers bilans leur apportera une certaine plénitude et aussi une certaine satisfaction.

Les personnes qui ne traversent pas de crise à 40 ou 50 ans sont souvent celles qui ont une vie équilibrée et qui sont parvenues à donner un sens à leur existence et ce dans plusieurs domaines: amour, travail,famille, loisirs personnels …

Cela ne signifie pas que tout va pour le mieux, mais qu’il y a équilibre dans les éléments qui composent leur existence.

Effectivement c’est quand cet équilibre dans la vie fait défaut que ce passage est très difficile.

Quand le travail a la place primordiale : on pète les plombs et on fait n’importe quoi…

Quand le physique a la place primordiale : on fait son premier lifting pour ne pas perdre sa seule « arme »…

Quand on a consacré tout son temps aux enfants : on déprime quand ceux-ci prennent leur autonomie…

Quand on pense ne pas avoir eu assez d’expériences : on prend un amant ou une maitresse …

Tout ceci n’est fait que pour redonner un sens à son existence.

Tout bouleversement est loin d’être un nouveau départ et certains de ces faux départs se soldent par des séparations sanglantes, des dépressions sévères, des vies de famille brisées etc…

Et puis, une autre catégorie que l’on rencontre de plus en plus : ceux qui n’acceptent sous aucun prétexte que l’âge fasse la loi! 

Ceux là refusent tout simplement de vieillir et font tout ce qu’ils peuvent pour rester « jeunes » et cela donne parfois des résultats navrants et ils finissent par se détruire psychologiquement

mais ,

cela est une autre histoire ….

______

Vivre le moment présent …

Tout d’abord, je tiens à vous dire que le « moment présent » détient un Pouvoir…
celui de la transformation de la conscience : en vivant dans l’instant présent, cela permet de transcender notre ego et d’accéder à un « état de grâce, de légèreté et de bien être ».

Il ne s’agit aucunement de « renier » son passé ni « d’occulter » l’avenir ….

Qu’est-ce qui nous empêche de penser et de vivre le moment présent : c’est l’identification au « mental », car celle-ci amène la pensée à devenir compulsive.
L’incapacité à s’arrêter de penser est une épouvantable affliction … (vous seriez une exception si vous m’assuriez du contraire ! rires)

Nous ne nous en rendons pas compte parce que presque tout le monde en est atteint: nous en venons à la considérer comme normale.
Cet incessant bruit mental nous empêche de trouver ce royaume de calme intérieur qui est indissociable de l’Etre.
Ce bruit crée également un faux Moi érigé par l’égo qui projette une ombre de peur et de souffrance sur tout…. (là, je vous sens d’accord avec moi et je pense que vous venez de commencer de comprendre où je veux en venir avec mon moment présent ! re-rires)

Le penseur compulsif, c’est à dire presque nous tous, vit dans un état d’apparente division, dans un monde déraisonnablement complexe où foisonnent perpétuellement problèmes et conflits, un mode qui reflète l’incessante fragmentation du MENTAL.

Un état d’unité avec l’être est un état d’illumination.
L’illumination est non seulement la fin de la souffrance et du perpétuel conflit en soi ou avec le monde extérieur, mais aussi d’un épouvantable esclavage, celui de l’incessante pensée.
Et c’est là (j’en ai fait ma propre expérience…sourire) une incroyable LIBERATION!

Le mental crée un écran opaque de concepts, d’étiquettes, d’images, de mots, de jugements, et de définitions qui empêchent toute VRAIE relation …. (et croyez-moi encore, c’est bien vrai , j’en ai suffisamment fait les frais !!!)

Cet écran « mental » s’interpose en vous et vous-même, entre vous et les autres, entre vous et la nature, entre vous et le Divin ou l’Energie Supprême ou certains l’appellent Dieu !
Cet écran de pensées amène cette illusion de division, l’illusion qu’il y a vous et un « autre », totalement séparé de vous.
Il ne faut pas oublier un fait essentiel: derrière le plan des apparences physiques et de la diversité des formes, vous ne faites qu’UN avec TOUT ce qui est.

Penser est devenu une maladie et celle-ci survient quand les choses sont déséquilibrées.
Par exemple, il n’y a rien de mal à ce que les cellules du corps se divisent pour se multiplier, mais lorsque ce phénomène s’effectue sans aucun égard pour l’organisme dans sa totalité, les cellules prolifèrent et la maladie s’installe . Vous me suivez ?

Le MENTAL est un merveilleux outil si l’on s’en sert à bon escient.
Dans le cas contraire, il devient très destructeur.
Plus simplement, ce n’est pas que vous utilisez mal votre mental,c’est plutôt qu’en général, vous ne vous en servez pas du tout : car c’est LUI qui se sert de vous ! Et c’est cela la maladie, puisque vous croyez être votre mental.
C’est cela l’illusion. L’outil a pris possession de vous.

Posez-vous cette question : puis-je me libérer du mental quand je le veux ? (c’est à dire arrêter complètement de penser sur demande ?)

Si la réponse est NON , dans ce cas, le mental se sert de vous et vous, vous êtes inconsciemment identifié à LUI.
Vous ne savez même pas que vous êtes son esclave!
C’est un peu comme si vous étiez possédé sans le savoir, et que vous preniez cette entité qui vous possède, pour vous.

