A Vous …

En ce Matin d’Été,

Pour Vous,

Je mets ici ce Bouquet parfumé…

Je dois pour un Moment,

Peut-être quelques Jours,

Peut-être plus Longtemps,

M’éloigner de ce Lieu…

Lui préserver

Ce que Vous lui avez aimé ,

la Qualité et non la Quantité…

Et pour cela,

Seul le Temps accordé

Sait éviter la Médiocrité …

Le Temps me manque !

Je Vous garde dans mes Pensées,

Je Vous retrouverai Bientôt,

Avec bonheur,

Pour de nouvelles Gribouilleries

Si le Coeur vous en dit !

Merci pour Votre Compréhension

Je Vous embrasse Tous


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Catherine Ducreux

Peintre et sculpteur ,

l’univers de Catherine Ducreux est très personnel, plein de générosité de grâce et de poèsie …

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Il faut …

Il faut bien peu de chose
Pour travailler :
Une plume, une rose,
Un encrier,
Un rêve qui se pose
Sur le papier…
Il faut bien peu de chose
Pour travailler !

.

Il faut bien peu de chose
Pour voyager :
Un ciel, un oiseau rose,
Un oranger,
Un lac où l’on suppose
Qu’il va neiger…
Il faut bien peu de chose
Pour voyager !

.

Il faut bien peu de chose
Pour s’adorer :
Un jour un peu plus rose,
Un soir doré,
Un serment qui se pose
Sur un baiser…
Il faut bien peu de chose
Pour s’adorer !

.

Il faut beaucoup de choses
Pour oublier :
Beaucoup de printemps roses,
Beaucoup d’étés,
Un air qu’on se compose
Un cœur broyé…
Il faut beaucoup de choses
Pour oublier !

.

Rosemonde Gérard Rostand

Rosemonde GÉRARD ROSTAND (1866-1953)

Portrait de Rosemonde GÉRARD ROSTAND

Louise-Rose-Étiennette Gérard, dite Rosemonde Gérard, poétesse française, est née le 5 avril 1866 à Paris où elle est morte le 5 juillet 1953.
Elle est la petite-fille du comte Étienne Maurice Gérard, héros de Wagram. Son parrain est le poète Leconte de Lisle et son tuteur Alexandre Dumas. Dodette était son surnom familier.

Son prénom de scène, Rosemonde, lui vient de sa grand-mère, Rosemonde de Valence, fille du comte de Valence et épouse du maréchal Gérard. Dans son ascendance, elle comptait aussi la célèbre Mme de Genlis. Son père était le comte Gérard, fils du maréchal. Orpheline de père, elle avait dans son conseil de famille Alexandre Dumas et Leconte de Lisle.

Rosemonde Gérard avait signé de son vrai nom « Les Pipeaux », parus en 1889.

Le 8 avril 1890, Edmond Rostand épouse Rosemonde Gérard à Paris en l’église Saint-Augustin. Cette dernière, qui demeurait alors avec sa mère, 107, boulevard Malesherbes a pour témoin Jules Massenet.
Le jeune ménage vient tout d’abord habiter 107, boulevard Malesherbes et peu après 2, rue Fortuny. C’est là qu’allaient naître Maurice Rostand, puis Jean Rostand. En 1897, les Rostand achetent, 29, rue Alphonse de Neuville, un petit hôtel qu’ils abandonnent en 1900 pour se fixer à Cambo-les-Bains.

A côté des « Musardises », et pour les mieux comprendre, il faut placer « Les Pipeaux », publiés un an plus tôt (1889). Ce sont les accents mélangés de deux jeunes poètes sentimentaux, qui sont un peu précieux l’un et l’autre et qui « raffinent » sur le double sentiment de la nature et de l’amour, avec une technique aussi savante chez l’un que chez l’autre, car Rosemonde Gérard écrit avec autant de virtuosité que son mari les poèmes à forme fixe, sonnets, triolets et rondeaux.

Elle fut avec bonheur l’âme d’une jeunesse chantante, donnant confiance à Edmond Rostand et rivalisant avec lui dans le dessein de l’encourager. Pour se convaincre de son rôle bénéfique, il suffit d’ouvrir ces légers « Pipeaux » et de les feuilleter quelques instants. La nature y est tout entière présente.

