Quand il s’agit d’Aimer … (suite)

Où en étais-je …

Ha oui ! dans la phase

DU DEBUT,

si vous suivez bien …

Maintenant la phase

DU MILIEU

L’étape du milieu arrive lorsque les rapports de forces se modifient.

Il vous a conquise et estime que vous attendez de lui une certaine forme d’engagement. Pour la première fois dans le cours de la relation, il se trouve face à face avec son problème. Il se sent saturé de sentiments contradictoires.

Vous offrez ce qu’il désire mais, au lieu d’en être heureux, il souffre et croule sous le poids de sentiments ambigus.


Dès qu’il se trouve en votre présence, il est envahi par les premières bouffées d’angoisse provoquées par sa phobie.S’il ne la comprend pas, il peut rationaliser ses craintes et chercher en vous « la petite bête ».


Certains hommes sont ne proie à une panique intense. En tel cas, ce stade tourne cours et passe immédiatement à celui de la fin.


Chez d’autres, le stade du milieu se prolonge indéfiniment et rend la relation malheureuse pendant des années. Il place ainsi ses jalons destructeurs :

L’homme fait marche arrière, comme si quelques chose lui faisait peur. Il n’appelle plus souvent, n’a plus autant d’attentions.
Ses intentions, ses paroles, ses actes jadis sans ambigüité sont maintenant chargés de messages troubles.

Il s’arrange pour que certains aspects de sa vie- amis, famille, carrière- soient des zones cloisonnées dont il vous exclut sur des excuses des plus plausibles.

Il vous traite comme si votre importance s’était amoindrie et trouve toutes sortes d' »excuses pour se justifier.
Ses habitudes sexuelles changent et il peut, de manière subtile, se transformer en agresseur.

Il établit un strict emploi du temps où il prévoit les moments et les circonstances où il va condescendre à vous voir. On dirait qu’il a toujours quelque chose de plus important à faire.

Il écoute distraitement ce que vous dites et accorde de moins en moins d’attention à vos besoins.

Il encense vos qualités, dévouée, loyale, intelligente, compréhensive.Ces qualités d’un autre côté, l’insécurisent totalement.

Il vous découvre aussi maints défauts et cherche en vous des raisons pour que cela ne fonctionne plus entre vous.

Il sème peut-être des indices d’un intérêt ou d’une relation avec une autre femme ou une « ancienne ».
S’il fréquente vraiment une autre femme, il ment à son sujet ou diminue l’importance de cette liaison en continuant à vous assurer que vous êtes la personne la plus importante dans votre vie.

Il est de toute évidence torturé par ce dilemme et, lorsque vous menacez de le quitter, il promet de s’amender et se met parfois à pleurer.

Malgré tout ce qu’il peut dire, rien ne change.Il ne permet même pas que la relation puisse croitre ou progresser et refuse d’aborder le sujet.

La façon la plus imagée d’illustrer certes étape serait de dire que le phobique est en cavale. L’homme que vous avez connu n’existe plus. De Roméo, il s’est transformé en Houdini. Il s’est trop avancé et il le sait. Il est ravagé par des émotions contradictoires mais son impulsion la plus forte est de fuir.

Si tout a commencé trop vite, ce stade se matérialise dans les heures qui suivent. Nombre d’hommes préfèrent toutefois laisser à la femme l’odieux de la rupture et effilochent la fin jusqu’à ce que vous décidiez de passer à la séparation.

Jusque là, il dévoile ses intentions de bien des façons.

Son attitude à votre égard s’est transformée et il sème des indices très clairs sur sa sortie prochaine.
Il passe de moins en moins de temps avec vous et ne se donne même pas la peine de vous expliquer ses absences.
Il exige beaucoup d’espace et de souplesse dans l’aménagement de son emploi du temps.
Il oublie ses rendez-vous et modifie ses projets.
La plupart du temps il est maussade mais attribue son état à quelque facteur étranger à la relation.Il peut pousser la magnanimité jusqu’à vous confier que ce n’est pas à cause de vous.

Ses paroles continuent à vous rendre perplexe, car ses messages sont confus.Il passe du rejet brutal et de la tentative de culpabilisation aux câlineries et à l’approbation totale de vos actes.

