L’Amour … une maladie ?

l’Amour est-il une maladie ?

Une question intéressante :

qu’est-ce qui est NORMAL en amour ?

 

De ne jamais avoir perdu la tête?

De ne jamais avoir eu « besoin » de l’autre ?

De n’avoir jamais pensé à elle, à lui, jour et nuit?

De garder de l’appétit?

De ne pas ressentir de manque quand il est loin,

quand elle s’en va ?

De mener une vie conjugale sans vagues,

sans histoire,

sans risque?
Ou encore de pouvoir continuer à gérer sa vie

( verbe affreux en amour, non?)

avant et après la rencontre,

comme si rien ne s’était passé?
Et dans ce cas,

serait-il normal de brûler d’anxiété près d’un téléphone?

D’être raidi par l’émotion,

à l’idée d’un rendez-vous?

De passer des heures à hésiter entre deux robes,

deux cravates pour être sûr de lui plaire ?

De ne rien pouvoir avaler?

De ressasser les mots qu’on aurait pu dire,

les gestes qu’on aurait pu faire?

De dormir mal?

De guetter le facteur comme le messie?

De courir à la gare …

De faire l’amour n’importe quand,

n’importe où,

d’être mort de trac?
D’aimer très fort au point de devenir un autre?

Au point de voir ses principes,

sa morale,

ses priorités voler en éclats.
Au point de tout remettre en question,

même ses parents,

même ses enfants.
Au point de croire qu’on aimera cet homme,

cette femme toute la vie et…

que ce soit vrai.
La passion est-il un signe de vitalité

et de bonne santé?

Est-elle la preuve que nous savons aimer?

Ou bien révèle-t-elle qu’une névrose

nous travaille en secret?

Même les psychanalystes sont partagés.

Certains voient la passion

comme une simple hypertrophie du sentiment amoureux.

D’autres pensent qu’elle n’a rien à voir avec l’amour

et que,

pathologiquement,

elle s’enracinerait dans des traumatismes infantiles non décelés.

Seulement, si çà tourne mal …

Qui pourrait trancher dans ces querelles d’école?

Néanmoins,

la passion heureuse est saluée comme un miracle

entre deux personnes qui savent si bien s’aimer.

On ne parle de déséquilibre que si cela tourne mal.

Et pourtant,

ce sont les mêmes symptômes,

la même obsession,

la même douleur de l’absence

et de la dépendance…

Notre névrose n’est pas d’aimer trop fort mais…..trop vite

Passons à la passion malsaine,

c’est à dire à la passion névrotique

et révélatrice d’un traumatisme infantile non décelé.

La passion,

qu’elle soit heureuse ou dévastatrice,

est surtout une affaire de tempérament…passionné.

Il faut pour en jouir (ou en souffrir)

un caractère entier et fonceur,

impulsif et positif,

incapable d’imaginer le pire

mais sachant très bien inventer l’avenir,

le rêver,

le créer à partir des bribes du présent.

Ne voyons pas la passion comme une tare

mais comme l’expression d’un tempérament de feu

qui nous porte vers les êtres et les choses

et nous pousse à mordre dans la vie

à pleines dents.

Il faut une belle énergie pour aimer.

C’est un trésor à préserver car notre tort

( ou notre névrose si nous en avons une)

n’est pas d’aimer trop fort

mais d’aimer trop vite.

Sans prendre le temps de réfléchir

pour savoir qui est qui

et déterminer en attendre quoi…

Nous sommes des imprudents qui fonçons tête baissée.

Quand nous aimons, nous adorons.

Nous aimons en bloc, sans prudence, sans calcul.

Dès lors,

il serait dommage de vouloir éteindre cette flamme

qui nous anime : elle fait notre richesse.

En revanche,

nous pourrions la tempérer d’un peu plus de raison

en évaluant la situation à chaque étape de l’amour.

Même la passion se construit pierre par pierre

et son issue,

heureuse ou malheureuse,

ne dépend pas que de nous.

Le dénouement fait intervenir l’entourage,

les enfants,

les familles et

surtout notre partenaire qui peut accepter ou refuser,

à un moment ou à un autre,

de nous accompagner dans nos rêves d’amour toujours.
Dans la passion heureuse,

il nous suit toute la vie.

Dans la passion tragique,

il nous lâche en cours de route…

c’est la seule différence.

Le mythe du coup de foudre

nous a longtemps laissé croire

qu’il n’existait qu’une seule personne au monde

capable de nous convenir et

que la reconnaissance était à la fois immédiate et définitive.

Or il est démontré

que le coup de foudre existe,

mais qu’il ne tombe pas du ciel.

Il est précédé d’un quantité d’explorations amoureuses,

durant lesquelles

nous avons eu des penchants pour tel ou tel.

En fait,

l’amour est un processus progressif

qui longtemps reste réversible,

c’est à dire facile à interrompre sans grande souffrance…

Ne pas rêver trop loin…sans l’autre

On entre dans la passion par étapes.

Or, à chaque étape,

il importe de faire le point afin de ne pas aller trop loin…

sans l’autre.

Car il arrive un moment où tout notre être,

tout notre avenir,

sont engagés dans cette relation.

Au point que nous ne puissions plus revenir en arrière

et nous séparer sans être ébranlés

– si ce n’est détruits -,

dans les fondements de notre personnalité entière.

En ce sens,

la passion destructrice ne vient pas d’un amour névrotique,

mais d’une erreur d’estimation.

Notre aveuglement,

notre inexpérience,

notre naïveté

ou tout simplement notre enthousiasme,

n’ont pas su voir venir le décalage

qui se creusait entre nos rêves et

la réalité de notre partenaire

qui n’a pas pu ou pas voulu nous suivre,

du moins aussi loin.

Toute relation commence par une attirance.

Quelque chose en cette personne

nous donne envie de la connaitre.

Ce n’est pas forcément sa beauté

mais une manière de parler,

de se tenir,

d’observer ou…

de nous regarder.

Elle nous intéresse,

nous intrigue.

A moins qu’elle ne nous paraisse

à la fois captivante et exaspérante.

En ce cas,

c’est de la contre-attraction,

c’est à dire que nous résistons à qui nous plait,

ce qui revient au même.

A ce stade,

les plus avertis d’entre nous se méfient déjà,

bien décidés à se mettre des œillères en passant leur chemin…

…la suite ….. la prochaine  fois

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