Un grand nombre de ces poèmes ont été mis en musique, par Emmanuel Chabrier notamment. Sans ambition personnelle, elle a semblé toute dévouée à l’art et à la gloire de son mari. Plus que femme de théâtre au sens d’actrice, elle fut surtout poète. Elle joua la comédie rarement, dont une fois dans le rôle de Roxane de Cyrano de Bergerac, avec Sarah Bernhardt qui lui donnait la réplique en Cyrano.

Liberté…d’être soi-même (suite)

Comment conquérir cette Liberté d’être Soi-même  ?

En consentant à ressentir nos émotions

Ressentir nos émotions signifie les accueillir,

bien sûr,

mais ça exige plus que cela.

Nous devons les ressentir complètement et les laisser

être présentes durant tout le processus qui constitue leur « vie ».

L’émotion traverse plusieurs étapes .

Il ne faut pas lui opposer des obstacles,

il faut  laisser l’émotion nous informer sur ce qui nous atteint,

nous manque et nous importe.

Comprendre mieux ce qui nous arrive et

pouvoir davantage tenir compte de nos besoins.

Consentir au besoin

Comme l’émotion, le besoin s’impose à nous.

Notre pouvoir sur son existence se limite à le combler

ou à refuser de le combler.

Le premier choix le fera disparaître au moins temporairement.

Certains besoins sont en effet récurrents.

La faim est l’exemple parfait d’un besoin qui revient régulièrement.

Il en est de même de l’affection,

du désir sexuel et de plusieurs besoins affectifs.

Si nous choisissons de ne pas combler notre besoin,

il subsistera tout simplement et prendra forcément de l’ampleur.

C’est parfois à notre insu qu’il grandira.

Alors, le manque donnera naissance

à toutes sortes de symptômes qu’après un certain temps

nous ne pourrons plus relier au besoin.

Ensuite, c’est la descente aux enfers qu’entraîne le refus des besoins.

Pour utiliser une fois encore l’analogie avec le plan physique,

ce n’est pas parce que nous ignorons  notre  faim qu’elle disparaît.

Le signal habituel par lequel elle nous est indiquée

pourra s’estomper,

nous laissant sous l’impression que nous n’avons  plus faim.

Mais il sera remplacé par d’autres signaux:

faiblesse, mal de tête…

Si nous cessons de nous alimenter sous prétexte

que nous ne ressentons pas la faim,

c’est sur notre santé elle-même que nous constaterons des répercussions.

Le combat « contre » un besoin est une lutte

parfaitement stérile car l’existence du besoin n’est pas soumise à la volonté.

À cet égard,

les besoins psychiques fonctionnent sur le même modèle

que les besoins physiques:

on ne le choisit pas.

Cependant,

alors que les besoins physiques trouvent la plupart du temps une réponse automatique,

la réponse aux besoins psychiques est soumise à notre libre-arbitre.

Voilà pourquoi nos besoins affectifs sont souvent malmenés!

Nous exprimer  » réellement « 

Pour nous assumer,

il est nécessaire que nous nous exprimions 

lorsque l’enjeu a de l’importance pour nous.

Il y a plusieurs modes d’expression:

les gestes, les paroles, les actions, les choix.

On peut s’exprimer par son attitude,

son habillement, en faisant une demande, en répondant à une demande…

s’exprimer en fait, c’est se montrer.

Pour contribuer à la conquête de notre liberté,

la qualité de notre expression est capitale:

il faut extérioriser ce qui est réellement important

et ‘oser s’impliquer en le faisant.

Une telle expression génère en effet des émotions;

nous devons être « en contact » avec nous et

nous laisser vivre les émotions qu’elle déclenche.

Et comme pour nous assumer

il est nécessaire d’être nous devant les autres,

il est indispensable aussi que nous demeurions sensible aux émotions

et réactions des personnes face auxquelles nous  nous exposons.

Bien des gens ne sont pas habitués à cette manière de s’exprimer

« directement ».

Mais il est possible de devenir habile à le faire si on pratique un peu.

Prendre en charge la satisfaction de nos besoins

Prendre en charge la satisfaction de nos besoins

ce n’est pas les combler nous-même

mais plutôt de prendre l’initiative de faire ce qu’il faut pour les combler.

Parfois nous pourrions y répondre nous-même,

mais d’autre fois

il nous faudra alors faire des demandes,

exposer nos besoins, négocier et même

les défendre pour qu’il soit possible de les satisfaire.