Il évite toute activité sexuelle et attribue ce retrait à un surcroit de travail ou à son état général.
Il ne fait absolument rien pour améliorer votre relation et ne tient même pas à en parler.

Venons-en au DERNIER ACTE….

A ce stade, il essaye d’aménager élégamment sa sortie, mais ne sait trop comment s’y prendre.
Chaque fois que cela sera possible, il vous fera porter le blâme ou la responsabilité de la situation.L’état de confusion où il se trouve et son inaptitude à l’expliquer engendrent chez lui un comportement irrationnel qui vous porte à le croire en dépression. Il met un terme à sa liaison selon l’une l’une des trois modalités suivantes ou encore une combinaison de celles-ci :

Il PROVOQUE la rupture en faisant une grande scène de ménage ou en se conduisant d’une manière absolument ignoble;

Il SE RETIRE si totalement de votre vie (il peut parfois déménager) que la relation meurt d’elle-même;

Il S’ÉVANOUIT de votre vie (cesse d’appeler, ne répond plus aux coups de fil, ne donne plus signe de vie) de manière si malsaine qu’elle n’en est que plus destructrice.

Parfois l’éloignement suffit à apaiser le phobique. La réaction est morte et il n’a plus rien à craindre.Dans cet environnement peu menaçant, les sentiments qu’il éprouve encore peut-être pour vous peuvent refaire surface à loisir. Loin d’une situation qu’il considérait comme un piège, voilà que vous lui manquez!
Alors, il vous rappelle et, lorsque cela survient, le même vieux scénario est remis en scène.Une différence toutefois : tout se déroule beaucoup plus rapidement.

Nous avons toutes, hélas, connu ce genre de situation, mais beaucoup d’entre nous ne savent pas le cheminement de ces événements ……ne le comprennent pas …… et en souffre atrocement en faisant durer cette situation en impasse !

Alors, un bon conseil : FUYEZ VITE !!!!!

Il est facile de dire que les hommes sont des infirmes de l’amour parce qu’ils ont peur de s’engager. Il est plus difficile de comprendre pourquoi. Une femme détecte souvent le moment où son compagnon fuit l’engagement, mais cela ne l’aide ni à comprendre pourquoi,ni à corriger le défaut, ni à se protéger du comportement destructeur qui suivra.

Malheureusement dans ces situations, les femmes ont tendance à s’en rejeter le blâme lorsqu’elles essuient un échec.
Elles ressassent :
– J’ai été trop exigeante
– J’ai laissé notre liaison progresser trop rapidement
– J’ai été stupide de lui faire confiance
– Je me demande à quel moment je n’ai pas été à la hauteur

Généralement, elles se disent que si elles peuvent sécuriser leur compagnon en l’incitant à vivre dans une relation monogame, ses appréhensions vis à vis de l’engagement finiront par disparaitre.Afin de le faire se sentir à l’aise, elles se montrent plus affectueuses, et plus amoureuses. Elles redoublent de petits soins pour prouver qu’elles ne le rejettent pas.
Hélas!!! pour l’homme paralysé de peur, ces gestes bien intentionnés ont un effet diamétralement opposé à celui recherché. Le phobique les interprète comme de la manipulation pour le conquérir, comme une tentative de resserrer l’emprise. D’une manière ou d’une autre, vous ne réussirez qu’à le pousser plus sûrement vers la sortie.

Le fond du problème ne réside pas dans vos imperfections ni vos failles.
Vous pouvez maigrir, changer de situation, d’amis,remodeler votre corps et votre esprit de mille façons, le problème demeure car il ne réside pas dans les traits de votre personnalité ou dans vos caractéristiques physiques.

Votre compagnon ne réagit pas contre vous, mais contre l’acte de s’engager et, malgré tous vos efforts, ses craintes ne s’évanouiront pas..Redresser la situation commence par comprendre l’ampleur des craintes qu’il entretient.

