Vous dire …

Vous exprimer ici combien je suis touchée,

Par vos visites, par vos messages, votre amitié…

Amitiés virtuelles, certes,

Mais que serait  la Vie sans ressentis,

Sans la chaleur des Mots que l’on échange ici…

Laissons ce vieil adage qui dit

Que  » loin des yeux loin du coeur »

Je ne veux m’en soucier,

Vous êtes mes Ailleurs…

Certains m’ont même offert

En cadeau leur visage

Sur ce grand livre Ami

Que l’on dit être d’Or

Entrer dans vos regards

C’est partager une  Âme…

Oui, Vous m’enrichissez!

Vous me communiquez vos goûts et vos pensées,

Vous me faites chercher pour vous intéresser,

Vous me faites créer, du rêve, de la beauté…

Et pour moi qui suis peintre , et que l’on dit poète,

Quelle opportunité!

Je voulais entre nous

Vous dire ces quelques mots…

Vous dire tout le bonheur de vous avoir trouvés …

Non que vous remplaciez les bonheurs de ma vie

Mais vous les complétez, je m’en trouve ravie.

Pour tout cela aujourd’hui,

Je veux vous dire

MERCI

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Chemin de vie …

Allez tranquillement

parmi le vacarme et la hâte

et souvenez-vous

de la paix qui peut exister dans le silence.
Sans aliénation,

vivez,

autant que possible en bons termes avec toutes les personnes.

Dites doucement et clairement votre vérité.

Ecoutez les autres,

même les simples d’esprit et les ignorants,

ils ont eux aussi leur histoire.

Evitez les individus bruyants et agressifs,

ils sont une vexation pour l’esprit.

Ne vous comparez avec personne :

il y a toujours plus grands et plus petits que vous.

Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.

Ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe.

Soyez vous-même.

Surtout,

n’affectez pas l’amitié.

Non plus ne soyez pas cynique en amour car,

il est,

en face de tout désenchantement,

aussi éternel que l’herbe.

Prenez avec bonté le conseil des années

en renonçant avec grâce à votre jeunesse.

Fortifiez une puissance d’esprit

pour vous protéger en cas de malheur soudain.

Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères.

De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

Au delà d’une discipline saine,

soyez doux avec vous-même.

Vous êtes un enfant de l’univers,

pas moins que les arbres et les étoiles.

Vous avez le droit d’être ici.

Et,

qu’il vous soit clair ou non,

l’univers se déroule sans doute comme il le devait.

Quels que soient vos travaux et vos rêves,

gardez dans le désarroi bruyant de la vie,

la paix de votre coeur.

Avec toutes ses perfidies et ses rêves brisés,

le monde est pourtant beau.

Tachez d’être heureux.

Max Ehrmann, 1927

 

Max Ehrmann (1872-1945) est un avocat, homme d’affaires et écrivain américain, principalement renommé pour son poème Desiderata qui a connu un destin particulier.

Né à Terre Haute, dans l’Indiana, Ehrmann était d’origine allemande ; ses parents avaient émigré de Bavière vers les États-Unis dans les années 1840. Il fait des études d’anglais à la DePauw University (diplômé en 1894), puis de philosophie et de droit à Harvard.

Il revient à sa ville natale de Terre Haute en 1898 pour exercer son métier, devenant notamment procureur de l’Etat dans le comté de Vigo. Il travaille ensuite dans l’entreprise familiale. A l’âge de 40 ans, toutefois, Ehrmann abandonne ces activités pour se consacrer à l’écriture. C’est en 1927 qu’il écrit Desiderata, un poème qui devait devenir célèbre bien après sa mort.

 

Maintenant regardez…

HOMME QUE FAIS-TU ?

Plein les yeux !

Un moment magnifique …

c’est

ICI

Pensées pour Toi

De la corne à la brume

Un navire dans l’écume

Un nuage sur le vent

L’avion défiant le temps

 .

Nous avons voyagé

Sans même le décider

Chercher un avenir

Pour avoir un mieux vivre

Et puis un jour partir

Avant que de mourir

 .

Des médailles et des primes

A quoi tout ça rime

On n’a pas oublié

Les traces d’un passé

Qu’on nous a imposé

Devenir l’étranger

L’être déraciné

 .

Tu as veillé nos nuits

Tremblée pour nos sorties

Tu as connu la guerre

Frôlant même la misère

A douze ans travailler

Juste pour avoir le pain

Pour assouvir la faim

 .

J’ai brûlé quelques nuits

Pour essayer l’oubli

De différentes passions

Aux multiples horizons

Le panel des couleurs à la même chaleur

Lorsque s’ouvrent les coeurs

 .