Pour plusieurs d’entre nous,

il est difficilement acceptable de porter l’entière responsabilité de nos besoins.

Certains refusent parce qu’ils voient dans l’initiative des autres à leur égard,

une preuve de considération ou d’amour.

(« N’est-ce pas une grande preuve d’amour d’être deviné », pensent-ils.)

D’autres s’y objectent parce que faire connaître leurs besoins,

dire ce qui leur importe,

c’est trop se dévoiler et surtout,

c’est informer l’importance qu’ils lui accordent.

(« Je ne vais quand même pas lui dire que

j’aimerais voir plus directement son appréciation;

il va penser que je le prends pour mon père ! »)

En prenant nos besoins en charge, en effet,

non seulement nous exposons ce que nous sommes,

mais en plus nous avouons à d’autres

l’importance qu’ils ont dans notre vie!

Il y a là un risque:

celui de n’avoir pas la même importance pour l’autre

ou que le besoin de l’autre ne coïncide pas avec le notre.

Il se peut que nous vivions cette différence comme un rejet,

que nous soyons dévalorisé ou que cela blesse notre orgueil.

Si nous considérons comme dramatique

l’un ou l’autre de ces scénarios,

il est évident que nous nous astreindrons.

Nous choisirons alors de renier notre besoin ou

d’attendre que l’autre le prenne en charge.

Si au contraire nous sommes prêts à risquer de faire face à un refus,

nous aurons fait un pas de plus

vers le respect de ce qui nous importe.

Même insatisfaite, nous sortirons alors plus libre, grandie.

Voilà à quoi se résume essentiellement le chemin qui mène à la liberté.

Le parcours peut s’avérer relativement facile

lorsqu’on transige avec certaines personnes

et très difficile avec d’autres.

Le risque d’être nous-même

est particulièrement grand avec les personnes qui ont le plus d’importance à nos yeux.

Pour conquérir notre liberté avec ces personnes

il faut prendre d’autres réalités en considération.

La fausse liberté

Il n’est pas possible d’aborder la question de la recherche de liberté

sans parler de ce qu’on considère parfois comme des solutions

pour obtenir le même genre de sérénité.

Il y a quelques écueils qui ne sont pas toujours visibles à première vue,

pour permettre à ceux qui le désirent, de faire des choix plus éclairés.

L’acceptation inconditionnelle

Il existe des mouvements de croissance personnelle

qui offrent l’acceptation et l’amour inconditionnels.

Dans ces groupes, les gens sont assurés d’être acceptés et aimés

pour ce qu’ils sont,

avant même d’être connus;

il n’y a aucun risque d’être critiqué ou rejeté si on se montre « authentique ».

L’acceptation inconditionnelle est une attitude préconisée 

pour faciliter , une ouverture à sa vie intérieure et,

à la longue,

une plus grande acceptation de son expérience.

L’acceptation inconditionnelle est une attitude « thérapeutique »

et ne peut se pratiquer qu’en situation thérapeutique

parce qu’elle exige qu’on soit complètement « centrée » sur la personne.

Cette attitude n’est pas ni naturelle ni saine

dans une relation inter-personnelle ordinaire.

Même la mère la plus aimante ne peut tenir cette position

continuellement avec son enfant.

À certains moments,

ce que vit ou fait son enfant la bouleverse et elle réagit.

Elle ne pourra,

par exemple

accepter inconditionnellement que son bébé la repousse,

que son adolescent se comporte comme s’il la méprisait.

Préconiser un mode de relation basé sur l’acceptation inconditionnelle,

c’est oublier que celle-ci n’est possible que dans la mesure

où ce que vit ou fait l’autre n’a pas réellement d’effet sur notre existence.

C’est donc encourager les personnes à renier

parfois ce qu’elles vivent ou à le fausser artificiellement.

En plus,

cela laisse faussement croire à ceux qui n’y arrivent pas

qu’ils sont inadéquats.

Enfin,

on peut comprendre

qu’à cause de l’absence de risque qu’elle implique,

l’acceptation inconditionnelle ne peut, en elle-même,

conduire à la liberté intérieure,

même si elle est très utile pour apprendre à tenir compte de ce que l’on vit.

L’expérience d’être accepté inconditionnellement

peut cependant inciter à accueillir davantage son expérience

L’absence de risque

Il est tellement difficile d’oser être à la hauteur de ce que l’on vit

et de l’exprimer ouvertement

qu’on cherche souvent à minimiser les risques.