Malheureusement, ces craintes ne disparaissent pas avec le temps ou l’affection. Cet homme n’a pas peur de l’amour mais de ce que l’amour représente; il n’a pas peur de vous, mais de ce que vous représentez. Cet homme a peur d’un mot : TOUJOURS

La peur de l’engagement peut provoquer une variété de symptômes déplaisants dont le principal est l’ANGOISSE
Si un homme est modérément phobique, les relations qu’il entretient avec vous, n’engendrent qu’un vague malaise et sa légère réaction d’anxiété se dissipe s’il prend ses distances sur le plan émotionnel.

Par contre, si la peur est intense, son angoisse s’aggrave et, à la seule idée de « s’aimer pour toujours », son cœur et son âme sont submergés par la terreur.


Mais rassurez-vous, Mesdames ….

Tous les hommes n’ont pas la phobie de l’engagement !

Et heureusement !!!

Il est dit dans les statistiques que c’est la particularité émotionnelle masculine

à (tout de même) 85%…

Alors j’espère que vous avez TOUTES trouvé votre bonheur

dans les 15% « non contaminés »

… rires …


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Essayez …. çà marche !

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un p’tit jeu ???

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Le_magicien

et aussi…

Le voyant

Amour … toujours

Quand le Coeur parle d’Amour…

Vous écrivez,

Rien que pour moi,

Jour après jour,

Le plus beau de tous les contes .

Vous me faites Princesse …

Vous m’offrez mon « rêve » …

Vous embellissez ma vie

D’émotions extrêmes,

D’une pureté troublante …

Soyez ce Prince jamais venu à moi …

Tel que vous êtes,

Je vous avais rêvé,

Sans même savoir que vous puissiez être …

J’aime

Votre visage racé votre regard expressif,

J’aime

Votre stature, votre prestance, votre dignité,

J’aime

Votre personnalité, votre assurance,

J’aime

Votre éducation, votre culture,

J’aime

Votre franchise, votre droiture,

J’aime

Votre attention, votre prévenance,

J’aime

Votre simplicité, votre générosité,

J’aime

Votre réserve, votre tact, votre délicatesse,

J’aime

Vos goûts, vos choix,

J’aime

Votre sensibilité, votre timidité,

J’aime

Votre sensualité,

J’aime

Votre langage, votre voix, vos mots,

J’aime

Votre douceur, votre rire,

J’aime

Votre courtoisie, votre romantisme,

J’aime

Votre intelligence, votre malice,

J’aime

Vos retenues , vos débordements,

J’aime

Votre audace, votre ambition…

J’aime

Ce que je ne connais pas de vous,

J’aime

Ce que je vais connaître de vous,

J’aime

Vous dire que je vous aime …

http://www.copyrightdepot.com/cd17/00049441.htm

 

Oraisons mauvaises

Que tes mains soient bénies, car elles sont impures !
Elles ont des péchés cachés à toutes les jointures ;
Leur peau blanche s’est trempée dans l’odeur âpre des caresses
Secrètes, parmi l’ombre blanche où rampent les caresses,
Et l’opale prisonnière qui se meurt à ton doigt,
C’est le dernier soupir de Jésus sur la croix.

Que tes yeux soient bénis, car ils sont homicides !
Ils sont pleins de fantômes et pleins de chrysalides,
Comme dans l’eau fanée, bleue au fond des grottes vertes,
On voit dormir des fleurs qui sont des bêtes vertes,
Et ce douloureux saphir d’amertume et d’effroi,
C’est le dernier regard de Jésus sur la croix.

Que tes seins soient bénis, car ils sont sacrilèges !
Ils se sont mis tout nus, comme un printanier florilège,
Fleuri pour la caresse et la moisson des lèvres et des mains,
Fleurs du bord de la route, bonnes à toutes les mains,
Et l’hyacinthe qui rêve là, avec un air triste de roi,
C’est le dernier amour de Jésus sur la croix.

Que ton ventre soit béni, car il est infertile !
Il est beau comme une terre de désolation ; le style
De la herse n’y hersa qu’une glèbe rouge et rebelle,
La fleur mûre n’y sema qu’une graine rebelle,
Et la topaze ardente qui frissonne sur ce palais de joie,
C’est le dernier désir de Jésus sur la croix.