La liberté commence quand vous prenez conscience que vous n’êtes pas cette entité, c’est à dire le penseur.
Là, vous pouvez commencer à la surveiller et quand vous vous mettez à observer le penseur, un niveau plus élevé de conscience est activé et vous comprenez petit à petit qu’il existe un immense royaume d’intelligence au delà de la pensée et que celle-ci ne constitue qu’un infime aspect de cette intelligence.

Vous allez réaliser aussi que toutes les choses vraiment importantes : la beauté, l’amour, la créativité, la joie, la paix…… trouvent leur source au delà du mental.
Et alors, vous allez commencer à vous éveiller!

Ne laissez pas vos pensées vous mener par le bout de votre ego ….
soyez seulement Vous
et votre Coeur …
Prenez le pouvoir de l’instant présent .

Bien sûr, s’il y a demande d’explications supplémentaires ….rires ….. je répondrai sans problème ( j’essaierai le mieux possible)

Pourquoi vous faire partager ceci ?

Tout simplement parce que j’en ai moi-même fait l’expérience au cours de ces 10 mois passés dans un cauchemar intérieur géré par le mental….
Je m’en suis libérée grâce à la lecture de ce livre (Le pouvoir du moment présent de Eckart Tolle)
Pour tous ceux qui souffrent de cet emprisonnement de leurs pensées (ils sont malheureusement la majorité dans la triste époque que nous vivons!) je souhaite qu’ils s’en libèrent également.

______________________

Liberté…d’être soi-même (suite)

Comment conquérir cette Liberté d’être Soi-même  ?

En consentant à ressentir nos émotions

Ressentir nos émotions signifie les accueillir,

bien sûr,

mais ça exige plus que cela.

Nous devons les ressentir complètement et les laisser

être présentes durant tout le processus qui constitue leur « vie ».

L’émotion traverse plusieurs étapes .

Il ne faut pas lui opposer des obstacles,

il faut  laisser l’émotion nous informer sur ce qui nous atteint,

nous manque et nous importe.

Comprendre mieux ce qui nous arrive et

pouvoir davantage tenir compte de nos besoins.

Consentir au besoin

Comme l’émotion, le besoin s’impose à nous.

Notre pouvoir sur son existence se limite à le combler

ou à refuser de le combler.

Le premier choix le fera disparaître au moins temporairement.

Certains besoins sont en effet récurrents.

La faim est l’exemple parfait d’un besoin qui revient régulièrement.

Il en est de même de l’affection,

du désir sexuel et de plusieurs besoins affectifs.

Si nous choisissons de ne pas combler notre besoin,

il subsistera tout simplement et prendra forcément de l’ampleur.

C’est parfois à notre insu qu’il grandira.

Alors, le manque donnera naissance

à toutes sortes de symptômes qu’après un certain temps

nous ne pourrons plus relier au besoin.

Ensuite, c’est la descente aux enfers qu’entraîne le refus des besoins.

Pour utiliser une fois encore l’analogie avec le plan physique,

ce n’est pas parce que nous ignorons  notre  faim qu’elle disparaît.

Le signal habituel par lequel elle nous est indiquée

pourra s’estomper,

nous laissant sous l’impression que nous n’avons  plus faim.

Mais il sera remplacé par d’autres signaux:

faiblesse, mal de tête…

Si nous cessons de nous alimenter sous prétexte

que nous ne ressentons pas la faim,

c’est sur notre santé elle-même que nous constaterons des répercussions.

Le combat « contre » un besoin est une lutte

parfaitement stérile car l’existence du besoin n’est pas soumise à la volonté.

À cet égard,

les besoins psychiques fonctionnent sur le même modèle

que les besoins physiques:

on ne le choisit pas.

Cependant,

alors que les besoins physiques trouvent la plupart du temps une réponse automatique,

la réponse aux besoins psychiques est soumise à notre libre-arbitre.

Voilà pourquoi nos besoins affectifs sont souvent malmenés!

Nous exprimer  » réellement « 

Pour nous assumer,

il est nécessaire que nous nous exprimions 

lorsque l’enjeu a de l’importance pour nous.

Il y a plusieurs modes d’expression:

les gestes, les paroles, les actions, les choix.

On peut s’exprimer par son attitude,

son habillement, en faisant une demande, en répondant à une demande…

s’exprimer en fait, c’est se montrer.

Pour contribuer à la conquête de notre liberté,

la qualité de notre expression est capitale:

il faut extérioriser ce qui est réellement important

et ‘oser s’impliquer en le faisant.

Une telle expression génère en effet des émotions;

nous devons être « en contact » avec nous et

nous laisser vivre les émotions qu’elle déclenche.

Et comme pour nous assumer

il est nécessaire d’être nous devant les autres,

il est indispensable aussi que nous demeurions sensible aux émotions

et réactions des personnes face auxquelles nous  nous exposons.

Bien des gens ne sont pas habitués à cette manière de s’exprimer

« directement ».

Mais il est possible de devenir habile à le faire si on pratique un peu.

Prendre en charge la satisfaction de nos besoins

Prendre en charge la satisfaction de nos besoins

ce n’est pas les combler nous-même

mais plutôt de prendre l’initiative de faire ce qu’il faut pour les combler.

Parfois nous pourrions y répondre nous-même,

mais d’autre fois

il nous faudra alors faire des demandes,

exposer nos besoins, négocier et même

les défendre pour qu’il soit possible de les satisfaire.