Par exemple,

on prend la précaution de prévenir son interlocuteur

de ce qu’il pourrait vivre en nous entendant,

on s’excuse d’avance de l’impact que nos gestes

ou nos propos auront sur lui, etc…

L’action qui permet de se posséder

c’est celle où justement on s’assume devant une adversité potentielle.

Il n’est pas nécessaire que l’adversité se manifeste,

il est seulement indispensable qu’elle existe réellement dans notre esprit,

que le risque de ne pas être accepté soit subjectivement présent.

On peut comprendre pourquoi la culture de certains groupes de  croissance

et de support ne conduit pas à s’assumer réellement comme personne.

On peut comprendre également,

la tentation,

pour éviter l’insécurité,

de rechercher les groupes qui promettent cette protection.

L’autarcie

Une autre optique fort à la mode consiste à choisir de s’auto-suffire.

À l’encontre même de l’interdépendance

qui caractérise les êtres vivants dans toute la nature,

on choisit de se donner soi- même

ce qu’on pourrait chercher à obtenir des autres.

Cette façon de voir repose en partie

sur une conception de la responsabilité qu’on pourrait illustrer ainsi:

‘il s’agit de mes besoins, c’est donc à moi d’y répondre ».

C’est ainsi qu’on recommande de « s’aimer soi-même »,

« d’être sa propre mère »,

« de se confirmer soi-même »,

« de s’encourager soi-même ».

Cette tentative maladroite d’indépendance

est un choix que plusieurs font après plusieurs tentatives infructueuses

dans les relations inter-personnelles.

D’autres fois,

c’est une peur excessive de la dépendance

qui entraîne la personne dans cette direction.

Une telle option n’est pas prometteuse de satisfaction

car il est impossible de se suffire affectivement.

Les échanges affectifs sont en effet

une nourriture psychique nécessaire durant toute notre vie.

Au bout du compte,

cette méthode permet de moins se buter sur des noeuds relationnels,

mais c’est au prix d’une solitude qui en découle nécessairement

et des manques affectifs qui s’ensuivent.

Et comme cette stratégie s’appuie sur un retrait

et un évitement du contact avec les autres,

elle ne permet pas non plus d’augmenter le sentiment

d’être une personne libre,

capable de se vivre pleinement en relation avec les autres.

C’est donc sur une fausse piste que nous conduit cet objectif.

Ce n’est pas parce que je suis responsable de mon besoin

que je peux remplacer adéquatement le support affectueux d’une mère

en me supportant « affectueusement » moi-même.

Se laver le cerveau et passer outre les difficultés

L’auto-persuasion

est une tactique qui prend de plus en plus d’ampleur.

Elle vise à passer outre aux difficultés réelles

vécues par rapport à soi-même et par rapport aux autres.

Dans cette optique,

on tente de se débarrasser de ce que l’on vit

en se convainquant que cela n’a pas de raison logique d’exister.

Cette approche logique réussit parfois à convaincre intellectuellement,

mais on pourrait dire que « le coeur ne suit pas »

et qu’il faut accepter d’ignorer son vécu profond

pour obéir aux directives qu’on se donne..

C’est comme si on avançait « déconnecté de soi-même ».

À cause de cela,

le chemin parcouru dans cette optique,

c’est-à-dire, sans tenir compte de notre vécu complet,

ne mène pas à une plus grande possession de soi,

mais au sentiment inverse:

on se sent dépossédé.

(Certains diront « Je suis perdu »,

« Je ne sais plus ce que je veux exactement »,

« Je ne sais plus qui je suis au fond ».)

La liberté intérieure n’est pas plus grande,

au contraire,

on a l’impression que c’est seulement en se persuadant

et en s’encadrant d’un contrôle perpétuel

qu’on peut réussir à fonctionner.

On se retrouve donc,

en quelque sorte,

dans une prison différente dont on est soi-même le gardien,

mais sans plus de liberté.

Conclusion

Frederick Perls, le père de la Gestalt,

disait qu’il faut d’abord être ce que l’on est si on veut changer.

À première vue cela ressemble à une tautologie,

mais en fait ça n’a rien d’évident.

On pourrait dire que pour devenir intérieurement libre,

il est nécessaire d’être en contact avec soi

et de se donner la liberté d’être soi.