Que ta bouche soit bénie, car elle est adultère !
Elle a le goût des roses nouvelles et le goût de la vieille terre,
Elle a sucé les sucs obscurs des fleurs et des roseaux ;
Quand elle parle on entend comme un bruit perfide de roseaux,
Et ce rubis cruel tout sanglant et tout froid,
C’est la dernière blessure de Jésus sur la croix.

Que tes pieds soient bénis, car ils sont déshonnêtes !
Ils ont chaussé les mules des lupanars et des temples en fête,
Ils ont mis leurs talons sourds sur l’épaule des pauvres,
Ils ont marché sur les plus purs, sur les plus doux, sur les plus pauvres,
Et la bouche d’améthyste qui tend ta jarretière de soie,
C’est le dernier frisson de Jésus sur la croix.

Que ton âme soit bénie, car elle est corrompue !
Fière émeraude tombée sur le pavé des rues,
Son orgueil s’est mêlé aux odeurs de la boue,
Et je viens d’écraser dans la glorieuse boue,
Sur le pavé des rues, qui est un chemin de croix,
La dernière pensée de Jésus sur la croix.

Rémy de Gourmont

Rémy de Gourmont

Remy de Gourmont, né au manoir de la Motte à Bazoches-au-Houlme, près d’Argentan (Orne), le 4 avril 1858 et mort à Paris le 27 septembre 1915, est un écrivain français, à la fois romancier, journaliste et critique d’art, proche des symbolistes.

Remy de Gourmont est issu d’une ancienne famille originaire du Cotentin, dont une branche s’est établie à Paris au XVIe siècle pour y fonder une maison d’édition qui publia des livres et surtout de nombreuses estampes et gravures. Il est le fils du comte Auguste-Marie de Gourmont et de la comtesse, née Mathilde de Montfort.

En 1866, la famille s’installe au manoir du Mesnil-Villeman, près de Villedieu (Manche). Remy de Gourmont est interne au lycée de Coutances de 1868 à 1876. C’est un excellent élève, même si on lui trouve trop d’imagination.

En 1876, il s’installe à Caen, 46 rue Écuyère, et entreprend des études de Droit. Ayant obtenu en 1879 son diplôme de bachelier en droit, il s’installe à Paris, d’abord rue Richer, puis peu après 41 rue d’Hauteville.

En novembre 1881, il obtient un emploi d’attaché à la Bibliothèque nationale. Il commence à collaborer à des périodiques catholiques tels que Le Monde ou Le Contemporain.

Entre 1882 et 1886, il publie divers ouvrages de vulgarisation historique mais c’est avec un roman, Merlette (1886), dont l’action est située dans le pays de son enfance, entre Villedieu et Avranches, qu’il fait véritablement ses débuts littéraires ; l’ouvrage est accueilli avec indifférence.

En cette même année 1886, Remy de Gourmont, qui s’était jusqu’alors surtout intéressé à l’histoire et à la littérature ancienne, découvre les nouvelles recherches esthétiques de son temps à travers la revue La Vogue de Gustave Kahn.

Il fait également la connaissance de Berthe de Courrière, modèle et légataire universelle du sculpteur Auguste Clésinger, sur lequel elle commande une étude au jeune auteur qui ne tarde pas à devenir son amant. Elle lui inspire des lettres passionnées, rédigées au long de l’année 1887 et qui seront publiées à titre posthume sous le titre Lettres à Sixtine (1921). Il s’installe chez elle, 71 rue des Saints-Pères, et y vivra jusqu’à sa mort en 1915.

Berthe de Courrière restera toujours dévouée à Remy de Gourmont. Elle inspire son roman Sixtine (1890), qui s’accorde parfaitement avec la sensibilité multiple de son temps, et qu’il dédie à Villiers de l’Isle-Adam, dont il a fait la connaissance à la Bibliothèque nationale et qui est devenu son ami.

À la même époque, il se lie avec Joris-Karl Huysmans, qui sera le dédicataire du Latin mystique (1892) et s’inspirera de Berthe de Courrière dans son roman Là-bas, et fréquente les lundis de Stéphane Mallarmé, rue de Rome.

