Madame la Pluie …

Bonjour Madame la Pluie …

On me dit que vous n’êtes pas toujours la Bienvenue …

Venue du ciel, vous êtes si pure …

Et puis …

vous donnez aux photographes  de jolies ambiances .

La pluie frappe au carreau

Comme une larme de trop

 Douce et amer

 Débordant de mes vers

 Dégoulinant le long des pages

 En encre de nuages

 Qui ne veut plus être sage

 Qui veut sauter dans les flaques

 Ne plus voir ce monde patraque

 Que je veux devenir une pluie

 de gouttes d’envies

 Couler le long de son corps

 En caresses  multicolore

 En arc en ciel de plaisir

 A oublier l’avenir

 La pluie aux carreaux

 Les larmes de trop…

(J)

Mais quand Vous êtes là ,

tout un ballet se met en danse …

Un ballet…de parapluies !

Cet ustensile si décrié 

(encombrant, dangereux,pas pratiques etc…)

 

Et pourtant INDISPENSABLE !

Que ferions nous sans eux ?

Ils peuvent être si jolis, colorés, inventifs …

 

         Et même décoratifs, c’est vous dire !!!

Certains sont mêmes …publicitaires

Passons !

Aussi très représentés en peinture, ici renoir…

Ici une sculpture élaborée

dans le centre de Londres,

formée d’une multitude de parapluies …

Une peinture de Françoise Amadieu …

Et les fameux parapluies jaunes du peintre Théberge…

Nous allions oublier …

Les parapluies de Cherbourg,

oeuvre cinématographique bien connue !

Voyez, il n’y a pas d’âge pour commencer…

Et surtout,

sachez que l’humour existe aussi

chez les parapluies …

eh oui! çà existe !

Les amoureux,

eux,

aiment l’intimité et le rapprochement du parapluie !

Pas vous ?

Même les peintres le montrent ,

ici Tawara Machi.

et les poètes l’écrivent ,

vous connaissez d’ailleurs!

Il pleuvait fort sur la grand-route
Ell’ cheminait sans parapluie
J’en avais un, volé, sans doute
Le matin même à un ami
Courant alors à sa rescousse
Je lui propose un peu d’abri
En séchant l’eau de sa frimousse
D’un air très doux, ell’ m’a dit  » oui « 
*
Un p’tit coin d’parapluie
Contre un coin d’paradis
Elle avait quelque chos’ d’un ange
Un p’tit coin d’paradis
Contre un coin d’parapluie
Je n’perdais pas au chang’, pardi
*
Chemin faisant, que ce fut tendre
D’ouïr à deux le chant joli
Que l’eau du ciel faisait entendre
Sur le toit de mon parapluie
J’aurais voulu, comme au déluge
Voir sans arrêt tomber la pluie
Pour la garder, sous mon refuge
Quarante jours, quarante nuits
*
Un p’tit coin d’parapluie
Contre un coin d’paradis
Elle avait quelque chos’ d’un ange
Un p’tit coin d’paradis
Contre un coin d’parapluie
Je n’perdais pas au chang’, pardi
*
Mais bêtement, même en orage
Les routes vont vers des pays
Bientôt le sien fit un barrage
A l’horizon de ma folie
Il a fallu qu’elle me quitte
Après m’avoir dit grand merci
Et je l’ai vue toute petite
Partir gaiement vers mon oubli
*
Un p’tit coin d’parapluie
Contre un coin d’paradis
Elle avait quelque chos’ d’un ange
Un p’tit coin d’paradis
Contre un coin d’parapluie
Je n’perdais pas au chang’, pardi

(G.Brassens)

 

*

Pour finir,  cette belle création

 

Alors,

quand vous prendrez votre  parapluie …

Regardez-le d’un autre œil!

Et accueillez Madame la Pluie,

comme il se doit .

*


Je vous laisse sur une très jolie note poétique!

Ce très joli texte de la chanson de Barbara

 

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N’oublie pas
*
Un homme sous un porche s’abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t’es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m’en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j’aime
Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
Même si je ne les connais pas
*
Rappelle-toi Barbara
N’oublie pas
Cette pluie sur la mer
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l’arsenal
Sur le bateau d’Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d’acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
*
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé
C’est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien

*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le peintre des parapluies …

C’est Claude Théberge


… il peint des parapluies …. mais à sa façon, regardez …

Sympa , non ?

Et assez coloré

et même avec des animaux !

Les couleurs sont tendres…


et les courbes fort agréables au regard


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