Cela signifie d’abord de s’autoriser à être atteint par les choses

et les personnes comme on l’est,

donc d’avoir les émotions et les besoins que l’on a réellement.

Cela signifie ensuite de se vivre ouvertement tel que l’on est,

car la liberté d’être est illusoire

si elle s’applique seulement en catimini.

En d’autres termes ,

« j’existe, donc j’ai le droit d’exister »,

« je ressens, donc j’ai le droit de ressentir »,

« j’ai tel besoin, donc j’ai le droit de l’avoir »

car en fait,

je suis la seule qui puisse m’octroyer ces droits

et décider d’exister.

Si j’ai besoin des autres

dans cette démarche d’affirmation libératrice,

c’est surtout à titre de témoins

auxquels j’accorde une valeur ou un pouvoir.

M.Lariney

 

Voilà !

J’ai peut-être été un peu longue penseront certains,

mais,

quand on est passionnée de psychologie …

on ne tarit pas! 

Il faut dire que les sujets sont toujours très vastes

On pourrait en parler et développer

pendant des jours …

 

Liberté … d’être soi-même

 

Chacun d’entre nous aspire à une sorte de bien-être,

une sérénité provenant de la capacité d’être soi- même.

Cette liberté d’être nous manque souvent,

même seul avec nous-même et elle est fortement mise à l’épreuve

dans nos relations avec les autres.

C’est très souvent le contraire que nous éprouvons:

nous vivons des impasses,

nous butons à répétition sur les mêmes difficultés et

nous demeurons prisonniers dans les mêmes noeuds.

 Il existe,

deux sortes de situations dans lesquelles

on a l’impression d’être prisonnier de soi-même ou de son passé.

Il y a d’une part,

les expériences incomplètes qui surgissent souvent et avec force,

à des moments où on ne s’y attend souvent pas.

Il y a d’autre part,

les scénarios stériles que nous répétons

à travers nos nombreuses relations significatives.

.

Je suis libre lorsque…

.

… je suis capable de te dire que je t’aime et que ton amour est crucial pour moi
… je peux risquer d’être ridicule pour faire ce qui me plaît
… j’oser montrer que je ne suis pas sûr de moi
… je suis capable de te demander de t’occuper de moi quand j’en ai besoin
… je suis capable d’avouer mon inconfort même devant des gens importants pour moi
… je supporte facilement la critique
… je suis capable de te montrer à quel point je te trouve attirant
… je prends le risque de demander des critiques
… je suis prête à t’avouer mon amour sans être certaine de tes sentiments

.

Je ne suis pas libre lorsque…

.

… j’attends anxieusement que tu m’aimes
… je renonce à m’exprimer par peur du ridicule
… je bégaie par manque d’assurance
… je te manipule pour que tu t’occupes de moi
… je te cache combien tu me séduis
… je croule sous la critique
… je me haïs de rougir en m’exprimant
… j’ai besoin qu’on m’approuve mais je n’ose pas le demander
… je cherche à capter l’attention en faisant mine de rien
… je considère mes besoins affectifs comme infantiles
… je m’excuse lorsque tu n’aimes pas ce que je ressens

.

Qu’est-ce que cette liberté?

.

C’est une indépendance intérieure.

C’est celle qui me permet d’oser être moi-même,

en tout temps,

avec toutes les personnes qui ont de l’importance à mes yeux.

C’est la liberté qui me permet de ne pas avoir besoin de me durcir

pour le faire ou de nier l’affection et l’estime que j’ai pour eux.

Je crois que chaque personne aspire à cette liberté qui est,

en fait,

une liberté intérieure.

Je crois même que chacun d’entre nous travaille assidûment à la gagner.

Cette liberté correspond à l’idée qu’on se fait d’être bien dans sa peau:

être à l’aise d’être soi-même,

qu’on soit seul ou en relation avec d’autres personnes.

Même si l’atteinte de cette liberté est un objectif crucial dans notre vie,

il peut arriver qu’on y renonce.

Mais c’est le découragement devant la difficulté

ou l’usure d’avoir beaucoup essayé en vain,

qui nous conduit à ce point.

Nos essais ne donnent pas les résultats escomptés

et on n’a plus l’espoir d’y arriver ou l’énergie de continuer.

On opte alors pour laisser faire:

renoncer « à être comme on voudrait être » avec son conjoint,

son fils, sa mère…

Le plus souvent,

ce renoncement s’accompagne d’une distance

et d’un refroidissement des sentiments.