En 1889, Remy de Gourmont est, avec Alfred Vallette, Louis Dumur, Ernest Raynaud, Jules Renard, Albert Samain, au nombre des fondateurs du Mercure de France, auquel il collaborera pendant vingt-cinq ans. Cette collaboration marquera profondément la personnalité de la revue, à laquelle le nom de Gourmont reste indissolublement lié. En avril 1891, il y publie un article intitulé « Le Joujou Patriotisme » dans lequel il soutient que les affinités artistiques et culturelles profondes entre la France et l’Allemagne, qui devraient amener un rapprochement des deux pays, sont contrariées par les passions nationalistes ; le ton dédaigneux de l’article – davantage sans doute que la thèse elle-même – suscite une polémique qui lui vaut d’être révoqué de la Bibliothèque nationale et lui ferme les colonnes de la majeure partie de la grande presse, malgré les efforts de son défenseur Octave Mirbeau, qui parvient tout de même à le faire entrer au Journal.

Vers la même époque, Gourmont est atteint par une forme de lupus dont la progression ne peut être enrayée que par des cautérisations extrêmement douloureuses, qui le défigurent et donnent à son visage un aspect insoutenable. Profondément atteint, il reste longtemps cloîtré chez lui et lorsqu’il se remet à en sortir, ce n’est que pour passer dans les bureaux du Mercure, rue de Condé et, une fois par an, pour quelques semaines de vacances à Coutances.

Pour lui, désormais, n’existent plus que le travail et les livres. Il publie, quasi-exclusivement au Mercure de France, une œuvre vaste et abondante, composée de romans, de pièces de théâtre, de recueils de poésie et surtout d’essais qui témoignent d’une profonde érudition.

En 1910, il rencontre Natalie Clifford Barney. Elle lui inspire une vive passion qui s’exhale dans les Lettres à l’Amazone, publiées en 1914. Avec elle il accepte de sortir à nouveau et fait même un petit voyage en Normandie.

Mais l’ataxie locomotrice qui l’atteint depuis plusieurs années mine sa santé. La Première Guerre mondiale le plonge dans un profond abattement, ses amis partis pour la plupart pour le Front, « Le Mercure » est fermé pendant un an. Sa maladie empire, il marche de plus en plus difficilement. Il publie encore quelques articles dans des journaux comme La France et La Dépêche de Toulouse.

« Nous avons été ensuite tous les trois (avec Mme de Brimont et Nathalie Clifford Barney) chez Rémy de Gourmont, rue des Saints-Pères, tout en haut d’un petit escalier où l’écrivain habite un modeste appartement uniquement rempli de livres. Je ne l’avais pas revu depuis 1892 ! Vêtu d’une robe qui avait l’air d’une bure, il ressemblait à un vieux capucin qui porte binocle mais un capucin studieux et avec cela boitant un peu et bégayant toujours. Il parle peu, trop peu et on ne se douterait guère qu’il soit l’auteur de tant d’articles et de livres sur tous les sujets (…) sur Huysmans : « il était d’une affreuse méchanceté » m’a dit en souriant Gourmont. Comme je lui parlais de son costume (il) reprit : « Toutes les robes de chambre ressemblent à des robes monacales ». »

— Abbé Arthur Mugnier, Journal, 10 mai 1915 (Mercure de France, 1985, p. 287)

.

Il meurt d’une congestion cérébrale le 27 septembre 1915 et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise dans le tombeau de Clésinger.

Berthe de Courrière hérite de tous les manuscrits et de la bibliothèque de l’écrivain, qu’elle transmet au frère de celui-ci, Jean de Gourmont, lorsqu’elle meurt à son tour moins d’un an plus tard. Celui-ci s’attachera, pendant près de dix ans, à publier de nombreux inédits.

Poèmes

  • Litanies de la rose, Mercure de France, 1892.
  • Fleurs de jadis, Monnoyer imprimeur, 1893.
  • Hiéroglyphes, Mercure de France, 1894
  • Les Saintes du Paradis, images de G. d’Espagnat, Mercure de France, 1899.
  • Oraisons mauvaises, Mercure de France, 1900.
  • Simone, poème champêtre, Mercure de France, 1901.
  • Divertissements. Poèmes en vers, Crès, 1912.
  • Poésies inédites. Paris, François Bernouard, 1921.
  • Rimes retrouvées, Éditions du Fourneau, 1979.
  • L’Odeur des jacynthes, Éditions de la Différence, coll. « Orphée », anthologie poétique présentée par M. Houellebecq, 1991.

