Enfantement …..

Madame la Pluie,

votre rencontre amoureuse avec Monsieur Soleil

nous enchante puisque l’on chante très fréquemment

qu’après la pluie,

revient le beau temps


Mais …

Quel enfantement à cet instant !

un Arc-en-Ciel

vous nous offrez !

Quelle BEAUTE !

Cet assemblage des sept couleurs est bien connu …

Les arcs-en-ciel n’ont pas sept couleurs mais une infinité de nuances à partir de six couleurs.

En tant que « septième couleur » de l’arc-en-ciel, l’indigo est une légende qui a la vie dure. En réalité cette couleur n’est qu’une nuance fondue dans le spectre des couleurs visibles. Ce colorant n’est pas autre chose qu’une nuance de bleu foncé.

L’indigo n’est théoriquement qu’une infime partie du spectre visible et n’apparaît pas dans la décomposition normale de la lumière (car c’est une couleur sombre).

La couleur indigo a été ajoutée et pour ainsi dire inventée par Isaac Newton après avoir décomposé la lumière visible avec un prisme qui ne révèle en fait que six couleurs dominantes, les trois primaires et leurs trois secondaires.

Il a consciemment déterminé sept couleurs pour les faire coïncider avec les sept planètes (connues alors), les sept jours de la semaine, les sept notes de musique, et d’autres septenaires tenus pour des références culturelles … notamment les sept jours de la création.

Les couleurs de l’arc-en-ciel n’ont pas échappé à la symbolique et chaque couleur suscite des interprétations. Parmi celles-ci, les interprétations suivantes ont été sélectionnées …

LE VIOLET :

C’est la première couleur qui apparaît à l’intérieur de l’arc-en-ciel.

Le violet est un mélange à parts égales de rouge (symbole chtonien, c’est-à-dire qui appartient à la terre) et de bleu (symbole céleste). Le violet est aussi parfois considéré comme un symbole de l’équilibre entre le ciel (bleu) et la terre (rouge).

LE BLEU :

Le bleu est une couleur profonde et immatérielle dans laquelle on se perd tel un océan. Dans la nature, le bleu est une couleur « transparente », elle symbolise ce qui semble vide (immatériel) tel l’air, l’eau.

Le vide étant perçu comme pur et froid, le bleu est ainsi la plus froide des couleurs, mais aussi la plus pure en dehors du blanc.

LE VERT :

Le vert est un mélange de jaune et de bleu. Le vert représente le printemps, la renaissance de la vie, l’espoir. C’est surtout le symbole du règne végétal.

LE JAUNE :

Le jaune est une couleur intense, violente, aveuglante car c’est la couleur la plus lumineuse après le blanc. En tant que couleur du soleil, le jaune est un symbole de puissance céleste. Le jaune est une couleur synonyme de lumière et de vie spirituelle.

LE ORANGE :

La couleur orange est un mélange de rouge et de jaune. Passant du jaune céleste au rouge terrestre, le orange est le symbole d’un équilibre entre l’esprit et la chair.

Equilibre précaire dont la rupture devient alors symbole d’infidélité ou de luxure (lorque le rouge devient dominant), ou de révélation de l’amour divin (lorsque le jaune demeure éclatant).

La couleur orange correspond ainsi à un état intermédiaire qui ne saurait durer … comme le orange des feux tricolores qui ne dure que quelques secondes.

LE ROUGE :

Le rouge, à l’extérieur des arcs-en-ciel, symbolise le principe vital, sa puissance animale issue de la terre, matière et poussières. Le rouge est la couleur du feu et du sang. Le rouge est aussi le symbole de l’interdit avec le feu rouge, ou la lampe rouge à l’entrée d’un bloc opératoire.

Le rouge est aussi la couleur de la lampe des maisons closes où il symbolise la transgression des interdits sexuels et ses conséquences : le feu de l’enfer !