Pour plusieurs d’entre nous,

il est difficilement acceptable de porter l’entière responsabilité de nos besoins.

Certains refusent parce qu’ils voient dans l’initiative des autres à leur égard,

une preuve de considération ou d’amour.

(« N’est-ce pas une grande preuve d’amour d’être deviné », pensent-ils.)

D’autres s’y objectent parce que faire connaître leurs besoins,

dire ce qui leur importe,

c’est trop se dévoiler et surtout,

c’est informer l’importance qu’ils lui accordent.

(« Je ne vais quand même pas lui dire que

j’aimerais voir plus directement son appréciation;

il va penser que je le prends pour mon père ! »)

En prenant nos besoins en charge, en effet,

non seulement nous exposons ce que nous sommes,

mais en plus nous avouons à d’autres

l’importance qu’ils ont dans notre vie!

Il y a là un risque:

celui de n’avoir pas la même importance pour l’autre

ou que le besoin de l’autre ne coïncide pas avec le notre.

Il se peut que nous vivions cette différence comme un rejet,

que nous soyons dévalorisé ou que cela blesse notre orgueil.

Si nous considérons comme dramatique

l’un ou l’autre de ces scénarios,

il est évident que nous nous astreindrons.

Nous choisirons alors de renier notre besoin ou

d’attendre que l’autre le prenne en charge.

Si au contraire nous sommes prêts à risquer de faire face à un refus,

nous aurons fait un pas de plus

vers le respect de ce qui nous importe.

Même insatisfaite, nous sortirons alors plus libre, grandie.

Voilà à quoi se résume essentiellement le chemin qui mène à la liberté.

Le parcours peut s’avérer relativement facile

lorsqu’on transige avec certaines personnes

et très difficile avec d’autres.

Le risque d’être nous-même

est particulièrement grand avec les personnes qui ont le plus d’importance à nos yeux.

Pour conquérir notre liberté avec ces personnes

il faut prendre d’autres réalités en considération.

La fausse liberté

Il n’est pas possible d’aborder la question de la recherche de liberté

sans parler de ce qu’on considère parfois comme des solutions

pour obtenir le même genre de sérénité.

Il y a quelques écueils qui ne sont pas toujours visibles à première vue,

pour permettre à ceux qui le désirent, de faire des choix plus éclairés.

L’acceptation inconditionnelle

Il existe des mouvements de croissance personnelle

qui offrent l’acceptation et l’amour inconditionnels.

Dans ces groupes, les gens sont assurés d’être acceptés et aimés

pour ce qu’ils sont,

avant même d’être connus;

il n’y a aucun risque d’être critiqué ou rejeté si on se montre « authentique ».

L’acceptation inconditionnelle est une attitude préconisée 

pour faciliter , une ouverture à sa vie intérieure et,

à la longue,

une plus grande acceptation de son expérience.

L’acceptation inconditionnelle est une attitude « thérapeutique »

et ne peut se pratiquer qu’en situation thérapeutique

parce qu’elle exige qu’on soit complètement « centrée » sur la personne.

Cette attitude n’est pas ni naturelle ni saine

dans une relation inter-personnelle ordinaire.

Même la mère la plus aimante ne peut tenir cette position

continuellement avec son enfant.

À certains moments,

ce que vit ou fait son enfant la bouleverse et elle réagit.

Elle ne pourra,

par exemple

accepter inconditionnellement que son bébé la repousse,

que son adolescent se comporte comme s’il la méprisait.

Préconiser un mode de relation basé sur l’acceptation inconditionnelle,

c’est oublier que celle-ci n’est possible que dans la mesure

où ce que vit ou fait l’autre n’a pas réellement d’effet sur notre existence.

C’est donc encourager les personnes à renier

parfois ce qu’elles vivent ou à le fausser artificiellement.

En plus,

cela laisse faussement croire à ceux qui n’y arrivent pas

qu’ils sont inadéquats.

Enfin,

on peut comprendre

qu’à cause de l’absence de risque qu’elle implique,

l’acceptation inconditionnelle ne peut, en elle-même,

conduire à la liberté intérieure,

même si elle est très utile pour apprendre à tenir compte de ce que l’on vit.

L’expérience d’être accepté inconditionnellement

peut cependant inciter à accueillir davantage son expérience

L’absence de risque

Il est tellement difficile d’oser être à la hauteur de ce que l’on vit

et de l’exprimer ouvertement

qu’on cherche souvent à minimiser les risques.

Par exemple,

on prend la précaution de prévenir son interlocuteur

de ce qu’il pourrait vivre en nous entendant,

on s’excuse d’avance de l’impact que nos gestes

ou nos propos auront sur lui, etc…

L’action qui permet de se posséder

c’est celle où justement on s’assume devant une adversité potentielle.

Il n’est pas nécessaire que l’adversité se manifeste,

il est seulement indispensable qu’elle existe réellement dans notre esprit,

que le risque de ne pas être accepté soit subjectivement présent.

On peut comprendre pourquoi la culture de certains groupes de  croissance

et de support ne conduit pas à s’assumer réellement comme personne.

On peut comprendre également,

la tentation,

pour éviter l’insécurité,

de rechercher les groupes qui promettent cette protection.

L’autarcie

Une autre optique fort à la mode consiste à choisir de s’auto-suffire.

À l’encontre même de l’interdépendance

qui caractérise les êtres vivants dans toute la nature,

on choisit de se donner soi- même

ce qu’on pourrait chercher à obtenir des autres.