Romans et contes

  • Merlette, roman, Plon-Nourrit, 1886.
  • Sixtine, roman de la vie cérébrale, Albert Savine, 1890.
  • Le Fantôme, avec 2 lithographies d’Henry de Groux, 1893.
  • Le Château singulier, Mercure de France, 1894.
  • Proses moroses, contes, Mercure de France, 1894.
  • Histoire tragique de la princesse Phénissa, Mercure de France, 1894.
  • Histoires magiques, Mercure de France, 1894.
  • Le Pèlerin du silence, contes et nouvelles, Mercure de France, 1896.
  • Phocas, avec 3 dessins de Remy de Gourmont, collection de l’Ymagier, 1895.
  • Les Chevaux de Diomède, roman, Mercure de France, 1897.
  • D’un pays lointain. Miracles. Visages de femmes. Anecdotes, Mercure de France, 1898.
  • Le Songe d’une femme. Roman familier, roman, Mercure de France, 1899.
  • Une nuit au Luxembourg, roman, Mercure de France, 1906.
  • Un cœur virginal, roman. Couverture de Georges d’Espagnat. Paris, Mercure de France, 1907.
  • Couleurs, contes nouveaux suivi de Choses anciennes. Paris, Mercure de France, 1908.
  • Lettres d’un satyre. Paris, Crès, coll. « Les Maîtres du livre », 1913. Frontispice de Vibert.
  • Lettres à l’Amazone, frontispice de Vibert, Crès, 1914.
  • Monsieur Croquant, Crès, 1918. Réédité en annexe d’Esthétique de la langue française par les éditions Ivrea en 1995.
  • La Patience de Grisélidis. Illustrations de P. A. Moras. Paris, Éditions du Sagittaire, 1920.
  • Lettres à Sixtine. Mercure de France, 1921.
  • Le Vase magique. Paris, Le Divan, 1923.
  • Fin de promenade et trois autres contes. Paris, À l’enseigne de la Porte étroite, 1925.
  • Le Désarroi, roman, Éditions du Clown Lyrique, 2006. (écrit en 1899)

Théâtre

  • Lilith, Essais d’Art Libre, 1892.
  • Théodat, Mercure de France, 1893.
  • Le Vieux Roi, Mercure de France, 1897.
  • L’Ombre d’une femme, pièce en un acte et en prose, Champion, 1923.

Vanessa Mae…

Pour accompagner la pluie …

Oraisons mauvaises

Que tes mains soient bénies, car elles sont impures !
Elles ont des péchés cachés à toutes les jointures ;
Leur peau blanche s’est trempée dans l’odeur âpre des caresses
Secrètes, parmi l’ombre blanche où rampent les caresses,
Et l’opale prisonnière qui se meurt à ton doigt,
C’est le dernier soupir de Jésus sur la croix.

Que tes yeux soient bénis, car ils sont homicides !
Ils sont pleins de fantômes et pleins de chrysalides,
Comme dans l’eau fanée, bleue au fond des grottes vertes,
On voit dormir des fleurs qui sont des bêtes vertes,
Et ce douloureux saphir d’amertume et d’effroi,
C’est le dernier regard de Jésus sur la croix.

Que tes seins soient bénis, car ils sont sacrilèges !
Ils se sont mis tout nus, comme un printanier florilège,
Fleuri pour la caresse et la moisson des lèvres et des mains,
Fleurs du bord de la route, bonnes à toutes les mains,
Et l’hyacinthe qui rêve là, avec un air triste de roi,
C’est le dernier amour de Jésus sur la croix.

Que ton ventre soit béni, car il est infertile !
Il est beau comme une terre de désolation ; le style
De la herse n’y hersa qu’une glèbe rouge et rebelle,
La fleur mûre n’y sema qu’une graine rebelle,
Et la topaze ardente qui frissonne sur ce palais de joie,
C’est le dernier désir de Jésus sur la croix.