LE BLANC :

Le blanc est absolu, sans nuances. Il résulte de la fusion des couleurs 

De tous temps, l’arc-en-ciel a été source de créations …

A commencer par les vitraux

les perruches …eh oui !

et ensuite … place à l’imagination !

les cheveux …aussi !

les reflets en façades…à Tokyo

avec leurs belles …

de jolies créations artistiques …

sans oublier les tout petits …

les fleurs …

nos soieries, nos tapis …

Le MUSAC, musée arc-en-ciel

Le Museo de Arte Contemporáneo de Castilla y León (MUSAC) est une construction originale en forme de cube, œuvre des architectes Emilio Muñón et Luis Moreno. La façade multicolore rappelle les vitraux de la cathédrale de León, la ville où est situé le musée.

Sur la ligne 1 du réseau métropolitain de Munich en Allemagne, la station Candidplatz se démarque par ses tons colorés. Ouverte en novembre 1997, elle porte le nom du peintre Peter Candid et arbore les couleurs de l’arc-en-ciel. 

et les toiles de nos peintres …

…arc en ciel …faisant penser à Pablo Picasso

et aussi cela …

Ce panorama impressionniste représente les neurones d’un cerveau de souris colorés grâce à une technique mise au point par une équipe de l’université Harvard.

Un gène codant pour différentes protéines fluorescentes, joliment nommé BrainBow, a été inséré en plusieurs versions dans chaque cellule. La couleur finale résulte de l’addition des teintes des protéines.

L’ arc- en-ciel a toujours été une grande source d’inspiration

 puisque très symbolique…

Je vais terminer encore par de jolis mots …

Arc-en-ciel

Quand le soleil pleut
Et que la pluie luit,
Le ciel met le feu
A son parapluie.

*
Il sort d’une étoile
Des pinceaux de poils
Et de la blancheur,
Sa boîte à couleurs.

*
Puis il effiloche
Un paon fabuleux
Sur le chapeau cloche
D’une ombrelle bleue.

Pierre CORAN

Pierre Coran, de son vrai nom Eugène Delaisse, (né en 1934 à Mons) est un poète et romancier belge de langue française1. Il habite avec son épouse le petit village d’Erbisœul dans la province de Hainaut. Une école primaire de Mons porte son nom.

Pierre Coran écrit ses premiers textes rimés à l’âge de 9 ans. Le poète sera instituteur, directeur d’école, puis professeur d’histoire de la littérature au Conservatoire royal de Mons.

Au fil des ans et des livres, la vocation d’auteur de littérature pour la jeunesse devient prioritaire et se voit consacrée en 1989, à Paris, par l’obtention du premier « Grand prix de poésie pour la jeunesse ».

Il est le père de l’écrivain Carl Norac.

*

Madame la Pluie …

Bonjour Madame la Pluie …

On me dit que vous n’êtes pas toujours la Bienvenue …

Venue du ciel, vous êtes si pure …

Et puis …

vous donnez aux photographes  de jolies ambiances .

La pluie frappe au carreau

Comme une larme de trop

 Douce et amer

 Débordant de mes vers

 Dégoulinant le long des pages

 En encre de nuages

 Qui ne veut plus être sage

 Qui veut sauter dans les flaques

 Ne plus voir ce monde patraque

 Que je veux devenir une pluie

 de gouttes d’envies

 Couler le long de son corps

 En caresses  multicolore

 En arc en ciel de plaisir

 A oublier l’avenir

 La pluie aux carreaux

 Les larmes de trop…

(J)

Mais quand Vous êtes là ,

tout un ballet se met en danse …

Un ballet…de parapluies !

Cet ustensile si décrié 

(encombrant, dangereux,pas pratiques etc…)

 

Et pourtant INDISPENSABLE !

Que ferions nous sans eux ?

Ils peuvent être si jolis, colorés, inventifs …

 

         Et même décoratifs, c’est vous dire !!!

Certains sont mêmes …publicitaires

Passons !

Aussi très représentés en peinture, ici renoir…

Ici une sculpture élaborée

dans le centre de Londres,

formée d’une multitude de parapluies …

Une peinture de Françoise Amadieu …

Et les fameux parapluies jaunes du peintre Théberge…

Nous allions oublier …

Les parapluies de Cherbourg,

oeuvre cinématographique bien connue !

Voyez, il n’y a pas d’âge pour commencer…

Et surtout,

sachez que l’humour existe aussi

chez les parapluies …

eh oui! çà existe !

Les amoureux,

eux,

aiment l’intimité et le rapprochement du parapluie !