Cette façon de voir repose en partie

sur une conception de la responsabilité qu’on pourrait illustrer ainsi:

‘il s’agit de mes besoins, c’est donc à moi d’y répondre ».

C’est ainsi qu’on recommande de « s’aimer soi-même »,

« d’être sa propre mère »,

« de se confirmer soi-même »,

« de s’encourager soi-même ».

Cette tentative maladroite d’indépendance

est un choix que plusieurs font après plusieurs tentatives infructueuses

dans les relations inter-personnelles.

D’autres fois,

c’est une peur excessive de la dépendance

qui entraîne la personne dans cette direction.

Une telle option n’est pas prometteuse de satisfaction

car il est impossible de se suffire affectivement.

Les échanges affectifs sont en effet

une nourriture psychique nécessaire durant toute notre vie.

Au bout du compte,

cette méthode permet de moins se buter sur des noeuds relationnels,

mais c’est au prix d’une solitude qui en découle nécessairement

et des manques affectifs qui s’ensuivent.

Et comme cette stratégie s’appuie sur un retrait

et un évitement du contact avec les autres,

elle ne permet pas non plus d’augmenter le sentiment

d’être une personne libre,

capable de se vivre pleinement en relation avec les autres.

C’est donc sur une fausse piste que nous conduit cet objectif.

Ce n’est pas parce que je suis responsable de mon besoin

que je peux remplacer adéquatement le support affectueux d’une mère

en me supportant « affectueusement » moi-même.

Se laver le cerveau et passer outre les difficultés

L’auto-persuasion

est une tactique qui prend de plus en plus d’ampleur.

Elle vise à passer outre aux difficultés réelles

vécues par rapport à soi-même et par rapport aux autres.

Dans cette optique,

on tente de se débarrasser de ce que l’on vit

en se convainquant que cela n’a pas de raison logique d’exister.

Cette approche logique réussit parfois à convaincre intellectuellement,

mais on pourrait dire que « le coeur ne suit pas »

et qu’il faut accepter d’ignorer son vécu profond

pour obéir aux directives qu’on se donne..

C’est comme si on avançait « déconnecté de soi-même ».

À cause de cela,

le chemin parcouru dans cette optique,

c’est-à-dire, sans tenir compte de notre vécu complet,

ne mène pas à une plus grande possession de soi,

mais au sentiment inverse:

on se sent dépossédé.

(Certains diront « Je suis perdu »,

« Je ne sais plus ce que je veux exactement »,

« Je ne sais plus qui je suis au fond ».)

La liberté intérieure n’est pas plus grande,

au contraire,

on a l’impression que c’est seulement en se persuadant

et en s’encadrant d’un contrôle perpétuel

qu’on peut réussir à fonctionner.

On se retrouve donc,

en quelque sorte,

dans une prison différente dont on est soi-même le gardien,

mais sans plus de liberté.

Conclusion

Frederick Perls, le père de la Gestalt,

disait qu’il faut d’abord être ce que l’on est si on veut changer.

À première vue cela ressemble à une tautologie,

mais en fait ça n’a rien d’évident.

On pourrait dire que pour devenir intérieurement libre,

il est nécessaire d’être en contact avec soi

et de se donner la liberté d’être soi.

Cela signifie d’abord de s’autoriser à être atteint par les choses

et les personnes comme on l’est,

donc d’avoir les émotions et les besoins que l’on a réellement.

Cela signifie ensuite de se vivre ouvertement tel que l’on est,

car la liberté d’être est illusoire

si elle s’applique seulement en catimini.

En d’autres termes ,

« j’existe, donc j’ai le droit d’exister »,

« je ressens, donc j’ai le droit de ressentir »,

« j’ai tel besoin, donc j’ai le droit de l’avoir »

car en fait,

je suis la seule qui puisse m’octroyer ces droits

et décider d’exister.

Si j’ai besoin des autres

dans cette démarche d’affirmation libératrice,

c’est surtout à titre de témoins

auxquels j’accorde une valeur ou un pouvoir.

M.Lariney

 

Voilà !

J’ai peut-être été un peu longue penseront certains,

mais,

quand on est passionnée de psychologie …

on ne tarit pas! 

Il faut dire que les sujets sont toujours très vastes

On pourrait en parler et développer

pendant des jours …

 

Liberté … d’être soi-même

 

Chacun d’entre nous aspire à une sorte de bien-être,

une sérénité provenant de la capacité d’être soi- même.

Cette liberté d’être nous manque souvent,

même seul avec nous-même et elle est fortement mise à l’épreuve

dans nos relations avec les autres.

C’est très souvent le contraire que nous éprouvons:

nous vivons des impasses,

nous butons à répétition sur les mêmes difficultés et

nous demeurons prisonniers dans les mêmes noeuds.

 Il existe,

deux sortes de situations dans lesquelles

on a l’impression d’être prisonnier de soi-même ou de son passé.

Il y a d’une part,

les expériences incomplètes qui surgissent souvent et avec force,

à des moments où on ne s’y attend souvent pas.

Il y a d’autre part,

les scénarios stériles que nous répétons

à travers nos nombreuses relations significatives.

.

Je suis libre lorsque…

.