On abandonne parce qu’on ne sait plus quoi faire,

mais le besoin de se vivre librement demeure

et le retrait nous laisse triste, sinon amer.

D’autres fois,

l’abdication est catastrophique.

Ne parvenant pas à être bien dans notre peau,

on opte pour les anti-dépresseurs,

les anxiolytiques,

l’alcool,

devenir une bête de travail…

Ce choix peut être situationnel,

mais pour il peut imperceptiblement devenir définitif.

À quelles conditions est-il réaliste d’aspirer à gagner cette liberté intérieure?

Par quel chemin est-il possible de devenir bien dans sa peau

et satisfait de sa façon d’être dans toutes ses relations?

Il n’y a pas de recette miracle,

mais un chemin bien particulier.

On pourrait dire que ce chemin n’est pas tellement fréquenté,

parce qu’il est inconnu.

Mais il faut reconnaître aussi qu’il rebute,

à première vue car il comporte de volumineux cahots

qui peuvent décourager celui qui craint de vivre avec ses sentiments.

Mais ce chemin est comme certaines montagnes

et certaines mers:

une fois qu’on devient habile à les fréquenter,

aucun autre ne nous paraît meilleur et plus satisfaisant.

.

Le chemin de la liberté

.

Chaque fois que je m’assume,

je fais un pas en direction de la liberté intérieure.

Qu’est-ce que m’assumer?

C’est me porter avec ce je ressens,

avec mes besoins,

mes valeurs,

mes aspirations.


À première vue

il peut être étonnant de lire que le chemin pour gagner la capacité d’être libre

passe par cette façon d’assumer ses sentiments et ses besoins.

Nous avons plusieurs objections à accorder une telle place

à nos émotions inconfortables et à nos besoins compromettants.

Nous sommes plutôt tentés de croire que c’est

en étant accepté et aimé comme nous sommes,

voire inconditionnellement,

qu’on bâtit la sécurité nécessaire pour nous sentir libre d’être nous-même.

C’est avec cette conviction d’ailleurs qu’on s’acharne

parfois à rechercher l’amour, l’acceptation, l’approbation.

On constate toutefois que même en les obtenant gratuitement,

on ne parvient pas à s’accepter mieux ou à se sentir plus libre d’être nous-même.

Tout l’amour du monde et toute l’acceptation des êtres chers ou estimés

ne parviennent pas à nous transformer en personnes libres d’être elles-mêmes.

C’est une grave erreur de croire qu’on puisse se donner soi-même,

artificiellement,

l’amour ou la reconnaissance qu’on attend des autres.

Et c’est aussi une erreur de penser que l’amour et la reconnaissance des autres

peuvent nous transformer alors qu’au fond nous refusons d’en éprouver le besoin.

L’amour, l’acceptation, la reconnaissance

des personnes qui ont de l’importance à nos yeux

peuvent constituer une nourriture affective fort précieuse,

mais à trois conditions:

 

que je consente réellement à en avoir besoin,

que je prenne l’initiateve d’exprimer mon besoin,

qu’il s’agisse d’une personne très importante à mes yeux

 

 

Contrairement à ce qui paraît logique à première vue,

ce n’est pas le fait de recevoir qui augmente notre solidité

et notre liberté d’être,

mais bien le fait d’oser être ce que nous sommes.

En consentant à vivre mes émotions,

à éprouver les besoins qu’elles sous-tendent

et en étant expressive de ceux-ci,

j’obtiens deux résultats importants.

Non seulement je m’assume comme personne,

mais en plus j’augmente mon estime de moi.

C’est par ce chemin aussi que celui qui veut s’aimer davantage y parviendra

car « l’amour de soi » est en fait une « considération de soi » qu’on gagne

à force d’agir d’une façon estimable à nos propres yeux.

 

.

Le cul-de-sac

.

Affirmer qu’il faut porter ses besoins ouvertement est

« contre-culturel »

pour la plupart d’entre nous.

Nous avons appris à refuser les sentiments qui nous procurent de l’inconfort.

Nous avons aussi acquis la conviction que la dépendance

à l’égard d’une personne aimée ou estimée

est un signe de faiblesse psychologique,

une sorte de preuve qu’on est incapable de vivre par soi-même.

Cela nous porte parfois à nous rebeller

contre l’ascendant qu’une personne exerce sur nous

et à le camoufler devant elle.

.

