Osmose…

Toile de Valadié

Osmose…

Au chandelier de mes espoirs, je viens t’attendre,

A demi nue, juste un petit bout de tissu,

Quelques grammes de dentelle sur mon porte-jarretelles …

Je veux te voir franchir le seuil de mes envies,

Vagabonder mes mots le cœur au bord des yeux …

Je veux pouvoir écrire ton corps dans ma mémoire,

Et peindre tes « je t’aime » en couleur majuscule …

Que tes lèvres papillons goûtent ma peau de neige,

Frôlent mes impatiences, fébriles impulsions …

Déboutonnent mes retenues, me débordent de toi …

Que le livre de ton plaisir s’ouvre dans le mien,

Le sable de mon bonheur repose entre tes mots …

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Une coquinerie…

Vous qui manipulez aussi bien le discours,

Qui maitrisez l’amour en phraséologie,

Vous qui maniez si adroitement le calembour,

Qui faites de l’écriture un si beau jeu d’esprit,


Vous me faites penser au siècle des courtisanes.

Il fallait chaque jour redorer son blason,

Car le verbe en soirée tenait lieu de tisane

Pour nier le ridicule et garder son renom.


Deviendriez-vous maitres dans l’art de l’effeuillage ?

Oui, j’ai bien dit un art, je vous prie croyez-moi,

Qui s’apprend à l’enfance, se poursuit avec l’âge

Pour vous donner Messieurs, les couleurs de l’émoi.

 

L’objet de vos désirs si souvent convoité,

Demande du doigté car toujours délicat.

Même dans son écrin, la femme est habillée,

Et vous devez savoir défaire son apparat.

 

Elle peut être en agrafes, en rubans, en boutons,

En frou-frou de dentelles ou en porte-jarretelles,

En caraco de soie ou en combinaison,

En robe de taffetas, de satin, de flanelle …

 

En superpositions, en lingerie de coton,

En guêpière corsetée, en nuisette lacée,

En pressions tout du long ou en simple caleçon,

En string il se pourrait,  là, ne pas objecter …

 

Il vous faudra, Messieurs, votre ingéniosité,

Faire parler vos neurones, étudier la technique,

Oublier l’impatience, surtout ne pas brusquer,

Afin de n’ pas créer un désordre critique …

 

Tout un art vous disais-je vous pouvez en convenir.

En plus de la technique et de votre doigté,

C’est dans un certain ordre que vous devez agir,

Sinon, le ridicule serait bien assuré !

 

N’oubliez surtout pas Messieurs, la chose est sûre,

Ne sous-estimez pas ces instants hésitants.

Le trouble qu’ils nous suscitent vous sera je vous jure,

Rendu jusqu’au centuple à bien d’autres moments …

 

Si vous êtes peu sûrs dans l’art de nous défaire,

Je veux bien me dévouer, je veux bien essayer.

Pour bien vous l’enseigner, riche de mes commentaires,

Je me fais forte alors de vous faire progresser…

 

Mais cet apprentissage peut durer bien longtemps,

Car pour mieux vous apprendre il me faut des atours

Sans cesse renouvelés, et à chaque printemps,

Votre art s’enrichira d’un tout nouveau parcours ….

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