… je suis capable de te dire que je t’aime et que ton amour est crucial pour moi
… je peux risquer d’être ridicule pour faire ce qui me plaît
… j’oser montrer que je ne suis pas sûr de moi
… je suis capable de te demander de t’occuper de moi quand j’en ai besoin
… je suis capable d’avouer mon inconfort même devant des gens importants pour moi
… je supporte facilement la critique
… je suis capable de te montrer à quel point je te trouve attirant
… je prends le risque de demander des critiques
… je suis prête à t’avouer mon amour sans être certaine de tes sentiments

.

Je ne suis pas libre lorsque…

.

… j’attends anxieusement que tu m’aimes
… je renonce à m’exprimer par peur du ridicule
… je bégaie par manque d’assurance
… je te manipule pour que tu t’occupes de moi
… je te cache combien tu me séduis
… je croule sous la critique
… je me haïs de rougir en m’exprimant
… j’ai besoin qu’on m’approuve mais je n’ose pas le demander
… je cherche à capter l’attention en faisant mine de rien
… je considère mes besoins affectifs comme infantiles
… je m’excuse lorsque tu n’aimes pas ce que je ressens

.

Qu’est-ce que cette liberté?

.

C’est une indépendance intérieure.

C’est celle qui me permet d’oser être moi-même,

en tout temps,

avec toutes les personnes qui ont de l’importance à mes yeux.

C’est la liberté qui me permet de ne pas avoir besoin de me durcir

pour le faire ou de nier l’affection et l’estime que j’ai pour eux.

Je crois que chaque personne aspire à cette liberté qui est,

en fait,

une liberté intérieure.

Je crois même que chacun d’entre nous travaille assidûment à la gagner.

Cette liberté correspond à l’idée qu’on se fait d’être bien dans sa peau:

être à l’aise d’être soi-même,

qu’on soit seul ou en relation avec d’autres personnes.

Même si l’atteinte de cette liberté est un objectif crucial dans notre vie,

il peut arriver qu’on y renonce.

Mais c’est le découragement devant la difficulté

ou l’usure d’avoir beaucoup essayé en vain,

qui nous conduit à ce point.

Nos essais ne donnent pas les résultats escomptés

et on n’a plus l’espoir d’y arriver ou l’énergie de continuer.

On opte alors pour laisser faire:

renoncer « à être comme on voudrait être » avec son conjoint,

son fils, sa mère…

Le plus souvent,

ce renoncement s’accompagne d’une distance

et d’un refroidissement des sentiments.

On abandonne parce qu’on ne sait plus quoi faire,

mais le besoin de se vivre librement demeure

et le retrait nous laisse triste, sinon amer.

D’autres fois,

l’abdication est catastrophique.

Ne parvenant pas à être bien dans notre peau,

on opte pour les anti-dépresseurs,

les anxiolytiques,

l’alcool,

devenir une bête de travail…

Ce choix peut être situationnel,

mais pour il peut imperceptiblement devenir définitif.

À quelles conditions est-il réaliste d’aspirer à gagner cette liberté intérieure?

Par quel chemin est-il possible de devenir bien dans sa peau

et satisfait de sa façon d’être dans toutes ses relations?

Il n’y a pas de recette miracle,

mais un chemin bien particulier.

On pourrait dire que ce chemin n’est pas tellement fréquenté,

parce qu’il est inconnu.

Mais il faut reconnaître aussi qu’il rebute,

à première vue car il comporte de volumineux cahots

qui peuvent décourager celui qui craint de vivre avec ses sentiments.

Mais ce chemin est comme certaines montagnes

et certaines mers:

une fois qu’on devient habile à les fréquenter,

aucun autre ne nous paraît meilleur et plus satisfaisant.

.

Le chemin de la liberté

.

Chaque fois que je m’assume,

je fais un pas en direction de la liberté intérieure.

Qu’est-ce que m’assumer?

C’est me porter avec ce je ressens,

avec mes besoins,

mes valeurs,

mes aspirations.


À première vue

il peut être étonnant de lire que le chemin pour gagner la capacité d’être libre

passe par cette façon d’assumer ses sentiments et ses besoins.

Nous avons plusieurs objections à accorder une telle place

à nos émotions inconfortables et à nos besoins compromettants.

Nous sommes plutôt tentés de croire que c’est

en étant accepté et aimé comme nous sommes,

voire inconditionnellement,

qu’on bâtit la sécurité nécessaire pour nous sentir libre d’être nous-même.

C’est avec cette conviction d’ailleurs qu’on s’acharne

parfois à rechercher l’amour, l’acceptation, l’approbation.

On constate toutefois que même en les obtenant gratuitement,

on ne parvient pas à s’accepter mieux ou à se sentir plus libre d’être nous-même.

Tout l’amour du monde et toute l’acceptation des êtres chers ou estimés

ne parviennent pas à nous transformer en personnes libres d’être elles-mêmes.

C’est une grave erreur de croire qu’on puisse se donner soi-même,

artificiellement,

l’amour ou la reconnaissance qu’on attend des autres.

Et c’est aussi une erreur de penser que l’amour et la reconnaissance des autres

peuvent nous transformer alors qu’au fond nous refusons d’en éprouver le besoin.

L’amour, l’acceptation, la reconnaissance

des personnes qui ont de l’importance à nos yeux

peuvent constituer une nourriture affective fort précieuse,

mais à trois conditions:

 

que je consente réellement à en avoir besoin,

que je prenne l’initiateve d’exprimer mon besoin,

qu’il s’agisse d’une personne très importante à mes yeux

 

 

Contrairement à ce qui paraît logique à première vue,

ce n’est pas le fait de recevoir qui augmente notre solidité

et notre liberté d’être,

mais bien le fait d’oser être ce que nous sommes.