Les liras- tu mes lignes tout là haut dans le ciel 

Maman je t’aime

Tony


Pour toutes les Maman …

Toi qui m’as tout repris…

Toi qui m’as tout repris jusqu’au bonheur d’attendre,
Tu m’as laissé pourtant l’aliment d’un coeur tendre,
L’amour ! Et ma mémoire où se nourrit l’amour.
Je lui dois le passé ; c’est presque ton retour !
C’est là que tu m’entends, c’est là que je t’adore,
C’est là que sans fierté je me révèle encore.
Ma vie est dans ce rêve où tu ne fuis jamais ;
Il a ta voix, ta voix ! Tu sais si je l’aimais !
C’est là que je te plains ; car plus d’une blessure,
Plus d’une gloire éteinte a troublé, j’en suis sûre,
Ton coeur si généreux pour d’autres que pour moi :
Je t’ai senti gémir ; je pleurais avec toi !
.
Qui donc saura te plaindre au fond de ta retraite,
Quand le cri de ma mort ira frapper ton sein ?
Tu t’éveilleras seul dans la foule distraite,
Où des amis d’un jour s’entr’égare l’essaim ;
Tu n’y sentiras plus une âme palpitante
Au bruit de tes malheurs, de tes moindres revers.
Ta vie, après ma mort, sera moins éclatante ;
Une part de toi-même aura fui l’univers.
Il est doux d’être aimé ! Cette croyance intime
Donne à tout on ne sait quel air d’enchantement ;
L’infidèle est content des pleurs de sa victime ;
Et, fier, aux pieds d’une autre il en est plus charmant.
.
Mais je n’étouffe plus dans mon incertitude :
Nous mourrons désunis, n’est-ce pas ? Tu le veux !
Pour t’oublier, viens voir ! … qu’ai-je dit ? Vaine étude,
Où la nature apprend à surmonter ses cris,
Pour déguiser mon coeur, que m’avez-vous appris ?
La vérité s’élance à mes lèvres sincères ;
Sincère, elle t’appelle, et tu ne l’entends pas !
Ah ! Sans t’avoir troublé qu’elle meure tout bas !
Je ne sais point m’armer de froideurs mensongères :
Je sais fuir ; en fuyant on cache sa douleur,
Et la fatigue endort jusqu’au malheur.
.
Oui, plus que toi l’absence est douce aux cœurs fidèles :
Du temps qui nous effeuille elle amortit les ailes ;
Son voile a protégé l’ingrat qu’on veut chérir :
On ose aimer encore, on ne veut plus mourir.

Marceline Desbordes Valmore

La ronce

Pour me plaindre ou m’aimer je ne cherche personne ;
J’ai planté l’arbre amer dont la sève empoisonne.
Je savais, je devais savoir quel fruit affreux
Naît d’une ronce aride au piquant douloureux.
Je saigne. Je me tais. Je regarde sans larmes
Des yeux pour qui mes pleurs auraient de si doux charmes.
.
Dans le fond de mon coeur je renferme mon sort,
Et mon étonnement, et mes cris, et ma mort.
Oui ! Je veux bien mourir d’une flèche honteuse,
Mais sauvez-moi, mon Dieu ! De la pitié menteuse.
Oh ! La pitié qui ment ! Oh ! Les perfides bras
Valent moins qu’une tombe à l’abri des ingrats.

Marceline Desbordes Valmore

Sans l’oublier

Sans l’oublier, on peut fuir ce qu’on aime.
On peut bannir son nom de ses discours,
Et, de l’absence implorant le secours,
Se dérober à ce maître suprême,
Sans l’oublier !
.
Sans l’oublier, j’ai vu l’eau, dans sa course,
Porter au loin la vie à d’autres fleurs ;
Fuyant alors le gazon sans couleurs,
J’imitai l’eau fuyant loin de la source,
Sans l’oublier !
.
Sans oublier une voix triste et tendre,
Oh ! que de jours j’ai vus naître et finir !
Je la redoute encor dans l’avenir :
C’est une voix que l’on cesse d’entendre,
Sans l’oublier !

Marceline Desbordes Valmore

Une lettre de femme

Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire ;
J’écris pourtant,
Afin que dans mon coeur au loin tu puisses lire
Comme en partant.
.
Je ne tracerai rien qui ne soit dans toi-même
Beaucoup plus beau :
Mais le mot cent fois dit, venant de ce qu’on aime,
Semble nouveau.
.
Qu’il te porte au bonheur ! Moi, je reste à l’attendre,
Bien que, là-bas,
Je sens que je m’en vais, pour voir et pour entendre
Errer tes pas.
.
Ne te détourne point s’il passe une hirondelle
Par le chemin,
Car je crois que c’est moi qui passerai, fidèle,
Toucher ta main.
.
Tu t’en vas, tout s’en va ! Tout se met en voyage,
Lumière et fleurs,
Le bel été te suit, me laissant à l’orage,
Lourde de pleurs.
.
Mais si l’on ne vit plus que d’espoir et d’alarmes,
Cessant de voir,
Partageons pour le mieux : moi, je retiens les larmes,
Garde l’espoir.
.
Non, je ne voudrais pas, tant je te suis unie,
Te voir souffrir :
Souhaiter la douleur à sa moitié bénie,
C’est se haïr.

Marceline Desbordes Valmore

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