 

Si ces réflexions vous ont intéressé,

demain je vous donne la manière de

« Conquérir »

cette liberté d’être soi-même …

car il ne faut jamais oublier

qu’il y a toujours une solution et un remède

à chacun de nos problèmes comportementaux …

c’est çà qui est passionnant !

.

Instant de pure féminité …

Je viens ici vous parler 

Dentelles



Toutes ces anciennes dentelles qui faisaient rêver nos aïeules…

Quelle féminité !

Les coiffes délicates et amidonnées,

Les robes de baptême …

Les mouchoirs, les napperons…

Toutes ces dentelles fines, faites à la main …

Utilisées aussi pour des cols, des plastrons, des mitaines ….


Et dans l’intimité  la lingerie de dentelle…

  une merveille !

encore plus intime,

jusqu’au bout du rêve …

Mais revenons aux accessoires, les bijoux de dentelle ….


N’oublions pas les jarretières, très prisées jadis …..

et enfin pour finir le rêve,   quelques jolies robes ….

un peu plus osée …

mais,  si jolie …

Voilà, j’espère vous avoir fait rêver

avec ces quelques grammes de dentelles

qui sont le reflet de la sensualité féminine …

_________________

L’insomnie … en poème

 

Les nuits blanches emplument mon esprit,
Je suis un géant de l’insomnie, aussi haut
que la falaise où les pingouins pondent des oeufs chancelants
qui vacillent brutalement, telles des larmes.

.

Ils ne roulent pas. Mon esprit roule.
Pour dormir, je dois penser comme les oiseaux,
camouflage, appeaux, patrouilles.

.

Les chevaliers gambettes prennent l’herbe d’assaut,
postent des sentinelles
sur les poteaux télégraphiques, aussi tendus
que les huîtriers qui, dans tous leurs états,
crient plus fort que leurs petits pour tromper les corbeaux
qui haussent les épaules, fanfaronnent, chargent.

.

A trois heures du matin, un cormoran plonge.
Aiguille noire, nuit qui tombe, mes yeux se ferment.

 

Lavinia Greenlaw

L’Insomnie … en sourires

 

L’homme sans voix

 

Sans jamais m’asséner un seul coup
ils m’ont brisé!

Ils m’ont enveloppé de leur silence
et de leur seul regard
sommé de porter la prunelle basse
(en tout temps).

Toute leur vie
ils ont regardé au-dessus de ma tête
s’appuyant sur mon crâne
pour rabaisser ma voix
quand j’osais être
(quelque peu seulement).

Maintenant
j’ai peine à sortir d’un sommeil
qui ressemble plus à une mort raide
qu’au calme autrefois ordonné.

Est-ce que j’existe?
Pourtant oui… je sens mon coeur battre dans le béton de ma prison.
Pourtant non… je deviens muet sous le seul poids d’un regard ouvert.

J’ai avancé en âge
pourtant
leur voix d’antan est tout aussi cruelle
elle traverse mes enfants
pour me joindre au coeur même
de ma jeune plaie.
Je donne l’espace de leur vie
à mes enfants.
Pourquoi eux aussi
m’écrasent-ils au passage
comme une flaque transparente?

Je voudrais tellement
éclater mes chaînes par hurlement
et noyer mes songes de bêtes muettes!
Je sens un son rouge se former dans ma mémoire
et la force surgir du fond.

Bientôt je me lèverai
et sans permission aucune
j’élèverai la voix
(très haute)

pour exister.


poème de Michelle Larivey

Inspiré par ceux qui
doivent arracher leur droit d’être vivant
à une enfance de restriction.

Michelle est devenue psychologue en 1969 et a toujours oeuvré en cabinet privé. Elle a complété sa scolarité et son internat de doctorat à l’Université de Montréal, en psychologie sociale. Par la suite, elle a suivi une formation pratique approfondie à l’Institut de Formation par le Groupe (Montréal), avec un accent sur l’intervention en milieu organisationnel, la formation professionnelle, l’animation de groupe ainsi que les processus d’apprentissage et de changement. C’est à la même époque qu’elle entreprenait une formation à pratique de la psychothérapie au cours de laquelle elle fut exposée à l’influence de plusieurs approches de même que différents superviseurs et formateurs, notamment au National Training Laboratory (Chicago et Los Angeles).