En consentant à vivre mes émotions,

à éprouver les besoins qu’elles sous-tendent

et en étant expressive de ceux-ci,

j’obtiens deux résultats importants.

Non seulement je m’assume comme personne,

mais en plus j’augmente mon estime de moi.

C’est par ce chemin aussi que celui qui veut s’aimer davantage y parviendra

car « l’amour de soi » est en fait une « considération de soi » qu’on gagne

à force d’agir d’une façon estimable à nos propres yeux.

 

.

Le cul-de-sac

.

Affirmer qu’il faut porter ses besoins ouvertement est

« contre-culturel »

pour la plupart d’entre nous.

Nous avons appris à refuser les sentiments qui nous procurent de l’inconfort.

Nous avons aussi acquis la conviction que la dépendance

à l’égard d’une personne aimée ou estimée

est un signe de faiblesse psychologique,

une sorte de preuve qu’on est incapable de vivre par soi-même.

Cela nous porte parfois à nous rebeller

contre l’ascendant qu’une personne exerce sur nous

et à le camoufler devant elle.

.

 

Si ces réflexions vous ont intéressé,

demain je vous donne la manière de

« Conquérir »

cette liberté d’être soi-même …

car il ne faut jamais oublier

qu’il y a toujours une solution et un remède

à chacun de nos problèmes comportementaux …

c’est çà qui est passionnant !

.

L’homme sans voix

 

Sans jamais m’asséner un seul coup
ils m’ont brisé!

Ils m’ont enveloppé de leur silence
et de leur seul regard
sommé de porter la prunelle basse
(en tout temps).

Toute leur vie
ils ont regardé au-dessus de ma tête
s’appuyant sur mon crâne
pour rabaisser ma voix
quand j’osais être
(quelque peu seulement).

Maintenant
j’ai peine à sortir d’un sommeil
qui ressemble plus à une mort raide
qu’au calme autrefois ordonné.

Est-ce que j’existe?
Pourtant oui… je sens mon coeur battre dans le béton de ma prison.
Pourtant non… je deviens muet sous le seul poids d’un regard ouvert.

J’ai avancé en âge
pourtant
leur voix d’antan est tout aussi cruelle
elle traverse mes enfants
pour me joindre au coeur même
de ma jeune plaie.
Je donne l’espace de leur vie
à mes enfants.
Pourquoi eux aussi
m’écrasent-ils au passage
comme une flaque transparente?

Je voudrais tellement
éclater mes chaînes par hurlement
et noyer mes songes de bêtes muettes!
Je sens un son rouge se former dans ma mémoire
et la force surgir du fond.

Bientôt je me lèverai
et sans permission aucune
j’élèverai la voix
(très haute)

pour exister.


poème de Michelle Larivey

Inspiré par ceux qui
doivent arracher leur droit d’être vivant
à une enfance de restriction.

Michelle est devenue psychologue en 1969 et a toujours oeuvré en cabinet privé. Elle a complété sa scolarité et son internat de doctorat à l’Université de Montréal, en psychologie sociale. Par la suite, elle a suivi une formation pratique approfondie à l’Institut de Formation par le Groupe (Montréal), avec un accent sur l’intervention en milieu organisationnel, la formation professionnelle, l’animation de groupe ainsi que les processus d’apprentissage et de changement. C’est à la même époque qu’elle entreprenait une formation à pratique de la psychothérapie au cours de laquelle elle fut exposée à l’influence de plusieurs approches de même que différents superviseurs et formateurs, notamment au National Training Laboratory (Chicago et Los Angeles).

Le 11 novembre 2004, Michelle Larivey est décédée au terme d’une longue lutte contre le cancer. Elle a quitté sereine, ayant pu profiter pleinement de l’amour de ses proches après avoir combattu la maladie de toutes ses forces, avec un courage et une ténacité qui ne cessaient de nous étonner.

Michelle nous laisse le souvenir d’une personne remarquable par sa chaleur, la qualité de sa présence, la rigueur de sa pensée et la diversité de ses talents. Audacieuse dans ses entreprises, exigeante avec ceux qu’elle aimait presque autant qu’avec elle-même, elle restait toujours aimante et sensible à la beauté intérieure des personnes qu’elle rencontrait. On ne peut penser à elle sans se souvenir de son profond respect pour tous les êtres vivants et à sa façon généreuse d’accueillir et de soutenir chacun dans son courage autant que sa détresse.

Elle laisse parmi nous un vide immense qui nous déchire, mais son souvenir continue de nous inspirer dans la recherche de l’excellence et de la pleine expression de nos talents. Sa bonté, sa tendresse et sa joie de vivre ont transformé l’existence d’un grand nombre de personnes qui lui restent reconnaissantes. Ceux qui ont partagé sa vie en sont sortis grandis.

 

 

Le Bonheur…

 

Nous cherchons tous à être heureux.

Pourtant, nous atteignons rarement le bonheur.
.
Pourquoi est-il si rare qu’on y parvienne?

Le bonheur est-il une expérience si complexeou si étrange

pour n’être accessible qu’à quelques êtres exceptionnels?

Qu’est-ce que c’est, au juste?