Que ta bouche soit bénie, car elle est adultère !
Elle a le goût des roses nouvelles et le goût de la vieille terre,
Elle a sucé les sucs obscurs des fleurs et des roseaux ;
Quand elle parle on entend comme un bruit perfide de roseaux,
Et ce rubis cruel tout sanglant et tout froid,
C’est la dernière blessure de Jésus sur la croix.

Que tes pieds soient bénis, car ils sont déshonnêtes !
Ils ont chaussé les mules des lupanars et des temples en fête,
Ils ont mis leurs talons sourds sur l’épaule des pauvres,
Ils ont marché sur les plus purs, sur les plus doux, sur les plus pauvres,
Et la bouche d’améthyste qui tend ta jarretière de soie,
C’est le dernier frisson de Jésus sur la croix.

Que ton âme soit bénie, car elle est corrompue !
Fière émeraude tombée sur le pavé des rues,
Son orgueil s’est mêlé aux odeurs de la boue,
Et je viens d’écraser dans la glorieuse boue,
Sur le pavé des rues, qui est un chemin de croix,
La dernière pensée de Jésus sur la croix.

Rémy de Gourmont

Symphonie en bleu…

Après mes toiles rouges …quelques  bleues

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Un Bijou de Texte … drôle

 

Au  Père Spicace,

Un  grand malheur est arrivé à l’abbaye et j’ai la  pénible mission de vous en faire  part.

Mardi  soir,pendant que

l’abbé Nédictine

donnait les  dernières grâces,

l’abbé  Quille

perdit  l’équilibre dans l’escalier

et tomba inanimé  dans les bras du

Père Iscope.

Les  révérends pères,en perdant

l’abbé Quille,

perdaient leur seul soutien.


Un  seul restait joyeux :

le père Fide.


Quant  à

l’abbé Tise,

il n’y comprenait rien.

Il aurait  bien voulu que

le saint Plet

l’aide à comprendre

ce qui s’était passé mais rien n’y fit.

Après  l’accident de

l’abbé Quille,

on alla chercher

le  Père Manganate

et

le Père Itoine,

les deux  médecins de l’abbaye.

Ils  pensaient ranimer le malheureux

mais leurs  efforts furent vains

et celui-ci décéda peu  après.

Le  lendemain fut donc célébré son enterrement.

Chacun fut appelé à  l’abbaye

par les  célèbres cloches du

Père Sonnage.


La  messe fût dite sur une musique

de l’abbé Thoven.


Le  père Ocquet

fut chargé du sermon

et comme il n’y  avait pas de chaire,

il monta sur les épaules

du  Père Choir.


A  la fin de l’homélie,

le Père Cepteur

fit la  quête et remit les dons ainsi

recueillis à notre  frère africain,

l’abbé  N’Pé.

Après  la messe,

une grande discussion s’engagea

pour  le transport de la bière :

l’abbé Canne et  l’abbé Trave

voulaient passer par les  champs.


Le  Père Clus

s’y opposa.


L’abbé  Casse

en fut enchanté.


Le Père San

avec sa tête de turc

ne voulait rien  entendre.


Le  Père Vers

et

le Père Nicieux

semaient le doute  dans les esprits.


Finalement  on décida que,

comme à l’accoutumée,

l’abbé  Taillière

serait chargé du transport du corps du  défunt.


Devant  la tombe creusée par

le Père Forateur

et en  l’absence

du Père Missionnaire,

l’abbé Nédiction

donna l’absolution.


Le  Père Venche

et

l’abbé Gonia

avaient joliment  fleuri la tombe.


Celle-ci  fût recouverte d’une belle pierre tombale

préparée par

l’abbé Tonneuse.


Sur  le chemin du retour,

le spectacle fut  déchirant.


Le  Père Pendiculaire

était plié en deux de douleur  et de chagrin.

L’abbé  Vitré

était lui aussi plein de larmes.


La  Mère Cédés ,

invitée pour l’occasion,

fermait la  marche

en compagnie du frère

du Père  Igord.


A  l’arrivée,

le Père Sil

et

l’abbé Chamelle

préparèrent le repas

tout en consultant les  livres culinaires du

saint Doux.


Le  Père Nod

et

le Père Collateur

servirent à boire

et chacun pût se remettre de ses émotions.

Signé  : L’abbé BICI  

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