Ca pleure aussi, un homme…

Un homme un jour c’est vulnérable
Ça nous ressemble infiniment
Avec le cœur ça nous regarde
Même en ayant l’air d’un géant
On lui sourit on le sent proche
On lui invente un peu d’espoir
Mais superman malgré sa force
A dans les yeux comme du brouillard 

Ça pleure aussi un homme
Ça oublie sa fierté
Aussi fragile qu’un môme
Qu’on a laissé tomber
Qu’il soit le roi de Rome
Ou le clochard du coin
Ça pleure aussi un homme
Quand il a du chagrin 

Pour un enfant qu’il vient de perdre
Pour un amour qui le déchire
Un homme un jour ça devient faible
Mais sans jamais oser le dire
Ça peut avoir des bleus à l’âme
Et les garder toute une vie
En quelques jours comme une femme
Ça peut avoir des cheveux gris 

Ça pleure aussi un homme
Ça oublie sa fierté
Aussi fragile qu’un môme
Qu’on a laissé tomber
Parfois ça nous étonne
Ça nous rapproche toujours
Dans chaque larme d’homme
Se cache un mot d’amour 

Qu’il soit le roi de Rome
Ou le clochard du coin
Ça pleure aussi un homme
Quand il a du chagrin

Ginette Reno

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A mon Père

 

Quand l’enfance me hante avec ce trop de manques,

Quand l’absence fait mal et ronge le souvenir,

Quand je me sens perdue, quand je ne peux grandir,

C’est à toi que je pense …

Quand mon cœur devient gros à déborder d’amour,

Quand mon âme se tait et souffre du silence,

Quand mon regard se fige, quand je ne parle plus,

C’est à toi que je pense …

Quand monte la tourmente au creux de mon désir,

Quand je me sens flancher au milieu de mes doutes,

Quand les larmes me brûlent, quand ma peine me tue,

C’est à toi que je pense …

Quand l’angoisse du soir m’enveloppe et me serre,

Quand le sommeil me fuit au seuil de mes rêves,

Quand tout devient brouillard pour arrêter mes pas,

C’est à toi que je pense …

Quand je cherche l’appui pour ne pas trébucher,

Quand je ne peux faiblir, quand je dois décider,

Quand me prend le vertige qui peut me faire mourir,

C’est à toi que je pense …

Quand les années me frappent, quand je suis éreintée,

Quand l’espoir me délaisse en dénudant mes jours,

Quand l’indulgence meurt en noircissant ma vie,

C’est à toi que je pense …

A toi, creusant mes jours d’une cruelle carence,

Qui n’a pu recevoir le prix de mon amour,

A toi, que j’appelle à jamais si loin que tu puisses être

Dans ce monde inconnu d’où l’on ne revient pas …

Je ferme doucement les yeux sur ton image,

Je ressens ton étreinte, retrouve ta chaleur,

Je me serre contre toi comme dans mon jeune âge,

Et au creux de tes bras,  Papa,  je pleure…

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