.

Apparemment,

nous le définissons chacun à notre façon,

avec nos aspirations, nos besoins et nos manques.

Ainsi,

plusieurs personnes seules considèrent

que le fait d’avoir un conjoint à peu près adéquat

suffirait à les rendre heureuses.

D’autres croient qu’elles atteindraient le bonheur sans difficulté

si elles gagnaient la loterie.
.
Il nous arrive même souvent de changer notre définition

selon les situations.

Lorsqu’on est affligé par une mauvaise grippe,

il nous semble que le bonheur c’est le bien-être

relatif dans lequel on se trouvait avant d’être malade.

Lorsqu’on est très fatigué,

il nous semble qu’un bon lit suffirait à nous rendre totalement heureux.
.
Pas étonnant qu’on parvienne si peu souvent au bonheur:

on ne sait même pas ce que c’est!

Avec une définition plus généralement applicable

il serait peut-être plus facile de l’atteindre,

car notre objectif serait plus clair.
.
Si les définitions du bonheur sont si nombreuses et aussi variables,

c’est parce qu’il s’agit d’une réalité qui n’est pas statique.

Le bonheur n’est pas une béatitude paisible à temps plein

ou une satisfaction totale définitive.

C’est une expérience où on éprouve plusieurs sentiments

et émotions, avec intensité.

C’est donc quelque chose d’intensément vivant et,

par conséquent, de très changeant.
.
Plus particulièrement,

le bonheur dépend de la satisfaction de nos besoins les plus importants.

Mais comme ces besoins sont en changement continuel,

l’expérience qu’on recherche est toujours

différente de ce qu’elle était la fois précédente.
.
De plus,

il faut bien se rendre à l’évidence:

le bonheur, ce n’est pas un cadeau gratuit!

Ça se gagne et ça se mérite,

car un aspect important du bonheur,

c’est notre satisfaction par rapport à nous- même:

le sentiment d’avoir accompli quelque chose qu’on considère comme valable,

important, et à la hauteur de nos capacités.
.
Ceci nous amène à un aspect important de la recette du bonheur:

nous partons tous égaux et

tous différents dans notre poursuite du bonheur.

C’est ce que nous réalisons qui le construit.

Ces réalisations se mesurent en rapport avec nos capacités:

il suffit d’aller au bout de ses propres capacités,

au bout de soi.

Chaque personne,

selon ses capacités particulières,

a besoin de réalisations différentes pour arriver à son bonheur.
.
À la condition d’y mettre l’effort et la persévérance nécessaires,

le bonheur est à la portée de chacun d’entre nous,

car il se mesure à partir de nos capacités individuelles.

C’est pour ça que tout le monde le recherche toujours:

c’est une mesure de notre capacité de vivre

à la hauteur de nos possibilités.

Selon les recherches du célèbre Abraham Maslow,

c’est même la satisfaction du besoin

le plus évolué chez les êtres vivants.

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Jalousie … quand tu nous tiens!

 

La jalousie est souvent considérée d’emblée comme une émotion malsaine. En réalité, il s’agit d’une émotion au même titre que les autres, ni saine ni malsaine en soi. Sa fonction est la même que celle des autres émotions: nous renseigner sur nos besoins. Ce qui pose un problème dans le cas de la jalousie, comme avec certaines autres émotions, ce sont plutôt les conduites morbides et dangereuses qui en découlent souvent.

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L’amour peut-il exister sans la jalousie? Lorsque nous choisissons d’accorder à quelqu’un une place prépondérante dans la satisfaction de nos besoins affectifs les plus importants, nous disons que nous aimons cette personne. Or cette place de choix correspond à une dépendance qui conduit facilement à la jalousie. On peut donc dire que l’amour et la jalousie sont des expériences indissociables.

Mais la jalousie n’est pas un problème en soi. Elle n’est que l’indice de la présence d’un problème; elle naît avec l’insatisfaction et l’insécurité. On éprouve de la jalousie lorsqu’on n’est plus satisfait auprès de la personne qu’on a choisi de privilégier et plus particulièrement lorsqu’on craint de perdre cette source de satisfactions importantes.

La jalousie peut donner lieu à des comportements destructeurs qui sabotent les fondements de la relation. Mais elle peut aussi servir de déclencheur pour nous amener à régler les problèmes personnels et conjugaux qui en sont la vraie source. C’est à nous de choisir entre la jalousie-émotion et l’existence jalouse.

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L’émotion de jalousie amoureuse est une expérience précieuse. L’envie qu’elle contient nous informe sur nos besoins en souffrance. La part de colère qui en fait également partie constitue une porte d’entrée sur nos problèmes personnels par rapport à ces besoins ainsi que sur nos résistances à ceux-ci.

Comme toutes les émotions, la jalousie n’est donc ni mauvaise ni bonne en soi, même si c’est une émotion souffrante. Sa mission spécifique consiste à révéler à la fois un besoin frustré et les obstacles intrapsychiques à leur satisfaction. Un contact adéquat avec cette émotion ne conduit pas aux gestes destructeurs qu’on associe à tort à l’agressivité qui fait partie de la jalousie. Au contraire, il permet de régler le problème qui suscite cette émotion.