Pas vous ?

Même les peintres le montrent ,

ici Tawara Machi.

et les poètes l’écrivent ,

vous connaissez d’ailleurs!

Il pleuvait fort sur la grand-route
Ell’ cheminait sans parapluie
J’en avais un, volé, sans doute
Le matin même à un ami
Courant alors à sa rescousse
Je lui propose un peu d’abri
En séchant l’eau de sa frimousse
D’un air très doux, ell’ m’a dit  » oui « 
*
Un p’tit coin d’parapluie
Contre un coin d’paradis
Elle avait quelque chos’ d’un ange
Un p’tit coin d’paradis
Contre un coin d’parapluie
Je n’perdais pas au chang’, pardi
*
Chemin faisant, que ce fut tendre
D’ouïr à deux le chant joli
Que l’eau du ciel faisait entendre
Sur le toit de mon parapluie
J’aurais voulu, comme au déluge
Voir sans arrêt tomber la pluie
Pour la garder, sous mon refuge
Quarante jours, quarante nuits
*
Un p’tit coin d’parapluie
Contre un coin d’paradis
Elle avait quelque chos’ d’un ange
Un p’tit coin d’paradis
Contre un coin d’parapluie
Je n’perdais pas au chang’, pardi
*
Mais bêtement, même en orage
Les routes vont vers des pays
Bientôt le sien fit un barrage
A l’horizon de ma folie
Il a fallu qu’elle me quitte
Après m’avoir dit grand merci
Et je l’ai vue toute petite
Partir gaiement vers mon oubli
*
Un p’tit coin d’parapluie
Contre un coin d’paradis
Elle avait quelque chos’ d’un ange
Un p’tit coin d’paradis
Contre un coin d’parapluie
Je n’perdais pas au chang’, pardi

(G.Brassens)

 

*

Pour finir,  cette belle création

 

Alors,

quand vous prendrez votre  parapluie …

Regardez-le d’un autre œil!

Et accueillez Madame la Pluie,

comme il se doit .

*


Je vous laisse sur une très jolie note poétique!

Ce très joli texte de la chanson de Barbara

 

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N’oublie pas
*
Un homme sous un porche s’abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t’es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m’en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j’aime
Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
Même si je ne les connais pas
*
Rappelle-toi Barbara
N’oublie pas
Cette pluie sur la mer
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l’arsenal
Sur le bateau d’Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d’acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
*
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé
C’est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien

*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allégeance

Dans les rues de la ville, il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n’est plus mon amour : chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus qui, au juste, l’aima.

 

Il cherche son pareil dans le vœu des regards.
L’espace qu’il parcourt est ma fidélité.
Il dessine l’espoir, puis, léger, l’éconduit.

 

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse.
A son insu, ma liberté est son trésor !
Dans le grand méridien où s’inscrit son essor,
Ma solitude se creuse.

 

Dans les rues de la ville, il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n’est plus mon amour : chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus qui, au juste, l’aima
Et l’éclaire de loin pour qu’il ne tombe pas !

René Char

Pluie-Passion …

La pluie à déposé sur ma robe pétales
Des perles argentées disposées en collier;
La couleur de ma joue, rose sentimental,
S’allume en un instant pour mieux les épouser …

Caresse douce et chaude sur ma peau veloutée,
M’entraine dans un rêve humide et parfumé;
Effleurement d’amour et baisers chiffonnés
Me donne un avant-goût de la saison d’été…

http://www.copyrightdepot.com/cd17/00049441.htm

Choukine…

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Sur son nez retroussé, une pluie de rousseur,

Deux amandes vert tendre débordant de malice

Et de regards coquins drôles ou enchanteurs,

Un petit cœur en bouche parfumé de délice…

 

Une toison de feu la rend un peu diablesse,

Son petit corps d’enfant maladroit et gracile,

Saccadés et charmeurs sont ses gestes,

Ne vous y trompez pas, elle n’est pas indocile…

 

Cet ange est tout amour innocence et beauté.

Figée sur cette toile elle ne parle qu’à moi,

Et dans tous mes silences cette phrase cachée :

Je l’appelais « Choukine », elle ne reviendra pas …

 

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