Le 11 novembre 2004, Michelle Larivey est décédée au terme d’une longue lutte contre le cancer. Elle a quitté sereine, ayant pu profiter pleinement de l’amour de ses proches après avoir combattu la maladie de toutes ses forces, avec un courage et une ténacité qui ne cessaient de nous étonner.

Michelle nous laisse le souvenir d’une personne remarquable par sa chaleur, la qualité de sa présence, la rigueur de sa pensée et la diversité de ses talents. Audacieuse dans ses entreprises, exigeante avec ceux qu’elle aimait presque autant qu’avec elle-même, elle restait toujours aimante et sensible à la beauté intérieure des personnes qu’elle rencontrait. On ne peut penser à elle sans se souvenir de son profond respect pour tous les êtres vivants et à sa façon généreuse d’accueillir et de soutenir chacun dans son courage autant que sa détresse.

Elle laisse parmi nous un vide immense qui nous déchire, mais son souvenir continue de nous inspirer dans la recherche de l’excellence et de la pleine expression de nos talents. Sa bonté, sa tendresse et sa joie de vivre ont transformé l’existence d’un grand nombre de personnes qui lui restent reconnaissantes. Ceux qui ont partagé sa vie en sont sortis grandis.

 

 

Hommage…

… à  Serge Gainsbourg

avec quelques unes de ses citations les plus connues   …

«Si le Christ était mort sur une chaise électrique, tous les petits chrétiens porteraient une petite chaise en or autour du cou.»

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«Juif, c’est pas une religion ! Aucune religion ne fait pousser un nez comme ça !»
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«Doit-on dire un noir ou un homme de couleur. Tout ceci n’est pas clair.»
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«Le succès et la gloire ne nous griseront jamais que les tempes.»
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«Si j’avais à choisir entre une dernière femme et une dernière cigarette, je choisirais la cigarette : on la jette plus facilement !»

«Jeunes femmes et vieux messieurs Si elles sont fauchées quelle importance Jeunes femmes et vieux messieurs Du pognon ils en ont pour deux.»
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«Mieux vaut ne penser à rien Que ne pas penser du tout.»
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«Sais-tu ma petite fille pour la vie il n’est pas d’antidote.»
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«Qu’importe le temps Qu’emporte le vent Mieux vaut ton absence Que ton indifférence.»
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«La queue c’est féminin. Le con masculin. Question de chance.»

 

 

«Je composerai jusqu’a la décomposition.»
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«Les cigarillos ont cet avantage d’faire le vide autour de moi.»
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«L’amour est aveugle et sa canne est rose.»
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«On aime une femme pour ce qu’elle n’est pas ; on la quitte pour ce qu’elle est.»
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«Le masque tombe, l’homme reste, et le héros s’évanouit.»

«Dieu est un fumeur de havanes Je vois ses nuages gris Je sais qu’il fume même la nuit.»
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«Tu es faible tu es fourbe tu es fou Tu es froid tu es faux tu t’en fous.»
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«Caresses et coups de poing dans la gueule sont les pleins et les déliés de l’amour.»
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«On se souvient de rien, et puisqu’on oublie tout, rien c’est bien mieux que tout.»
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«Rendre l’âme ? D’accord, mais à qui ?»

«Si j’étais Dieu, je serais peut-être le seul à ne pas croire en moi.»

«La beauté est la seule vengeance des femmes.»
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«Je connais mes limites. C’est pourquoi je vais au-delà.»
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«L’homme a créé des dieux ; l’inverse reste à prouver.»
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«Jour après jour Les amours mortes N’en finissent pas de mourir.»

«Peut-on jamais savoir par où commence Et quand finit l’indifférence ?»
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«Quand on n’a pas ce que l’on aime Faut aimer ce que l’on a.»
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«Sait-on jamais Où va une femme Quand elle vous quitte Où elle s’en va Quand elle s’en va ?»
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«Mais qui sans amour Existe ?»
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«Faut savoir s’étendre Sans se répandre.»

«L’amour sans philosopher C’est comme le café Très vite passé.»
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«Coeur contre coeur le coeur bat plus vite Comme sous l’emprise de la peur.»
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«L’amour physique est sans issue.»
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«La mort a pour moi le visage d’une enfant Au regard transparent.»
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«Le soleil est rare Et le bonheur aussi L’amour s’égare Au long de la vie.»
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«Prendre les filles pour ce qu’elles ne sont pas Et les laisser pour ce qu’elles sont.»

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