L’existence jalouse

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L’existence jalouse est une toute autre chose que la jalousie en tant qu’émotion. Je désigne par cette expression l’ensemble des attitudes et des comportements malsains d’une personne qui éprouve une jalousie: manifestation d’agressivité à répétition, suspicions, intrusions, manipulation, harcèlement. Dans des cas extrêmes, la jalousie ainsi vécue peut même conduire à l’homicide.

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L’existence jalouse est une sorte d’existence « morte » et sans issue à cause des deux conduites qui la caractérisent: le camouflage du vécu et le contrôle du partenaire. Dans certains cas, on retrouve ces comportements à la fois chez le jaloux et son conjoint. Ce dernier se fait plus ou moins volontairement, complice de cette existence jalouse .

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Ce ne sont pas les comportements du conjoint qui sont à l’origine de l’existence jalouse ou de la jalousie morbide, mais ce sont des lacunes au plan des besoins affectifs et une déficience dans la gestion de ces besoins. Plus précisément, la jalousie apparaît lorsqu’il y a à la fois carence affective et refus obstiné de se mobiliser pour combler cette insuffisance .
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Que la carence soit importante et date de l’enfance n’a pas d’importance en soi. Ce qui importe, c’est que le jaloux n’arrive pas à s’occuper adéquatement de ses manques actuels. Il est donc normal que sa jalousie soit activée lorsqu’il voit son conjoint donner à un autre (même parfois ses propres enfants) ce que lui-même désirerait recevoir.
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De plus, l’absence de satisfaction peut amener le jaloux à rêver de situations où ses besoins seraient comblés. Mais il n’assume pas les fantasme d’infidélité qui naissent en lui. Il les projette plutôt à l’extérieur en les attribuant à son conjoint. Il est capable de faire cette projection en toute inconscience parce qu’il est incapable d’assumer l’ensemble de son expérience de vie amoureuse: ses manques, ses désirs et les fantasmes qu’ils suscitent. La projection sert alors de moyen pour se défendre contre sa propre expérience qu’il n’est pas disponible à assimiler. Elle lui évite d’avoir à tourner son regard vers l’intérieur pour se comprendre.

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Comment sortir de la jalousie

 

En gros on peut affirmer que c’est le contraire du camouflage et du contrôle qui permet de corriger une existence jalouse.

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Le conjoint

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L’existence jalouse ne pourra pas prendre d’ampleur si le conjoint n’en est pas complice. Pour éviter d’y contribuer, il doit devenir conscient de ce qu’il vit. S’il est infidèle d’une manière ou d’une autre, il importe qu’il identifie les besoins qu’il comble dans cette autre relation. Il faut également qu’il assume ses sentiments autant que ses désirs et ses actes. Enfin, il doit être prêt à parler ouvertement de tout cela à son conjoint.

Le jaloux tente toujours de rendre l’autre responsable de ses souffrance et de la détérioration de la relation. Conséquemment, le conjoint doit résister fermement à prendre sur lui les responsabilités qui ne lui appartiennent pas. Il doit même s’efforcer de remettre à l’autre celles qui lui appartiennent.

Il doit aussi refuser d’être coupable là où, selon sa conscience, il ne l’est pas. Mais dans la mesure où ses sentiments et ses actes sont assumés, il est peu perméable à la culpabilité.

Enfin, le conjoint doit être convaincu que la première fidélité est celle qu’il se doit à lui-même. Ce qui signifie que sa vitalité de même que celle du couple est tributaire de sa fidélité à son expérience totale. La manipulation a peu de prise sur celui qui tient avant tout à se respecter

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Le jaloux

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La première chose que le jaloux doit faire pour sortir de son existence jalouse, c’est exactement ce qu’il s’abstient généralement de faire, c’est-à-dire chercher les motifs personnels de sa jalousie. Ce n’est pas une tâche facile, mais c’est une démarche essentielle pour régler le problème de la jalousie morbide. En général la psychothérapie s’impose pour ce travail car il manque sérieusement de lucidité et de responsabilité par rapport à son expérience.

Cette recherche personnelle lui permet d’abord d’identifier ses besoins insatisfaits. Elle favorise aussi une meilleure compréhension des comportements aberrants qu’il considère habituellement comme de bonnes façons d’obtenir satisfaction. C’est également une occasion de reconnaître ses responsabilités concrètes dans la satisfaction de ses besoins.

Enfin, cette recherche met en lumière ses résistances à assumer ses besoins devant son conjoint, de même que les peurs que sous-tendent ces résistances. Avec l’aide de la psychothérapie, il peut explorer ses résistances et ses peurs, une condition indispensable pour les affronter efficacement et sortir de son existence jalouse.

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En fait…

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La jalousie, lorsqu’elle devient un mode relationnel, est l’arme la plus puissante pour détruire radicalement une relation et aliéner les deux personnes qui y sont impliquées. Parce qu’elle mise essentiellement sur l’évitement d’un dialogue sincère, sur la fuite des responsabilités de chacun devant la satisfaction de ses besoins et sur une tentative de contrôle motivée avant tout par le déni de son expérience réelle, l’existence jalouse est une recette infaillible pour conduire au malheur.

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Mais si on choisit de regarder vraiment les problèmes importants et les insatisfactions graves qu’elle reflète, la jalousie peut devenir la manifestation de nos forces vitales les plus profondes. Si on repousse la tentation du contrôle illusoire et si on choisit la voie de la conscience lucide, la jalousie devient l’alliée de la relation, le signal qui permet de résoudre les problèmes avant qu’il soit trop tard.

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